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Les délices de Tokyo (Naomi Kawase)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Les délices de Tokyo (Naomi Kawase)

Naomi Kawase s’attache ici à rendre palpable la beauté de notre monde, dans sa simplicité, dans ses manifestations en apparence les plus insignifiantes, les plus fragiles, et pourtant si essentielles par leur singularité.

Elle joue à la fois sur notre vue, grâce à une caméra caressante, sensible aux moindres palpitations de la vie, et sur notre ouïe, fondant harmonieusement le bruissement soyeux des fleurs de cerisiers, les pépiements d’un canari avide de liberté ou le frémissement de haricots rouges en train de confire lentement dans une bassine de cuivre. « La marque constante de la sagesse est de voir le miraculeux dans le banal » notait Ralph Waldo Emerson dans Nature. En ce sens, ce nouvel opus de la cinéaste japonaise est d’une profonde sagesse et illustre parfaitement la philosophie de son héroïne, Tokue : « Nous sommes nés pour regarder et écouter ce monde », dit-elle au seuil de la mort.

La cuisine se fait ici leçon de vie. Elle est à la fois synonyme de respect – pour les aliments utilisés, dont il convient de se représenter le parcours, du champ à l’assiette, pour en obtenir le meilleur – et d’attitude face au destin. « Et même si nous n’avons pas réussi notre vie, nous pouvons trouver un sens à notre existence », relève Tokue. La réalisation de la pâte An a donner une raison d’être à cette femme reléguée au début de l’adolescence dans une léproserie, au cœur de la forêt – d’ailleurs, ce milieu où elle a grandi et vécu n’est sans doute pas pour rien dans son approche transcendantaliste du monde.

L’auteur de Still the water propose également un éloge de la marginalité, qu’elle oppose à la fade standardisation de notre société. Les deux héros sont des proscrits. Pour autant, ils vont s’élever mutuellement et, en dépit de leurs difformités (physiques pour l’une, morales pour l’autre), parviendront à l’excellence. Une excellence cependant empreinte d’humilité, non pas d’arrogance, les deux allant souvent de pair, aujourd’hui…

Comme dans tous les films de Kawase, l’histoire se déploie selon un rythme apaisé, même si en arrière-plan, à l’occasion de brefs inserts (des trains lancés à pleine vitesse dans un décor urbain impersonnel), la réalisatrice nous rappelle l’agitation un peu vaine d’une époque semblant impatiente de se consumer. Cette mesure est à l’image de la cuisine de Tokue. Et l’on peut affirmer que Les délices de Tokyo sont au frénétisme dominant du cinéma contemporain, industriel tout autant que formaté (tant il paraît désormais empêtré dans des produits dérivés d’œuvres originales), ce que la recette de la pâte An est au fast-food : un mets délicat et raffiné, propre à ravir le gourmet-cinéphile.

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Birdman (Alejandro González Iñárritu)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Birdman (Alejandro González Iñárritu)

Séance de rattrapage dans le cadre du festival Télérama.

Un propos intéressant sur ce qu’est devenu Hollywood aujourd’hui (une machine à fabriquer des produits dérivés). Une réflexion également captivante sur le métier d’acteur, la célébrité, sur le rôle des critiques, les limites et frustrations de ces derniers, la notion de prise de risque. Michael Keaton est juste. Le rôle se prêtait au cabotinage, à l’autodérision outrée. Il connait parfaitement les limites à ne pas franchir.

Il est donc regrettable que la mise en scène d’Iñárritu ne soit pas au diapason de cette simplicité, de cette réserve. Comme toujours, le cinéaste mexicain se croit obligé d’épater la galerie, afin de satisfaire le goût prononcé des jeunes cinéphiles pour le clinquant facile. Hier, cela passait par les puzzles scénaristiques d’Arriaga. Aujourd’hui, ce penchant s'exprime par la virtuosité aussi factice que vaine d’un long plan-séquence – un procédé pour moi antinomique du cinéma, qui est un art reposant sur le montage. Factice, car, contrairement à L’arche russe de Sokourov, il s’agit d’un faux plan-séquence. Vain, parce qu’il n’apporte rien au film, si ce n’est un détournement d’attention du spectateur, dont le regard est rapidement accaparé par la recherche des failles – nombreuses – susceptibles de révéler l’imposture.

Bien sûr, j’entends déjà l’antienne du labyrinthe mental, dont cette technique serait la traduction visuelle – un argument d’autant plus fort, pour certains, que le motif du tapis des loges fait écho à celui de Shining. La différence entre Kubrick et ceux qui s’en réclament (ou lui font références), c’est que sa maîtrise n’était pas ostentatoire : entièrement au service de l’histoire, elle était à peine perceptible. Elle se fondait dans le décor. Aujourd’hui, Iñárritu, mais aussi Villeneuve, Nolan ou Fincher, nous la jettent à la face, comme pour nous dire : « Voyez comme nous sommes talentueux ! ». Il en ressort une impression d’autosatisfaction, de leur part, assez irritante.

