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Knight of Cups (Terrence Malick)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Knight of Cups (Terrence Malick)

Nouvelle errance existentielle pour Malick. La technique est toujours là, hypnotique, fascinante. Mais elle ne pare plus que le vide, l’insignifiant. A l’image de Sofia Coppola (on voit d’ailleurs, à l’occasion d’une courte séquence, une sorte de Marie-Antoinette arpentant une allée de studio), l’auteur de La ligne rouge s’intéresse ici à la vacuité de la vie des riches résidents d’Hollywood. De nombreux plans de piscines, des chiens de race (parfois, eux aussi, dans une piscine), quelques gogo-danseuses, des filles plus ou moins dénudées (voire complètement), jeunes, très jeunes, même, surtout blondes (Imogen Poots, Allison Ott, Nicky Whelan, Isabel Lucas, Tara Beaulieu, Madeleine Wade, Christie Beran, Halle Arbaugh, Mena Lovin…), de nombreux avions traversant le ciel, des hélicoptères également, des intérieurs d’une vulgarité sans nom, beaucoup de Champagne, des stars (nombreuses !), des monologues plus décousus que jamais, l’océan, des couchers de soleil, un sculpteur sur glace… Voilà à quoi se résume ce film. Ou à peu près.

Malick s’est toujours intéressé à l’histoire de l’Amérique : Les moissons du ciel, La ligne rouge, Le nouveau monde… Ici : Hollywood. Mais il donnait à cette histoire une dimension universelle, en dotant ses personnages d’une âme, en sorte que chaque humain pouvait se sentir concerner par son propos. Là, ce ne sont plus que des coquilles vides, des fantômes. Impossible de ressentir de l’empathie pour eux. On les regarde avec autant d’intérêt que s’il s’agissait de poissons rouges tournant dans un bocal.

Knight of Cups offre la confirmation d’un auteur devenu nombriliste, se répétant à l’infini, au point de se parodier… Un effet de sa Palme d’Or ? Triste… Où est la grâce ?

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