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Minuit à Paris (Midnight in Paris)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Minuit-a-Paris-1.jpg
 
Synopsis
 
Gil (Owen Wilson) et Inez (Rachel McAdams), un couple d’américains dont le mariage est prévu à l’automne, et les parents de la jeune femme, sont en vacances pour quelques jours à Paris. Mais bientôt gagné par la magie de la ville, Gil va peu à peu délaisser sa fiancée au profit de déambulations nocturnes qui le plongent dans un univers de rêves où il croisera Francis Scott Fitzgerald et Zelda Sayre, Picasso, Gertrude Stein, Luis Buñuel, Man Ray, Dalí… 
 
Fiche techniqueMinuit-a-Paris---Affiche.jpg
 
Film américain
Année de production : 2011
Durée : 1h40
Réalisation : Woody Allen
Scénario : Woody Allen
Avec Owen Wilson (Gil), Rachel McAdams (Inez), Mimi Kennedy (Helen), Adrien Brody (Salvador Dalí), Marion Cotillard (Adriana), Léa Seydoux (Gabrielle)...
 


Critique
 
Déçu par les derniers films Woody Allen, je suis allé voir Minuit à Paris plus par obligation -ce nouvel opus est sélectionné dans le cadre du Festival de printemps- que par réelle envie. Et contre toute attente, le charme de cette fantaisie surréaliste, qui n’est pas sans évoquer La rose pourpre du Caire (pour moi, l’une des plus belles réussites du cinéaste new-yorkais) a complètement opéré sur moi. Pourtant, les images de carte postale du générique, qui nous montrent un Paris pittoresque et fantasmé, avec ses rues proprettes baignant dans le halo mordoré et romantique des réverbères, m’a d’abord fait craindre le pire. Mes appréhensions se sont toutefois vite dissipées. Car la capitale française n’est pas le sujet de Minuit à Paris. Certes, Allen ne cache pas son amour pour cette ville, qu’il peint de couleurs chaudes et saturées. Cependant, c’est avant tout une déclaration à la beauté des temps anciens. Or, rien n’est plus à même de me parler, étant comme Gil atteint du syndrome de l’âge d’or. Je m’imagine en effet assez bien parcourant les salons de la princesse de Wagram ou de la comtesse Greffulhe, dans l’ombre de Marcel Proust, Edmond de Goncourt, José-Maria de Heredia, Stéphane Mallarmé ou Henri de Régnier…
    Minuit-a-Paris-4.jpg
 
A cette idée, pour moi séduisante, s’ajoute une interprétation brillante. Je citerai surtout celle d’Adrien Brody. Il n’a droit qu’à une scène très courte, mais il campe ici un Salvador Dalí plus vrai que nature, et rappelle, après les bizarreries récentes de sa filmographie (Splice, Predators) et ses fantaisies capillaires à la Nicolas Cage, qu’il est un grand acteur. D’ailleurs, cette séquence, où apparaissent également Luis Buñuel et Man Ray, est sans doute le moment le plus réjouissant du film. Owen Wilson, dans un registre assez inédit, s’impose comme un double du réalisateur. Je retiendrai aussi les prestations de Marion Cotillard, cette fois bien plus convaincante que dans Public enemies ou Inception, et de Gad Elmaleh, hilarant. Je m’abstiendrai en revanche de tout commentaire sur la performance de Carla Bruni, de peur que mes propos ne soient interprétés politiquement. Du moins sait-elle que Camille Claudel était la maîtresse de Rodin, et non sa femme. Ce n’est pas si mal… 
 
Minuit-a-Paris-3.jpg 
Bref, un film léger mais plein de charme, qui ne me marquera évidemment pas durablement. Néanmoins, il m’a procuré assez de plaisir pour mériter un peu plus que la moyenne. 
 
Ma note - 3/5

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