Birdman ne manque pas de qualités, même s’il m’a paru assez bavard (l’influence de Tarantino, qui a exactement le même âge qu’Iñárritu ?). Je trouve néanmoins ce film très surévalué.

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Danish girl (Tom Hooper)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Danish girl (Tom Hooper)

Si j’étais Serges Kaganski, l'inénarrable critique des Inrocks, je dirais que ce film est légèrement « encaustiqué » (voir mes critiques de Mr. Turner et Carol). Mais je ne le suis pas. Cependant, le décorum très pictural de Danish girl – un peu moins dans la seconde partie – est tout de même too much. Tout est trop « composé » pour ne pas paraître excessivement artificiel et figer les émotions. Tout comme l’interprétation d’Eddie Redmayne, qui relève plus de la performance à Oscar que de l’incarnation.

De ce fait, ce récit – considérablement simplifié par rapport à l’histoire véritable de Lili Elbe, qui subit en réalité plusieurs opérations, dont une greffe d’utérus, aux conséquences fatales, et à laquelle le roi du Danemark accorda un changement d’identité – est incapable de susciter autre chose qu’un ennui poli. Une belle scène, toutefois, celle où Einar Wegener assiste à un show érotique, et mime les gestes, reflétés sur la vitre derrière laquelle il se trouve, de la jeune femme s’offrant à son regard.

Danish girl n’est pas à proprement parlé un film médiocre. Beaucoup de talents sont réunis ici. Mais il manque d’âme.

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J’avancerai vers toi avec les yeux d’un sourd (Lætitia Carton)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

J’avancerai vers toi avec les yeux d’un sourd (Lætitia Carton)

Un beau documentaire sur le monde des sourds, dont l’ambition est de jeter un pont avec celui des entendants.

Qu’on ne s’offusque pas du mot sourd. L’hypocrisie moderne lui préfère le terme aseptisé de malentendant. Mais Lætitia Carton n’hésite pas à l’utiliser. De fait, il n’a rien de honteux, et la réalité qu’il décrit non plus. Appeler les choses par leur nom est déjà une reconnaissance de celles-ci…

La cinéaste nous fait découvrir dans ce film la belle langue des signes, étonnamment riche et expressive, car mettant en jeu aussi bien les mains que l’ensemble du corps. Elle impose à l’autre une plus grande attention du regard, bien plus que ne l’exigent les mots, et de ce fait donne lieu à des échanges beaucoup plus intenses. Cette langue est infiniment cinématographique, tant la gestuelle et les expressions de celui ou celle qui la pratique évoquent l’art des acteurs du muet.

Lætitia Carton met également l’accent sur les obstacles rencontrés pour l’apprendre – elle fut interdite en Europe pendant prés d’un siècle, au profit de la méthode oraliste – en raison du manque de structures, du peu d’empressement du monde de l’enseignement à appliquer la loi de 2005 (qui introduit cette langue dans le code de l’Éducation nationale) et, plus encore, des pressions d’un milieu médical majoritairement favorable aux solutions de réparation (implant cochléaire), en dépit de leurs résultats parfois imparfaits…

Ce documentaire est aussi émouvant par sa dimension très personnelle, puisque prenant la forme d’une lettre à un ami de la réalisatrice, décédé il y a une dizaine d’années.

Bref, une œuvre sensible, offrant une ouverture salutaire sur un « pays » – pour reprendre l’expression de l’auteur – où ce que nous, entendants, qualifions de « handicap », est perçu de la part des sourds comme une culture. Comme disait Victor Hugo, cité par Lætitia Carton : « Qu'importe la surdité de l'oreille quand l'esprit entend ? La seule surdité, la vrai surdité, la surdité incurable, c'est celle de l'intelligence ».

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Paranoia Park (Bruno Mercier)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Paranoia Park (Bruno Mercier)

Un genre peu pratiqué en France : un thriller filmé presque en temps réel (six heures de tournage aux Buttes-Chaumont, plus trois heures dans l'appartement du réalisateur), façon found footage. Quelques idées de scénario intéressantes, une conclusion en deux temps, un peu bancal, comme si Bruno Mercier n’avait pas su vraiment choisir. L’ensemble, s’il procure un relatif sentiment d’oppression, n’en est pas moins assez artisanal dans sa mise en œuvre. Mais l’auteur fait preuve d’une vraie passion pour le cinéma et n’hésite pas à prendre des risques, rendant sa démarche, en dépit de ses insuffisances, qu’il admet lui-même, sympathique.

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Carol (Todd Haynes)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Carol (Todd Haynes)

L’auteur de Far from heaven évoque ici la passion amoureuse de deux femmes que tout devrait éloigner, la condition sociale, l’âge et le tempérament, dans l’Amérique des années 1950.

