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Les raisins de la colère (The grapes of wrath)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

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Synopsis
 
Tandis qu'il retourne chez lui, après avoir purgé une peine de prison pour homicide, Tom Joad (Henry Fonda) rencontre un ancien pasteur, Jim Casy (John Carradine), qui l’a baptisé. Les deux font la route ensemble. Alors qu'ils arrivent à la ferme familiale, ils s'aperçoivent que celle-ci a été désertée. Ne reste que Muley Graves (John Qualen), un métayer, qui explique à Tom que ses parents sont partis chez son oncle John (Frank Darien). Mais ce dernier étant, lui aussi, sur le point d’être expulsé, toute sa famille s’apprête à partir pour la Californie, où elle espère trouver du travail dans des exploitations fruitières… 
 
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Film américain
Année de production : 1940 
Durée : 2h09
Réalisation : John Ford
Scénario : Nunnally Johnson
Image : Gregg Toland
Avec Henry Fonda (Tom Joad), Jane Darwell (Ma Joad), John Carradine (Jim Cazy), Charley Graprewin (Grandpa), Dorris Bowdon (Rosasharn)...
 


Critique
 
John Ford adapte ici ce qui est sans doute le plus célèbre roman de John Steinbeck (l’écrivain reçut le prix Pulitzer en 1940 pour cette œuvre). L'intrigue met en scène une famille de fermiers contrainte de quitter sa terre au moment de la Grande Dépression. Peut-être n’est-il pas inutile en préambule de dire un mot sur le contexte historique des Raisins de la colère. 
 
Les Joad sont ce que l’on appelle des Okies, c’est-à-dire des natifs ou des résidents de l'Oklahoma. Dans les années 1930, sur la côte ouest des Etats-Unis, le terme servit à désigner péjorativement les fermiers forcés d'abandonner leur terre en raison de la crise économique, des bouleversements du monde agricole et du Dust Bowl, nom donné à une série de tempêtes de poussière qui toucha pendant près d'une décennie la région des Grandes Plaines d’Amérique du Nord (photo). Ce phénomène détruisit toutes les récoltes et ensevelit habitations et matériel agricole sous la poussière (photo). On estime qu’il jeta sur les routes 15 % de la population de l'Oklahoma.

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C'est Darryl F Zanuck, l’un des patrons de la Fox, qui décida de porter à l'écran le roman de Steinbeck. Il avait réussit à convaincre l’écrivain de la capacité d’Hollywood de traiter honnêtement son livre. Mais lors de leur première séance de travail sur le scénario, avec Nunnally Johnson, l’auteur affirma qu’il n’aurait pas cédé les droits d’adaptation des Raisins de la colère s’il avait su que le studio était contrôlé par une banque, en l’occurrence la Chase National Bank. Zanuck tenta de le rassurer, lui garantissant qu’il était disposé à prendre tout risque légitime et justifié. Il n’eut cependant pas à ferrailler pour imposer son projet, puisque, contrairement à ce qu’il craignait, Winthrop Aldrich, le Président du conseil d’administration du principal actionnaire de la Fox, lui confessa que sa femme adorait ce livre et que lui-même en avait commencé la lecture.

Malgré tout, Zanuck et Johnson s’attelèrent à tempérer le réalisme cru du roman. Ils en adoucirent surtout la vision pessimiste en plaçant à la fin du film la section où les Joad trouvent un peu de réconfort dans un camp propre et bien organisé de la Farm Security Administration (un organisme créé pour aider les fermiers les plus touchés par la Grande Dépression). Malgré ces précautions, le film se heurta parfois à une vive opposition. Ainsi, la Chambre de commerce de Californie et le Conseil agricole de l’Etat appelèrent-ils au boycott des productions du studio.

John Steinbeck, pour sa part, ne vécut pas ces modifications comme une trahison. Il reconnut que Zanuck avait produit un film solide et droit, dans lequel les acteurs sont si complètement immergés qu’on croirait voir un documentaire. Il déclara même à son agent que l’adaptation était plus dure que son roman. Une opinion dont il ne dévia jamais, puisqu’en 1958 il confia à Henry Fonda que le film -qu’il venait de revoir grâce à une copie volée par Elia Kazan dans les studios de la Fox !- conservait toute sa force.
 
