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A l'aveugle

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

A l'aveugle 1
 
Synopsis
 
Le cadavre mutilé d’une jeune femme est retrouvé à son domicile. Pas d’effraction, pas de témoin : le crime est parfait. L’enquête est confiée au commandant Lassalle (Jacques Gamblin), un flic expérimenté et solitaire, détruit par la mort de sa femme. Alors que d’autres meurtres tout aussi sanglants sont perpétrés, Lassalle est intrigué par la personnalité d’un aveugle, Narvik (Lambert Wilson). Mais l’alibi du suspect est plausible et son infirmité le met hors de cause. Un étrange duel, telle une partie d’échecs, s’engage alors entre les deux hommes... 
 
Fiche techniqueA l'aveugle - Affiche
 
Film français
Année de production : 2012
Durée : 1h34
Réalisation : Xavier Palud
Scénario : Eric Besnard 
Image : Michel Amathieu
Avec Jacques Gamblin (Le commandant Lassalle), Lambert Wilson (Narvik), Raphaëlle Agogué (Héloïse), Arnaud Cosson (Vermulen)...  
 

 
Critique
 
Après Ils et The eye, coréalisés avec David Moreau, Xavier Palud poursuit son aventure de cinéaste en solo. N’abandonnant pas pour autant le film de genre, il s’attaque cette fois au thriller. Sans grande réussite. Le coup du flic dépressif et vaguement alcoolique, suite à la mort d’un proche dans un accident de voiture dont il se croit responsable, c’est du déjà vu (les policiers conduisent-ils si mal en France ?). Olivier Marchal nous a fait le coup avec MR73. Reconnaissons quand même que Jacques Gamblin propose ici une prestation plus sobre -si je peux dire !- que Daniel Auteuil. 
 
Le pitch d’A l’aveugle était pourtant séduisant, cependant Palud -Palourde ?- gâche très vite son idée en n’entretenant pas longtemps le mystère autour de la culpabilité de Narvik. Désolé pour le spoiler. Mais après tout, l’affiche n’annonce-t-elle pas la couleur : Au royaume des tueurs les aveugles sont rois (c’est d’un fin…) ? Le spectateur n’a plus à se mettre sous la dent que les motivations du meurtrier, assez abracadabrantesques (complot militaire, trafic d’armes…).

A l'aveugle 2
Une fois la question de l’identité du tueur réglée, l’histoire –signée du talentueux Éric Besnard, auteur, entre autres, des inénarrables scénarios de 600 kg d’or pur, L’Italien, L’antidote…- se déroule avec une certaine mollesse, et ne suscite plus qu’un intérêt distrait. Si ce n’est un vague sourire lorsque l’on aperçoit à l’écran le joli minois de Raphaëlle Agogué. Reste le travail du chef opérateur, Michel Amathieu, dont la photographie saturée de gris et de bleu est plutôt réussie.
 
Une chose est certaine, ce n’est pas A l’aveugle qui permettra de redresser les comptes de la société de Luc Besson, EuropaCorp, dont les responsables annonçaient en juillet dernier un résultat opérationnel très déficitaire : La dégradation des ventes internationales a fortement impacté le résultat de l’exercice 2010/11 (Arthur 3 représentant près de 60 % de la perte globale), le solde des pertes étant lié à des éléments non récurrents. Le groupe a en effet mis en œuvre au cours de l’exercice d’importantes actions correctives. Cette politique a fortement pesé sur la marge opérationnelle, qui s’établit à –16,5 M€ sur l’exercice, et sur les frais généraux, passés de 22,2 M€ en 2009/10 à 27,6 M€ pour l’exercice 2010/11. [...] Le résultat opérationnel de l’exercice s’établit ainsi à –47,4 M€ contre –16,2 M€ en 2009/10. J’étais seul, mercredi, dans la salle où ce film était projeté. Un jour de sortie…
 A l'aveugle 3
 
A noter qu’A l'aveugle a vu -oh le jeu de mot !- le jour dans le cadre du projet participatif We are producteurs, qui permet à tout un chacun de prendre part aux différentes étapes d'élaboration d’un film : écriture du scénario, options de réalisation et choix du casting. En voyant ce pur ratage, je serais tenté d'affirmer qu'il faut laisser l’avenir du cinéma aux professionnels... si ce n'était pas un peu excessif...

