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Dream house

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

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Synopsis

 

Editeur à succès, Will Atenton (Daniel Craig) quitte son emploi à New York pour déménager avec sa femme, Libby (Rachel Weisz) et ses enfants dans une ville pittoresque de Nouvelle Angleterre. En s’installant, ils découvrent que leur maison de rêve a été le théâtre du meurtre d’une mère et de ses deux enfants. Toute la ville pense que l’auteur n’est autre que le père, qui a survécu aux siens…

 

Fiche techniqueDream-house---Affiche.jpg

 

Film américain

Année de production : 2011

Durée : 1h31

Réalisation : Jim Sheridan 

Scénario : David Loucka 

Image : Caleb Deschanel 

Avec Daniel Craig (Will Atenton), Naomi Watts (Ann Patterson), Rachel Weisz (Libby), Elias Koteas (Boyce), Marton Csokas (Jack Patterson)... 

 


 

Critique 

 

Ce thriller psychologique a été très fraichement accueilli –c’est un euphémisme- par la critique. Il faut bien avouer que cette histoire n’est pas d’une folle originalité : un couple récemment installé dans une nouvelle maison se retrouve bientôt confronté à d’étranges phénomènes. Autour de ce sujet, on peut citer, rien que pour cette année, The silent house, Insidious, Derrière les murs. Les deux premiers n’ont pas laissé dans mon esprit une trace indélébile, si ce n’est, pour le deuxième, le craquant minois de Rose Byrne. Ici, le spectateur masculin n’est pas mal servi non plus, puisqu’il a droit, pour le prix d’une place, à Rachel Weisz et Naomi Watts…

 

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Il est vrai également qu’on a connu Jim Sheridan plus inspiré. A sa décharge, on doit signaler qu’il n’est pas vraiment aidé par le scénario imaginé par l'obscur David Loucka. L’intérêt d’un film à twists, c’est que ceux-ci soient suffisamment bluffants pour nous donner envie à la fin de la projection de remonter mentalement le fil du récit, afin de déterminer à quel moment on s’est laissé abuser et de vérifier si tous les éléments sont cohérents. M Night Shyamalan nous a offert un modèle avec Sixième sens. On ne retrouve pas ici cette virtuosité narrative. Les rebondissements sont très vite éventés. La faute peut-être à Shutter Island, qui nous donne pas mal de pistes quant au profil psychologique du personnage incarné par Daniel Craig. Et les explications sont parfois un peu capillotractées (voir celle donnée par le psychiatre sur la construction du nom de Will). 

 

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Dream house n’est cependant pas aussi infâmant que certains se plaisent à le dire. L’auteur d’Au nom du père ne manque pas de talent, même si l’orientation prise par sa carrière est aujourd’hui un peu décevante. Son équipe technique est par ailleurs solide. Le travail de Caleb Deschanel -directeur de la photographie de L’étoffe des héros, The patriot : le chemin de la liberté ou encore de La passion du Christ- est d’excellente facture. Il a su créer une ambiance assez intrigante, en particulier grâce au contraste entre les scènes extérieures, essentiellement nocturnes et hivernales, et les intérieurs, éclairés de lumières chaudes. Entre les deux, les fenêtres, très présentes, forment une sorte d'interface mentale entre la réalité et le monde fantasmé par Will. Givrées ou couvertes de buée, elles sont pour moi comme le symbole de ses désordres psychologiques… 

 

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Côté interprétation, Rachel Weisz et Naomi Watts sont parfaites, même si la seconde est un peu sous-employée. Rachel Weisz excelle dans ce type de rôle empreint de douceur maternelle. Daniel Craig est en revanche moins à l'aise. C’est un acteur physique, pas un cérébral. Aussi peine-t-il à rendre sensibles (et crédibles) les tourments de son personnage. 

 

Dream house est évidemment très loin de rivaliser avec Shining, le chef-d’œuvre absolu du genre. Mais ce n’est pas non plus un honteux navet. A voir, pour son casting en tétons… Heu ! en béton (merci Nicolas de m’avoir suggéré ce délicat jeu de mots)… 

 

 Ma note - 2/5

Commenter cet article

ffred 07/10/2011 19:57


En gros on est d'accord même si je suis un peu plus sévère. On en a déjà parlé par ailleurs...


CHRISTOPHE LEFEVRE 07/10/2011 20:37



Exact. Et moi, je suis un peu généreux. Et tu sais à cause de qui !