 
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Pour la mise en scène, Zanuck s’adressa à John Ford. La collaboration entre les deux hommes débuta en 1936, c’est-à-dire peu après l’absorption de la Fox Corporation par la Twentieth Century. Ford dit du producteur à la fin des années 1960 qu’il était un génie, affirmant que leurs relations avaient été idéales, ce qui était pour le moins exagéré. Les sujets d’affrontement n’avaient en effet pas manqué. A commencé lors de leur premier travail en commun, sur Je n’ai pas tué Lincoln, où ils s’accrochèrent violemment sur la question de l’accent du Sud de Warner Baxter, l’interprète du docteur Samuel Mudd, ce médecin du Maryland emprisonné pour avoir soigné John Booth, l'assassin de Lincoln. Joseph McBride, auteur d’une biographie sur le réalisateur, note cependant que ces disputes donnaient de l’énergie à Ford. Non seulement Zanuck l’aida à retrouver le succès, mais il l’orienta sur des sujets où les qualités d’artiste populaire de Ford firent merveille. 
 
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Lorsqu’il accepta ce projet, John Ford, qui avait 45 ans, avait déjà tourné plus de quatre-vingts films et s’était déjà vu décerné un premier Oscar en 1936 pour Le mouchard (il en reçut trois autres, pour Les raisins de la colère, Qu’elle était verte ma vallée et L’homme tranquille). Ford était sans doute le plus à même de porter à l’écran cette histoire, tant les Okies semblent être les lointains parents de ses ancêtres irlandais victimes de la grande famine au milieu du XIXème siècle, fléau qui provoqua la mort de plus d’un million de personnes et la plus grande immigration de l’époque vers le Nouveau monde (le cousin du cinéaste, Liam O’Flaherty, en avait fait le sujet d’un de ses romans en 1937, sous le titre Famine). Hypothèse que Ford confirma dans l’entretien qu’il accorda à Peter Bogdanovich en 1966 : L’histoire ressemblait à ce qui s’était passé en Irlande, lorsqu’on a chassé les gens de leurs terres et qu’on les a laissé errer sur les routes jusqu’à ce qu’ils meurent.
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Le tournage des Raisins de la colère ne dura que quarante-trois jours, du 4 octobre au 16 novembre 1939, pour un budget relativement modeste (750 000 dollars, contre 1,25 million pour Qu’elle était verte ma vallée). Le sujet du livre de Steinbeck était si controversé que les rares prises de vue effectuées en dehors des studios de la Fox par Otto Brower -directeur de la seconde équipe- furent réalisées sous un faux titre, Highway 66, pour ne pas susciter de réactions hostiles.  
 
Les raisins de la colère est la peinture mélancolique d’un monde en train de disparaître, celui des petits propriétaires terriens et des métayers, sous l’effet de la mécanisation, et des injustices faites aux plus faibles par les banques (déjà !). La nostalgie transparaît dans la très belle scène où Ma fait l’inventaire de ses maigres souvenirs, la veille du départ : une carte postale représentant la statue de la Liberté (photo), qu’elle brûlera (tout un symbole : la fin du rêve américain), une coupure de journal titrant sur la condamnation de Tom à sept années de prison (photo), un petit chien en porcelaine (photo), une paire de boucle d’oreille. La caméra s’arrête alors un instant sur le reflet de son visage dans un miroir (photo). L’élégance sobre de ce plan (renforcée par la très belle mélodie Red river valley), en fait l’un des moments de cinéma les plus émouvants.

