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L'agence (The adjustment bureau)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

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Synopsis 
 
David Norris (Matt Damon), homme politique au parcours brillant, brigue un siège au Sénat. Les sondages lui donnent une confortable avance sur son adversaire. Cependant, un malheureux incident renverse brutalement le rapport de force. Le triomphe annoncé se transforme le jour des élections en défaite cuisante. Malgré sa déception, David doit s’adresser à ses partisans. Mais alors qu’il répète le discours que lui a préparé son équipe de campagne, il fait la connaissance d’une jeune femme, Elise (Emily Blunt). L’interrogeant sur ce qu’elle pense de son allocution, elle lui avoue trouver son ton trop convenu et lui recommande d’être plus honnête, plus original. Charmé par son naturel, il échange bientôt un baiser avec elle. La mystérieuse inconnue disparaît toutefois soudainement, sans lui révéler son nom, ni son adresse. Inspirée par ses propos, David décide néanmoins de suivre son conseil et s’adresse à son auditoire avec sincérité. Une attitude qui lui vaut d’être le favori de la prochaine élection. Quelques mois plus tard, David, qui n’a pas oublié Elise, la recroise fortuitement dans un bus. Déterminé cette fois-ci à ne plus la perdre de vue, il ne va pas tarder à s’apercevoir que des hommes veillent à ce que ce désir soit contrecarré… 
 
Fiche techniqueL-agence---Affiche.jpg
 
Film américain
Année de production : 2011
Durée : 1h46
Réalisation : George Nolfi
Scénario : George Nolfi
Image : John Toll
Avec Matt Damon (David Norris), Emily Blunt (Elise), Florence Kastriner (Suburban Mom), Michael Kelly (Charlie Traynor), Anthony Mackie (Harry Mitchell)...
 


Critique 
 
Adaptation d’une nouvelle de Philip K Dick, Adjustment team, L’agence est un curieux mélange de comédie romantique, de thriller paranoïaque et de science-fiction. Malheureusement, George Nolfi -auteur des scénarios de Prisonniers du temps, Ocean's twelve, The sentinel ou encore La vengeance dans la peau- n’est pas taillé pour un si ambitieux projet. Incapable de jouer sur les trois tableaux, il fait donc un choix, privilégiant la romance au détriment de l’action, assez poussive, et de la réflexion sur le destin et le libre-arbitre (sans doute l’aspect le plus intéressant du récit de Dick), simplifiée à l’extrême. 
 
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Pour cette première réalisation, Nolfi ne démérite pourtant pas. Il nous propose même quelques beaux moments de cinéma, distordant la géographie new-yorkaise avec une virtuosité qui vaut bien -le tape-à-l’œil en moins- la rue de Paris repliée sur elle-même d’Inception (mince, j’avais promis de ne plus y revenir !) : ainsi, telle porte de la Cinquième avenue nous transporte-elle instantanément à l’American museum of natural history, telle autre nous propulse en plein Central Park, au Yankee stadium ou au pied de la statue de la Liberté. Une métamorphose de la ville dont l’étrangeté m’a séduit. Tout comme le couple formé par Emily Blunt et Matt Damon. Le charme malicieux de la première (pour moi, les plus beaux yeux du cinéma actuel, avec Zooey Deschanel et, bien sûr, Eva Green !) est irrésistible. Quant à Matt Damon, il confirme, après Au-delà et True grit, la très grande variété de son talent. L'un des meilleurs acteurs de sa génération.
 
Bref, sans un être un chef-d'oeuvre (ce qu'il ne prétend pas être), L'agence est un film plutôt agréable et original, en dépit de ses maladresses. Mais il est préférable que j'arrête là, car cela fait près d'une heure qu'AlloCiné n'a pas planté. Cela relève du miracle ! Aussi, comme au jeu, est-il préférable que je me retire avant que la chance ne tourne... 
 
Ma note - 3/5

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