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127 heures (127 hours)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

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Synopsis
 
Un samedi d’avril 2003, Aron Ralston (James Franco) part en randonnée dans le parc national de Canyonlands, près de Moab, dans l'Utah. Sur son parcours, il rencontre deux jeunes femmes égarées, Megan (Amber Tamblyn) et Kristi (Kate Mara), qu’il remet sur le bon chemin. Puis il s’engage seul dans le Blue John canyon. C’est là, dans l’un des passages les plus étroits de la gorge, qu’il est surpris par la chute d’un rocher, qui emprisonne son bras droit contre la paroi. Le voilà pris au piège, menacé de déshydratation et d’hypothermie… 
 
Fiche technique127-heures---Affiche.jpg
 
Film américain, britannique
Année de production : 2010
Durée : 1h34
Réalisation : Danny Boyle
Scénario : Danny Boyle, Simon Beaufoy
Avec James Franco (Aron Ralston), Kate Mara (Kristi), Amber Tamblyn (Megan), Clémence Poésy (Rana), John Lawrence (Brian)... 
 

 
Critique
 
127 heures est une expérience de cinéma dont on sort vidé. En raison d’abord de la formidable énergie de la mise en scène de Danny Boyle. Bien sûr, certains trouveront sa virtuosité un brin tape-à-l’œil. Je trouve pour ma part que ses excès stylistiques illustrent à merveille la quête de sensations quasi frénétique de son héros. 
 
Ensuite, parce que le cinéaste parvient à nous faire ressentir viscéralement l’intensité des épreuves vécues par le jeune homme. La perte de repère que son patchwork d’images et de sons génère chez le spectateur suggère en effet remarquablement l’altération progressive de lucidité d’Aron. A cet égard, on peut saluer ici le travail des deux directeurs de la photographie, Anthony Dod Mantle et Enrique Chediak, des habitués d’univers un peu barrés, puisqu’on leur doit respectivement Antichrist et Rabia. 
 
127-heures-2.jpg 
Mais pour faire saisir au public la dimension intérieure de cette histoire, il fallait un acteur à la hauteur. James Franco se révèle digne du défi qui lui est proposé, offrant dans 127 heures ce qui est sans doute sa prestation la plus bluffante à ce jour. Ce n’était pourtant pas aisé de susciter l’empathie avec un tel rôle. Et comme Jeff Bridges dans True grit, Franco me fait reconsidérer la performance de Colin Firth dans Le discours d’un roi. Car, au-delà du travail sur le bégaiement, il m’apparaît plus facile d’émouvoir en incarnant un homme guidé par le seul désir de surmonté son handicap et de servir son peuple dans une période troublée, qu’en interprétant un personnage aussi égoïste et irresponsable -du moins avant son accident- qu’Aron Ralston. 
 
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Je comprends que, par ses choix artistiques, son propos, son personnage, ce film en ait agacé plus d'un. Cependant, si on dépasse les simples questions de forme, il me semble que 127 heures, par sa mise en abîme d’un homme perdu dans une nature indomptable, n’est finalement pas très éloigné d’Into the wild, que beaucoup ont encensé… 
 
Ma note - 3/5 

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