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Spectre (Sam Mendes)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Spectre (Sam Mendes)

Rien de bien nouveau pour ce nouvel opus de la saga Bond, qui puise ici son inspiration dans son histoire (la clinique alpine d’Au service secret de sa majesté, par exemple). Un peu moins dépressif que dans les derniers épisodes, l’agent britannique manie davantage l’humour. Il n’en reste cependant pas moins extrêmement austère et terriblement sérieux dans son costume si étriqué que ses boutons, toujours sur le point de céder à la pression de son "corps exagérément musclé", pourraient devenir des armes…

La séquence introductive, qui n’est pas sans évoquer, avec beaucoup plus de moyens, l’ambiance du défilé de carnaval de Vivre et laisser mourir, est assez maladroitement filmée, notamment lors du combat dans l’hélicoptère, où l’éclairage, assez peu réaliste, laisse deviner l’écran vert derrière les deux protagonistes. Évidemment, on sait que la scène est bourrée d’effets spéciaux. Mais ceux-ci ne donnent à aucun moment l’illusion de la réalité.

Le générique qui s’ensuit, visuellement assez kitsch, illustré musicalement par une composition de Sam Smith des plus banales, ne marquera pas les esprits.

La suite est assez longue. Trop longue… Quelle est cette manie de dilater l’action, dans des films où, justement, ce qui compte, c’est le rythme ?

Le rôle de Monica Bellucci est sans grand intérêt. L’actrice ne semble être là que pour permettre un détour par Rome et, surtout, apparaître en guêpière sur le lit de Bond. Ce n’est pas désagréable, mais bon…

Christoph Waltz est un méchant très méchant, très très puissant, très très très connecté, il contrôle toutes les informations du monde, mais se fait avoir par une montre explosive, comme aurait pu en utiliser Sean Connery en 1962… Histoire de dire que la technologie ne remplacera jamais le travail des hommes sur le terrain ? C’est un peu court…

Restent quelques cascades spectaculaires, Léa Seydoux, dont je ne suis pas un grand fan, mais que je trouve ici convaincante, et la magnifique photographie – lorsque les infographistes ne sont pas aux commandes – du génial Hoyte van Hoytema, ainsi qu'une petite réflexion sur les dérives possibles des politiques sécuritaires...

Much ado about nothing…

Reconnaissons cependant une sorte de cohérence psychologique et historique à ce cycle, incarné par Daniel Craig. Je m'interroge même sur les suites à donner à cet épisode... Comme si Spectre achevait la saga...

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