La dénonciation du sort inique réservé aux laissés-pour-compte du capitalisme ressort dans plusieurs séquences, dont la plus spectaculaire est probablement celle où l’avancée des tracteurs à travers la plaine est filmée telle une charge de cavalerie, avec, en transparence, des chenilles en action (photo). Une image d’une agriculture déshumanisée où les conducteurs d’engins sont obligés de porter des masques et des lunettes (photo), comme les combattants de la Grande guerre, et qui montre la violence exercée sur les plus humbles. Sur ce point, on relèvera l’opposition marquée entre monde rural et urbain. Si le premier est synonyme de pauvreté, mais de solidarité, le second vit refermé sur lui-même, dans un certain confort matériel. Une vision pas tout à faite exacte de la réalité, puisque la crise toucha également fortement les villes, comme nous le rappelle Chaplin dans Les temps modernes.
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Ce serait cependant réduire le propos de ce film que de n’en retenir sa seule dimension sociale. Celle-ci se double d’une tragédie humaine. Car la terre à laquelle sont arrachés les Joad n’est pas un simple bien. C’est aussi le lieu où s’est écrite l’histoire de leur famille. En la perdant, ils abandonnent un peu de leur identité, de ce qui faisait leur cohésion. Ce dont témoigne le discours de Ma à son fils : There was a time we was on the land. There was a boundary to us them. Old folks died and little fellas come… We was always one thing. We was the family. Kind of whole and clear. But now we ain’t clear no more. They ain’t nothing that keeps us clear.   

L’éclatement de la cellule familiale commence par la mort du grand-père, enterré au bord de la route avec ce simple mot en guise d’épitaphe : Nobody killed him. Just a stroke and he died (photo). Puis c’est au tour de la grand-mère de disparaître. Pour que leur voyage vers la Californie ne soit pas interrompu, Ma est obligée de cacher son décès lors d’un contrôle de police (photo). C’est ensuite au fiancé de Rosasharn de s’enfuir, abandonnant la jeune femme enceinte. Dans le déracinement et la pauvreté, les sentiments volent en éclat… La déliquescence de l’unité familiale se traduit aussi au niveau générationnel, les enfants vivant cette expérience si traumatisante pour les plus âgés comme une aventure exaltante, grâce à la découverte d’un monde plus moderne…
 
 
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Pour autant, ce drame n’est pas désespéré. Ni désespérant. L’une des dernières scènes montre Tom gravissant une colline vers un horizon baignant dans une blancheur aurorale (photo). Un plan qui rappelle le final de Vers sa destinée (photo) réalisé par Ford quelques mois plus tôt, avec déjà Henry Fonda. L’acteur y incarne alors le jeune Abraham Lincoln. L’image était un brin provocante pour l’époque, puisqu’elle met sur un pied d’égalité le futur Président, l’icône américaine de la justice et de la liberté, et l’agitateur rouge, pour reprendre l’expression désignant dans le film ceux qui refusent l’indignité de leur condition. Cependant, elle est également le signe que l’on peut ne pas succomber aux difficultés, que l’on peut se battre pour plus d’équité et de solidarité.

Le magnifique monologue de Tom, au moment où il fait ses adieux à sa mère, est à cet égard édifiant. Par sa structure -opposition entre désespoir et espoir- il n’est pas sans rappeler un poème de Francis Jammes, Rosaire, que Brassens mis en musique sous le titre La prière : Well, as long as I’m an outlaw anyways, maybe I can do something.
Maybe I can just find out something. Just… scrounge around and maybe find out what it is that’s wrong. Then see if they ain’t something that can be done about it  […]. Fella ain’t got a soul of his own, just… a little piece of a big soul. The one big soul that belongs to everybody. […]. I’ll be all around in the dark. I’ll be everywhere. Wherever you can look. Wherever there’s a fight so hungry people can heat, I’ll be there. Wherever there’s a cop beating up a guy, I’ll be there. I’ll be in the way guys yell when they’re mad. I’ll be in the way kids laugh when they’re hungry and they know supper’s ready. And when people are eating the stuff they raise, linving in the houses they build. I’ll be there too

