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La planète des singes : les origines (Rise au the planet of the apes)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

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Synopsis 
 
Will Rodman (James Franco) mène des recherches au sein de Gen-Sys en vue de mettre au point un médicament pour soigner la maladie d’Alzheimer, dont est atteint son propre père, Charles (John Lithgow). Les premiers tests de son sérum, réalisés sur une femelle chimpanzé, sont si encourageants qu’il convainc son supérieur de présenter les résultats aux actionnaires de l’entreprise. Mais l’expérience tourne mal, l’animal étant soudainement pris de folie. La direction de Gen-Sys décide aussitôt de mettre un terme aux travaux de Will et d’euthanasier ses cobayes. Le jeune homme parvient tout de même à sauver l’un des petits mis au monde dans son laboratoire… 
 
Fiche techniqueLa-planete-des-singes---Affiche.jpg

Film américain
Année de production : 2011
Durée : 2h00
Réalisation : Rupert Wyatt
Scénario : Rick Jaffa, Amanda Silver
Image: Andrew Lesnie
Avec James Franco (Will Rodman), Freida Pinto (Caroline Aranha), John Lithgow (Charles Rodman), Tom Felton (Dodge Landon), Andy Serkis (César)...
 


Critique
 
En 1968, Franklin J Schaffner réalisait La planète des singes, donnant à la science-fiction un authentique chef-d’œuvre qui allait connaître quatre suites d’inégale valeur, une série télévisée, un téléfilm (Le temps des singes) et un reboot navrant signé Tim Burton. Le roman dystopique de Pierre Boulle demeure à l’évidence une franchise rentable, puisque la Twentieth century fox enrichit aujourd’hui la légendaire saga d’une préquelle nous racontant les prémices de la révolution simienne.
 
On avait tout lieu d’être circonspect en considérant ce blockbuster estival confié à un cinéaste pour l’heure assez obscur, Rupert Wyatt, auteur auparavant d’un seul long métrage, inédit en France. Or, ce nouvel opus est une excellente surprise. Non pas que je fasse miennes les analyses absconses de quelques critiques professionnels, qui voient dans la révolte de César et de ses congénères le symbole de l’éveil d’une conscience de classe de type marxiste (certains devraient arrêter la marijuana !). Certes, La planète des singes : les origines n’est pas dénué de message. On pourra y lire une fable écologique, une dénonciation des dérives de la science. Cependant, même s’il est toujours louable de ne pas prendre les spectateurs pour des demeurés, ces thèmes plus que rebattus depuis quelques années au cinéma -Phénomènes de Night M Shyamalan, Avatar de James Cameron, Splice de Vincenzo Natali, Monsters de Gareth Edwards, pour ne citer que quelques titres- ne suffiraient pas à démarquer véritablement ce film. L’intérêt est avant tout dans le spectacle que nous offre son auteur. Car cette préquelle est un formidable divertissement, aussi nerveux qu’efficacement construit, et devant lequel il est difficile –sans mauvaise foi- de bouder son plaisir. A moins d’être journaliste à Libération… Et moi qui porte toujours un regard tendre sur les œuvres originales (même s’il ne s’agit pas ici d’un remake), je dois bien admettre que les techniques numériques d’aujourd’hui renvoient les maquillages à base de mousse de caoutchouc de John Chambers au rang d’antiquités.
 
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Mais La planète des singes : les origines ne serait sans doute pas aussi bluffant sans la nouvelle performance d’Andy Serkis, qui est en passe de devenir un comédien aussi mythique que Lon Chaney ou Boris Karloff. Après Gollum, King Kong, et avant le capitaine Haddock, il prête une fois de plus ses traits expressifs à une créature imaginaire. Et comme à chacune de ses prestations, le résultat est fascinant. En sorte qu’en comparaison, comme le note avec beaucoup de justesse l’ami Fred, les autres acteurs font bien pâle figure. Je serai toutefois plus indulgent que lui pour Freida Pinto. Bien sûr, son personnage est assez inutile, néanmoins elle a un si ravissant minois ! Tom Felton (Draco Malfoy dans Harry Potter), en revanche, a toujours autant une tête à claques...
 
Ma note - 3,5/5

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