Cette liaison est évoquée ici avec beaucoup de sensibilité et de fièvre (l’une n’excluant pas l’autre), en dépit de la froideur des apparences. Il suffit, pour s’en convaincre, de citer le dernier plan, d’une beauté et d’une sensualité bouleversantes : un échange de regards, de sourires, entre les deux actrices, suffit à susciter le trouble. Serge Kaganski des Inrocks compare Carol à La vie d’Adèle, pour regretter la trop grande sagesse du premier, à laquelle il préfère « le torrent de lave érotique » du film de Kechiche. Remarque d’une stupidité affligeante – mais rien ne m’étonne de sa part… Comme si tous les films ayant pour thème une relation lesbienne devaient proposer le même cadre de représentations ! Comme si un abîme ne séparait pas l’Amérique de Truman et la France des années 2010 sur le plan du comportement sexuel…

Todd Haynes offre un éblouissant écrin visuel à cette histoire, grâce à la photographie au grain vibrant d’Edward Lachman (chef opérateur régulier du cinéaste américain), qui s’inspire ici tout autant de l’œuvre d’Edward Hopper que de celle du grand Saul Leiter, avec un rendu évanescent, prodigieusement mélancolique, que renforce encore la déchirante partition de Carter Burwell.

Bien sûr, les qualités esthétiques de Carol sont un autre motif de rejet du sieur Kaganski. Lorsque j’avais chroniqué Mr. Turner, j’avais souligné son intolérance aux reconstitutions soignées. Ainsi écrivait-il à propos du film de Mike Leigh : « Biopic pictural dans toute sa splendeur encaustiquée ». L’argument a tout d’une antienne lancinante, tant il revient fréquemment sous sa plume. Il déprécie en effet dans des termes très proches Leopardi (Mario Martone) : « On doit aussi en passer par […] tous les écueils répertoriés du film en costumes : chandelles, mobilier et vêtures d’époque, encaustique passéiste ». Pour L’autre Dumas, il soulignait de la même façon : « Safy Nebbou ne parvient pas à échapper totalement à ce cinéma encaustiqué, figé par le décorum et la noblesse culturelle de son sujet ». Jane Campion se vit adressée le même reproche imbécile à la sortie de Bright star : « Ça sent presque l’encaustique et le spectateur est prié de chausser les patins ». En remontant plus loin encore dans le passé, on constate que le raisonnement est toujours le même : « Tout semble ici charmant et léger, certes, mais trop ludique ou encaustiqué dans le décorum pour captiver ou concerner en profondeur », écrivait-il au sujet du Parfum de la dame en noir. On le voit, Kaganski fait un usage abusif d’encaustique ! Carol n’est évidemment pas épargné, puisque, là encore, le critique ressort la cire : « Carol est plastiquement splendide. Trop sans doute. Car il s’agit d’une splendeur sous cloche, figée dans l’encaustique ». Bref…

Un mot encore, sur les deux actrices, sans lesquelles le film ne serait sans doute pas animé d’une âme aussi ardente. Cate Blanchett est, comme à son habitude, parfaite. Mais Rooney Mara étonne, exprimant à la fois une grâce fragile – on songe à Audrey Hepburn, et ce n’est pas rien ! – et la détermination.

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Creed : l'héritage de Rocky Balboa (Ryan Coogler)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Creed : l'héritage de Rocky Balboa (Ryan Coogler)

Beaucoup de situations et de dialogues convenus dans ce spin-off de Rocky. Pourtant, ce film dégage une certaine puissance, grâce a des scènes de combat filmées de main de maître par Ryan Coogler et, surtout, l’interprétation de Michael B. Jordan. Stallone se fait paternel. Cela ne lui va pas si mal, au-delà du cabotinage. Bref, un honnête divertissement. Dommage, seulement, de ne pas mettre les talents déployés ici au service d’une œuvre originale. Mais c’est le Hollywood d’aujourd’hui : un arbre encore vigoureux, s’élançant toujours plus haut grâce à ses racines, mais dont les nouveaux rameaux portent des fruits de moins en moins savoureux. Cependant, comme on a fait de nous des consommateurs peu exigeants, on se contente aisément de ces produits bien calibrés, bien colorés, à l'image de ce que l'on nous sert sur les étals de produits frais des hypermarchés...

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Les innocentes (Anne Fontaine)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Les innocentes (Anne Fontaine)

L’auteure de Gemma Bovery nous plonge ici dans les ruines de la Pologne, au lendemain de la Deuxième guerre mondiale. S’inspirant du journal de Madeleine Pauliac, jeune médecin de la Croix-Rouge ayant officié dans ce pays, en décembre 1945, elle nous raconte l’histoire de Bénédictines violées par des soldats de l’Armée rouge. Un sujet lourd, que la réalisatrice a su traiter sans emphase émotionnelle, en prenant une certaine distance par rapport à son sujet, usant notamment avec mesure des effets musicaux (essentiellement limités aux chants grégoriens rythmant la vie monastique) et permettant à Vincent Macaigne d’exprimer sa fantaisie empreinte de tendresse.