Ma est tout autant porteuse d’espérance, car elle est celle qui ne faiblit pas, en dépit des épreuves, des deuils. D’une détermination sans faille, elle s’efforce de conserver l’unité familiale. Elle est son ciment. Et sans doute l’une des héroïnes les plus marquantes du cinéma de Ford, qui n’en manque pourtant pas (Katharine Hepburn dans Marie Stuart, Maureen O'Hara dans Qu’elle était vert ma vallée, Rio Grande et L’homme tranquille, Joanne Dru dans La charge héroïque, Shirley Temple dans Le massacre de fort Apache, Ava Gardner et Grace Kelly dans Mogambo, Natalie Wood dans La prisonnière du désert…).
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Les deux dimensions du film sont sublimées par le génie de Gregg Toland, peut-être le plus grand chef opérateur de son temps (on lui doit, entre autres, la photographie de Citizen Kane). L’aspect social est traité d’une manière semi-documentaire par Toland, qui nous plonge sans emphase au cœur de la misère en s’inspirant des tableaux de Thomas Hart Benton, connu pour ses représentations de la vie quotidienne du Midwest, et des travaux de la section photographique de la Farm Security Administration, qui avait pour but de témoigner des conditions de vie des Américains ruraux. Parmi les œuvres qui ont le plus significativement inspiré les auteurs des Raisins de la colère, on peut citer celles de Walker Evans (album), Dorothea Lange (album) ou encore Arthur Rothstein (album). La séquence où les Joad arrivent dans le premier camp de transit est sur ce point exemplaire. On découvre cet univers en caméra subjective à l’occasion d’un lent travelling à travers la marée humaine des migrants.

Le drame intimiste fait quant à lui l’objet de compositions très contrastées, souvent sous-éclairées, avec des gros plans sur des visages filmés en contreplongée (photo), effets qui mettent en relief les émotions des personnages. Un traitement presque expressionniste. C’est le cas, par exemple, lorsque Tom, à sa sortie de prison, arrive dans la ferme abandonnée de ses parents avec l’ancien pasteur, Jim Casy : le clair-obscur de la bougie les éclairant (photo) évoque ceux du peintre Georges de La Tour (photo). Il y a aussi cette très belle scène nocturne où les deux hommes se retrouvent, en Californie, aux abords d’un camp pour discuter des raisons sociales et politiques qui ont poussé certains ouvriers à se mettre en grève (photo).
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L’interprétation est au diapason de cette mise en image inspirée des sentiments. On retiendra notamment la performance d’Henry Fonda, l’une des plus poignantes de sa carrière. Il s’agit là de sa troisième collaboration avec le cinéaste pour cette année 1939, après Vers sa destinée, déjà cité, et Sur la piste des Mohawks. Son jeu tout en intériorité donne une force peu commune à Tom. Derrière la pureté, l’innocence de son regard clair, on devine la révolte grondant dans son cœur. L’autre grande figure du film est la mère, incarnée par Jane Darwell, une autre habituée du cinéma de Ford (La poursuite infernale, Le fils du désert, Le convoi des braves…). Récompensée par un Oscar, elle dégage ici une force intérieure impressionnante. A leurs côtés, on relèvera encore la composition hallucinée de John Carradine. Lui aussi appartenait à la grande famille du réalisateur, puisqu’on le retrouve à l’affiche, entre autres, de Je n’ai pas tué Lincoln, Marie Stuart, Hurricane, Quatre hommes et une prière, Patrouille en mer, La chevauchée fantastique, Sur la piste des Mohawks 
 
Les raisins de la colère, ancêtre des road movies, est donc la rencontre de l’un des plus grands écrivains américains, prix Nobel de littérature en 1962, d’un producteur visionnaire, d’un cinéaste de génie, de l’un des plus grands directeurs de la photographie de son temps et d’acteurs en état de grâce. Une conjonction rare de talents, dont il ne pouvait naître qu’un chef-d’œuvre. Encore que… Le succès du film -il rapporta sur le sol américain plus d’un million de dollars de recette- incita Zanuck à confier l’année suivante à Ford et Johnson l’adaptation du roman d’Erskine Caldwell, La route du tabac. Le thème et le milieu évoqué étaient proches de ceux des Raisin de la colère, le casting prestigieux (Charley Grapewin, Gene Tierney, Ward Bond), il fut pourtant un échec, aussi bien artistique que commercial… 
 
