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Actualité DVD - Blu-ray (février 2012)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

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La collection Les introuvables de Wild Side -commercialisée uniquement par la Fnac- vient de s’enrichir de trois nouveaux titres assez rares. Tout d’abord Désirs humains de Fritz Lang (1954). Inédit en vidéo, ce drame social est un des grands classiques de l’auteur de Metropolis. Inspiré de La bête humaine de Renoir (1938), lui-même adapté du roman éponyme de Zola, ce bijou de réalisation met en scène Glenn Ford, Gloria Grahame et Broderick Crawford. Lang et son scénariste, Alfred Hayes (Païsa, Le démon s'éveille la nuit, La main gauche du Seigneur…) ont transposé le sujet dans un décor américain, après la guerre de Corée.

Ce film bénéficie de la très belle photographie de Burnett Guffey, qui débuta sa carrière sur The courtship of Myles Standish de Frederick Sullivan etThe iron horse de John Ford. Par la suite, il collabora à de très grands films, comme Le mouchard (Ford), J’ai le droit de vivre (Lang), Correspond 17 (Hitchcock), Lady Hamilton (Korda), Tant qu’il y aura des hommes (Zinnemann) ou, plus tard, Bonnie and Clyde (Penn), ces deux derniers lui ayant valu l’Oscar de la meilleure photographie. Pleins de bonnes raisons, donc, de découvrir cette œuvre, par ailleurs accompagnée d’un entretien avec Bernard Eisenschitz, La loi des désirs.
 

 

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  La valse dans l'ombre, Mervyn LeRoy (1940)

   
Le deuxième titre est La valse dans l’ombre de Mervyn LeRoy, une merveille de réalisation sublimée par le travail cu chef opérateur Joseph Ruttenberg (quatre fois oscarisé, pour Toute la ville danse, Madame Miniver, Marqué par la haine et Gigi). Ce trésor, inspiré de la pièce de théâtre de Robert Sherwood, Waterloo Bridge, est proposé avec la première adaptation de James Whale, réalisée en 1931, avec Mae Clarke et Douglass Montgomery dans les rôles principaux. Autre bonus, Waterloo Bridge : un pont entre deux rêves, une analyse signée Olivier-René Veillon.
 

 

Le dernier film est Femme de feu d’André de Toth (1947), un cinéaste que l’éditeur a la bonne idée de réhabiliter (voir La chevauchée des bannis). Il signe ici son premier western et dirige au passage son épouse d’alors (il fut marié sept fois !), Veronica Lake, dans le rôle d’une lady manipulatrice qui entraîne dans son sillage des cowboys aussi intéressés par son décolleté que par son combat pour sa liberté. La légende affirme que John Ford, occupé à la réalisation de La poursuite infernale, suggéra le nom d'André de Toth à la production. Comme pour les deux premiers titre, la photographie est de toute beauté. On la doit à Russell Harlan (Les croisades, La rivière rouge, La captive aux yeux clairs, La vie passionnée de Vincent van Gogh, Rio Bravo…). En complément figure un passionnant entretien avec Bertrand Tavernier, Western noir pour femme de feu.

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Tietie007 25/08/2012 14:25

Ford et de Toth, les deux borgnes d'Hollywood.

dasola 16/03/2012 16:32

Bonjour Christophe, je me suis fait plaisir, je les ai acheté, je n'ai plus qu'à les voir. C'est bien de revenir aux classiques et vive le DVD. Bonne après-midi.
.

CHRISTOPHE LEFEVRE 16/03/2012 19:33



Je les ai aussi... Je te signale une opération à la Fance, en relation avec Wild Side : 3 DVD, 20 euros. Et dans la sélection, il y a trois splendides coffrets : Le magicien d'Oz, Autant en
emporte le vent et Casablanca. Trois éditions extrêmement complètes, qui valaient à la base 30 à 40 euros pièces...