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Je vous souhaite d’être follement aimée (Ounie Lecomte)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Je vous souhaite d’être follement aimée (Ounie Lecomte)

Au premier abord, le récit peut sembler reposer sur un improbable hasard : la rencontre fortuite entre une mère et sa fille abandonnée, qui la recherche. Et puis les mots d’André Breton (auquel le film doit son titre), slamés par Grand Corps Malade sur le générique de fin, m’ont rappelé qu’il n’y a pas de hasard : « Ma toute petite enfant […] vous saurez alors que tout hasard a été rigoureusement exclu de votre venue, que celle-ci s’est produite à l'heure même où elle devait se produire, ni plus tôt ni plus tard ».

Ounie Lecomte et sa coscénariste Agnès de Sacy ont la belle idée d’organiser cette rencontre à travers des séances de kinésithérapie, où la fille découvre sa mère - dont elle ignore longtemps l’identité - par le touché et des étreintes qui, si elles soignent d’abord le corps, apaiseront aussi, et surtout, les âmes blessées. Il émane de ces gestes une douceur qui nimbe tout le film…

On signalera encore la grâce lumineuse de Céline Sallette, comme toujours parfaite, et les belles compositions d’Ibrahim Maalouf, qui contribuent également à faire de ce film une œuvre peut-être pas inoubliable, mais délicate et sensible.

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