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Bilan 2011

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Melancholia.jpg

 

Tout le monde l’attendait ! Enfin, presque… Voici donc le panorama des films que j’ai aimés en 2011. Un bon cru, selon moi. En tous cas supérieur à 2010. Est-ce lié au fait que l’ami Nolan n’a pas pollué nos écrans cette année (spéciale dédicace à Gabriel !) ? Je ne dirai rien sur ce qui m’a déçu, irrité, ennuyé. Je préfère être positif, ne retenir que le meilleur. On relèvera quand même dans ma liste la présence d’un seul film asiatique. En 2010, ils étaient quatre : Poetry, Lola, The housemaid et Breathless… A noter que si j’élargissais ma liste, il y aurait de la place pour Carnage, A dangerous method, La guerre est déclarée, The murderer, Black Swan ou encore La balade de l'impossible. Essential killing, de Jerzy Skolimowski, pourrait également y figurer, mais je n’ai pas pu le chroniquer (à cause des dysfonctionnements d’AlloCiné). Mon regret : ne pas avoir vu Le cheval de Turin. Mais il est annoncé pour début février à Dijon… Côté acteur, je retiens deux belles révélations féminines : Elle Fanning (Somewhere et Super 8) et Jennifer Lawrence (Winter’s bone et Le complexe du castor). Bonne année 2012 à tous !

 

1---Melancholia.jpgMelancholia - N’en déplaise à ses détracteurs, Lars von Trier nous livre une nouvelle fois une œuvre d’une sidérante beauté et d’une rare intelligence. Thomas Vinterberg, l’auteur de Festen, a dit à son propos : Comment faire un film après ça ? Une remarque que je suis tenté de faire mienne.

 

 

 

2---L-apollonide.jpgL’Apollonide : souvenirs de la maison close - Un des films les plus ardemment féministes qu’il m’ait été donné de voir. Si la chair des femmes y ait blessée, souillée, humiliée, c’est pour mieux en clamer la beauté, le mystère, mais aussi pour dénoncer la domination exercée par les hommes sur elle.

 

 

 

3---Hara-kiri.JPG Hara-kiri : vie et mort d’un samouraï - Miike livre une œuvre aussi réussie sur le plan narratif que visuel. Chaque plan, très épuré, est composé avec une rigueur quasiment picturale. Ici, le style devient métaphore d’une société certes raffinée, mais sclérosée par ses traditions et ses codes. Un drame rouge sang.

 

 

 

4---Drive.jpgDrive - Une œuvre virtuose, qui transcende les codes du film d’action. Après Le guerrier silencieux, Refn s’affirme comme un très très grand du cinéma contemporain.

 

 

 

 

 

5---La-derniere-piste.jpgLa dernière piste - Une œuvre déroutante par la sécheresse de son propos et de sa mise en scène, mais sublime et magnifiquement portée par Michelle Williams, dont les choix audacieux -et judicieux- en font l’une des comédiennes américaines les plus attachantes de sa génération.

 

 

Winter’s bone - Ce second long métrage de Debra Granik nous offre une peinture de l’Amérique des laissés-pour-compte dont la noirceur oppressante a quelque chose de terrifiant. Avec un tel sujet, le risque était grand de basculer dans le sordide. Mais par sa photographie crépusculaire, par la grâce de Jennifer Lawrence, Winter’s bone trouve son équilibre entre naturalisme et poésie. Une œuvre belle et intense, dans la lignée du cinéma des frères Dardenne.

       

Habemus Papam - Nanni Moretti a l’intelligence de trouver un juste équilibre entre grotesque et gravité, évitant ainsi de tomber dans une charge trop lourde contre l’institution vaticane. Un beau portrait et un interprète en état de grâce.

 

Balada triste - Récit enragé et engagé, Balada triste est une réussite tant visuelle que thématique, qui marque une sorte d’accomplissement pour son auteur, Alex de la Iglesia. On aimerait que le cinéma français aborde d’une manière aussi frontale et audacieuse notre histoire.

 

Hugo Cabret - Avec cette adaptation d’un classique de la littérature enfantine signé Brian Selznick, Scorsese nous propose un somptueux livre d’images et un vibrant hommage à son art. Une splendeur.

 

Une séparation - Une œuvre dense et parfaitement maîtrisée, dans la lignée d’A propos d’Elly, du même auteur. Ce récit gagne cependant en densité, car il met en scène non plus un seul milieu, mais deux, que tout opposent. En sorte que la séparation annoncée dans le titre est moins celle d’un homme et d’une femme -même si celle-ci a lieu dès la première scène- que le signe d’une fracture entre les différentes composantes de la société iranienne.

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Sébastien 14/01/2012 00:24

Nous sommes d'accord pour Melancholia, Drive, La dernière piste, L'Apollonide et Hugo Cabret. Je regrette de ne pas avoir vu Winter's bone et Le cheval de Turin cette année, et je m'étonne de voir
Miike figurer dans ton top 10, mais n'ayant pas vu son Hara Kiri, je ne peux me prononcer...

Jérémy 05/01/2012 18:37

Bon, il faut que j'aille voir 'Melancholia', c'est ça ? :D

CHRISTOPHE LEFEVRE 05/01/2012 19:34



Oui ! Ceci dit, le DVD est sorti mardi !



Marcozeblog 04/01/2012 23:09

Tous ces films que je n'ai pas vu et qui aurait pu figurer également dans mon top. Pourquoi Habemus Papam est là et pas Black Swan ? LOL

CHRISTOPHE LEFEVRE 04/01/2012 23:20



Black Swan aurait pu y être. C'était limite. Mais j'ai beaucoup aimé la performance de Piccoli dans Habemus papam. Et puis, avec le recule, je trouve un petit côté ostentatoire à Black swan.



pierreAfeu 04/01/2012 21:11

Je découvre avec surprise davantage de points communs que j'aurais pu le penser : Melancholia, Habemus papam, Hugo Cabret, Une séparation. Je n'ai pas vu la dernière piste, et suis plus mitigé sur
les autres films cités (L'Apollonide, Winter's bone et Drive notamment), mais rien que je ne rejette. Et puis, nous avons en commun de ne pas avoir aimé We need to talk about Kevin, mais sans doute
pas pour les mêmes raisons...

CHRISTOPHE LEFEVRE 04/01/2012 21:15



Comme tu dis... pas pour les mêmes raisons



Antoine 03/01/2012 17:44

Je t'adresse tous mes voeux pour cette année 2012 et je pense que nous aurons quelques films en commun dans nos bilans respectifs. Pas vu Melancholia, un regret parmi d'autres.

CHRISTOPHE LEFEVRE 03/01/2012 18:47



Merci. meilleurs voeux également... Tu as loupé Melancholia ? Incroyable