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Dans sa biographie du cinéaste, Joseph McBride rapporte la critique sévère d’Orson Welles sur ce film, qu’il accusait de sentimentalisme. J’y vois au contraire de l’humanisme, à la manière d’un Renoir. Mais ce jugement ne serait-il pas lié au fait que Ford obtint en 1942 une nouvelle fois l’Oscar du meilleur réalisateur pour Quelle était verte ma vallée, face à… Citizen kane ? Quoi qu’il en soit, le propos de ce film trouve aujourd’hui un écho tout particulier. Comme le prouve l’échange entre l’oncle John et l’homme venu l’expulsé : 
 
-Don’t go to blaming me. It ain’t my fault.
-Whose fault is it ?
-You know who owns the land. Shawnee Land and Cattle Company.
-Who’s Shawnee Land and Cattle Company ?
-Nobody. It’s a company.
-They got a President. They got somebody who knows what a shotgun’s for !
-Oh, son, il ain’t his fault, because the bank tells him what to do…
 
   
Ma note - 5/5
 
Film présenté par votre serviteur au cinéma Devosge à Dijon, le 9 janvier 2012...

A lire : A la recherche de John Ford, Joseph McBride (Institut Lumière/Actes Sud, 2007)
John Ford, Patrick Brion (Editions de La Martinière, 2002)

Commenter cet article

Sébastien 14/01/2012 00:19

Je suis tout à fait d'accord sur le fait qu'il s'agit là d'un grand classique du cinéma américain. Si je devais faire part d'un regret, un seul, concernant le film, c'est qu'il ne reprend pas la
fin -magistrale- du livre (était-ce trop osé? Sa portée symbolique est pourtant remarquablement forte)...

CHRISTOPHE LEFEVRE 14/01/2012 00:45



Effectivement. Je pense que Zanuck et Johnson ont voulu, comme je l'ai dit, tempérer la vision trop pessimiste du livre. Il fallait montrer que l'Amérique avait les ressources de se relever.
C'était déjà une concession de Zanuck à ses idées républicaines, puisqu'il laissait entendre que le New deal du Démocrate Roosevelt pouvait permettre à l'Amérique de rebondir. Je pense qu'il lui
était difficile d'aller plus loin...



palilia 10/01/2012 19:43

Lu et approuvé Christophe, j'ai adoré cette histoire. C'est grâce ou à cause aux (des) chenilles dans un texte d'Anglais de seconde et par le fait que mon père était un petit agriculteur assez
pauvre que j'ai lu ce livre. Agriculture, quand tu nous tiens !

CHRISTOPHE LEFEVRE 10/01/2012 19:47



Merci ! Moi aussi, beaucoup aimé le livre et le film



Eeguab 10/01/2012 19:30

Je l'ai présenté cet automne à l'I.U.T.A,Institut Universitaire Tous Ages de ma ville et je partage absolument tout ce que tu en dis.De grands moments, notamment les tracteurs et les sillons,mais
aussi la jolie scène du restaurant avec le joli geste des camionneurs.Il y en a beaucoup comme ça.Un grand livre,un grand film.

CHRISTOPHE LEFEVRE 10/01/2012 19:52



J'étais certain que tu l'avais présenté aussi ! Effectivement, la scène dans le relais routier est splendide. Je n'en ai pas parlé, parce qu'on pourrait évoquer toutes les scènes de films, ou
presque, et qu'il faut laisser un peu de surprise. Mais c'est vrai que l'attitude des différents personnages, du patron qui dit à sa vendeuse de donner le pain, du père qui veut payer et rester
digne, de la vendeuse qui vend les sucres d'orge à un prix bradé, des routiers qui ont compris sa générosité et lui laissent un pourboire, montre une grande solidarité, avec beaucoup de pudeur.
Chacun fait un geste sans l'étaler... Très très beau...