Anne Fontaine évoque avec beaucoup de pudeur et de dignité ces femmes confrontées, de façon inattendue et violente, à leur féminité, à leur corps. Chacune de ses héroïnes fera face à la situation à sa manière. Certaines répondront par le déni, d’autre vivront leur maternité subie comme un appel à un retour à la vie extérieur…

Les innocentes met en scène des religieuses. Il symbolise cependant le drame de toutes les femmes ayant connu le traumatisme d’un viol, un sujet auquel fait douloureusement écho l’actualité…

Le propos ne se limite toutefois pas au martyr enduré par cette communauté. Avec beaucoup d’intelligence, il n’élude pas la question de la Shoah, et l’attitude des Polonais, en particulier Catholiques, pendant la guerre.

Visuellement, ce film est porté par la subtile photographie de Caroline Champetier, qui fit ses premières armes, excusez du peu, aux côtés de Godard, Akerman, Doillon, Rivette, Jacquot, et qui officia, plus récemment, sur le tournage des Hommes et des Dieux et plusieurs films de Carax. Elle compose ici une lumière à la fois vibrante, pour les extérieurs dans la neige, et tout en clairs-obscurs, dans le style de Georges de La Tour, pour les intérieurs.

Lou de Laâge fait montre d’une grande maturité dans son rôle. Mais on retiendra surtout les interprétations des actrices polonaises, impressionnantes, spécialement Agata Buzek et Agata Kulesza.

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Je vous souhaite d’être follement aimée (Ounie Lecomte)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Je vous souhaite d’être follement aimée (Ounie Lecomte)

Au premier abord, le récit peut sembler reposer sur un improbable hasard : la rencontre fortuite entre une mère et sa fille abandonnée, qui la recherche. Et puis les mots d’André Breton (auquel le film doit son titre), slamés par Grand Corps Malade sur le générique de fin, m’ont rappelé qu’il n’y a pas de hasard : « Ma toute petite enfant […] vous saurez alors que tout hasard a été rigoureusement exclu de votre venue, que celle-ci s’est produite à l'heure même où elle devait se produire, ni plus tôt ni plus tard ».

Ounie Lecomte et sa coscénariste Agnès de Sacy ont la belle idée d’organiser cette rencontre à travers des séances de kinésithérapie, où la fille découvre sa mère - dont elle ignore longtemps l’identité - par le touché et des étreintes qui, si elles soignent d’abord le corps, apaiseront aussi, et surtout, les âmes blessées. Il émane de ces gestes une douceur qui nimbe tout le film…

On signalera encore la grâce lumineuse de Céline Sallette, comme toujours parfaite, et les belles compositions d’Ibrahim Maalouf, qui contribuent également à faire de ce film une œuvre peut-être pas inoubliable, mais délicate et sensible.

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The big short : le casse du siècle (Adam McKay)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

The big short : le casse du siècle (Adam McKay)

Un thriller didactique sur la crise des prêts hypothécaires, qui nous éclaire sur cet immense scandale, dont les principaux responsables ne furent guère inquiétés. La mise en scène ne manque ni d’originalité, sous ses faux airs de documentaire, ni d’humour, avec les apartés des acteurs à l’adresse des spectateurs… Le tout est porté par d’excellents interprètes, Christian Bale en tête, malgré sa tendance naturelle à surjouer. L’ensemble aurait cependant mérité un traitement plus resserré, d’autant que le sujet, très technique, reste souvent abscons, en dépit des explications…

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Le goût des merveilles (Eric Besnard)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Le goût des merveilles (Eric Besnard)

Une comédie romantique agréable, genre peu abordé par le cinéma français, qui préfère le rire bien gras… Le goût des merveilles n’est certes pas un film majeur, mais le jeu des acteurs (Virginie Efira et Benjamin Lavernhe forment un couple sympathique), la photographie lumineuse de Philippe Guilbert, les paysages de la Drôme distillent une légèreté bien venue.

Un divertissement honorable, donc, qu’on n’attendait pas de la part du réalisateur de 600 kilos d'or pur…

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Mes coups de cœur cinéma 2015...

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Mes coups de cœur cinéma 2015...

Il faudrait aussi ajouter Summer d'Alanté Kavaïté, Muche loved de Nabil Ayouch, Ni le ciel ni la terre de Clément Cogitore, Miss Hokusai de Keiichi Hara, Crimson Peak de Guillermo del Toro ou encore La belle saison de Catherine Corsini...

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