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Le maître du logis (Arte, 25 septembre 2012, à 23h30)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Le maître du logis

 

Arte diffusera le 25 septembre Le maître du logis de Carl Theodor Dreyer (1925). Tourné un an après Michael, ce film marque la fin de la période danoise du cinéaste et sa reconnaissance au niveau international. 

 

Adaptation d’une pièce de Svend Rindom (La chute d’un tyran), Le maître du logis raconte l’histoire de Viktor Frandsen, un horloger se conduisant de manière despotique envers son épouse, Ida. Lasse des vexations qu’elle ne cesse de subir, celle-ci décide finalement, sur les conseils de l'ancienne nourrice de son mari, Mads, de délaisser temporairement son foyer. Viktor va alors supporter la loi de la vieille femme, ce qui l’amènera à reconnaître les injustices qu'il faisait endurer à Ida. 

 

Le maître du logis 2 

A propos du Maître du logis, Maurice Drouzy relève qu’il est un exemple de grande architecture, un de ces films tournés en état de grâce dans lesquels tous les éléments se correspondent et s’emboîtent merveilleusement (Carl Th Dreyer, né Nilsson, Cerf, Paris, 1982).

Le public ne s’y trompa pas. L’accueil au Danemark fut très positif. En France, le triomphe fut tel que certaines sociétés acquirent les droits des précédents films de Dreyer (Michael). A Stockholm, à Londres, le succès fut également au rendez-vous, ce qui ouvrit bientôt au réalisateur les portes d’une maison de production parisienne, la Société Générale des Films, avec laquelle il allait tourner La passion de Jeanne d’Arc.

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palilia 23/09/2012 10:02

que voilà une belle histoire à méditer : une bonne vieille peau de vache qui remettrait tout en ordre. Ca c'est comme chez les horlogers dans ton image, il n'y en a pas une à la même heure

CHRISTOPHE LEFEVRE 23/09/2012 10:38



Oui, c'est pour cela que je l'ai mise, j'ai trouvé cette photo très drôle. Toutes ces horloges à des heures différentes. Cette histoire, c'est tout Dreyer. Il se trouve qu'il ne connut pas sa
mère, qui fut deux fois abusée par des hommes sans scrupule, qui l'abandonnèrent quand elle fut enceinte. Dreyer put la retrouver, juste avant qu'elle ne décède. Il en conçut le besoin, dans son
cinéma, de dénoncer cet état de fait. Il décrit souvent des femmes maltraitées par leur époux, mais qui finissent souvent par obtenir réparation, soit directement, soit par l'intermédiaire d'une
marâtre. Le cinéma de Dreyer est très féministe...