Pour remercier les internautes qui ont collaboré à ce projet, Besson s’est fendu d’une lettre, dans laquelle il observe : Maintenant vous pouvez dire : je sais ce que c’est que produire un film ! C’est jamais facile, toujours palpitant et surtout le sentiment de faire. Bien ou mal, mais faire. Quel que soit le succès du film, il restera une phrase, un plan, un frisson dont on se souviendra encore, dans de nombreuses années. Le faire est donc plus important que le résultat artistique. Toute la philosophie de Besson est dans ces lignes sidérantes !
 
 Ma note - 1/5

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palilia 09/03/2012 17:53

moi c'est le côté fait divers qui me gêne : y en a tellement en ce moment que ça fait froid dans le dos. Mais dans le cadre des festivals, y a plein de blogueurs qui vont voir même de mauvais
films, t'as bien le droit d'aller en voir un mauvais de temps en temps. Dommage, j'aime bien Lambert Wilson. Bon, je faisais mon "tour" Christophe comme tu dis : ça m'a fait rire, je trouvais que
l'autre phrase allait bien aussi. Bises

CHRISTOPHE LEFEVRE 10/03/2012 00:23



C'est pour cela que je ne participe plus aux festivals ! Mais c'est vrai qu'on peut aussi aller voir de mauvais films. Après tout, si je ne faisais que des critiques de films que j'ai aimés, je
mattrai des 5/5 à chaque, et cela n'aurait plus d'intérêt... Merci d'avoir fait ton "trou"



Bob Morane 09/03/2012 14:09

Je m'y suis fais chi... mais chi... tellement tout est téléphoné. genre le film amateur de débutant en herbe. Tout est nul !

CHRISTOPHE LEFEVRE 09/03/2012 14:11



On est d'accord. Je crois être gentil avec 1,5/5... Je vais peut-être baisser ma note...



mymp 09/03/2012 12:23

Hey, moi j'ai une question ! Mais POURQUOI as-tu été voir ce truc qui sentait la daube à des kilomètres alors que d'autres films magnifiques sont en salles (Oslo, Elena..) ? C'est si mort
cinématographiquement que ça, à Dijon ? :)

CHRISTOPHE LEFEVRE 09/03/2012 14:06



Heu, et c'est toi qui me dit ça ? C'est pas toi qui est allé voir Transformers ? Pourquoi, parce que Oslo est dans un cinéma qui est un peu loin de chez moi, et que compte tenu de mon rythme de
vie en ce moment, il faut que j'aie le temps d'y aller. A l'aveugle avait le mérite de passer pas très loin de chez moi... Oslo, je vais essayer d'y aller, mais les horaires des films à Dijon ne
sont pas toujours simples. L'Eldorado, où passent les films dont tu parles, possède seulement trois salles, et diffuse une dizaine de film, donc certains jours, les titres dont tu parles passent
parfois à 14 h ou 16 h seulement. Et puis, j'ai des soucis au genou, hors comme je vais dans ce cinéma à pieds, et que j'ai 40 mn de marche pour l'aller et le retour, je préfère voir au plus
près... En plus, c'est un vieux cinéma, avec de vieux fauteuils très inconfortables. Et mon problème au genou me cause aussi des douleurs lombaires, donc je sais qu'en y allant, je vais être
bloqué toute la nuit... Et puis, c'est vrai que je suis plus intéressé en ce moment par le cinéma de patrimoine, donc je fais peu d'effort sur les nouveautés...