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Ondine

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Ondine-4.jpg
 
Synopsis
 
Alors qu’il pêche au large des côtes d’Irlande, Syracuse (Colin Farrell) remonte dans ses filets une jeune femme (Alicja Bachleda-Curus) répondant au beau nom d’Ondine. Affolée, elle le supplie de ne pas révéler sa présence à bord de son bateau. D’abord réticent, Syracuse se laisse tout de même convaincre et l’accueille chez lui. Mais un tel parfum de mystère se dégage de la naufragée que Syracuse finit par s’interroger sur son identité réelle. Et si elle était une selkie ? C’est-à-dire une de ses créatures qu’une légende des îles Shetland nous décrit vêtues de peau de phoque et vivant dans la mer. Après tout, ne lui permet-elle pas de faire des pêches miraculeuses quand, l’accompagnant sur son chalutier, elle se met à chanter ? Annie (Alison Barry), sa fille, en est en tout cas persuadée… 
 
Fiche techniqueOndine---Affiche.jpg
 
Film irlandais, américain
Année de production : 2009
Durée : 1h51
Réalisation : Neil Jordan
Scénario : Neil Jordan
Avec Colin Farrell (Syracuse), Alicja Bachleda-Curus (Ondine), Alison Barry (Annie), Dervla Kirwan (Maura), Tony Curran (Alex)...    
 

 
Critique
 
La première partie d’Ondine baigne dans une atmosphère féérique auquel le spectateur se laisse volontiers prendre (pour peu, bien sûr, qu’il soit sensible à la poésie et que son âme ne soit pas complètement cynique…), grâce notamment à l’incroyable beauté des paysages du comté de Cork, où a été tourné le film, au charme mystérieux d’Alicja Bachleda-Curus et aux mélodies mélancoliques de Kjartan Sveinsson, auteur de la musique du film et pianiste du groupe islandais Sigur Rós. C’est d’ailleurs l’une des chansons de cette formation que fredonne Ondine (All alright) lorsqu’elle se trouve sur le bateau de Syracuse. Et l’on voudrait croire à cette histoire, comme Annie, remarquablement interprétée par la jeune Alison Barry… Alors, c’est vrai que la seconde moitié du film nous tire un peu brutalement de notre rêverie. On peut cependant reconnaître à Neil Jordan le mérite de ne pas avoir fait le choix de la facilité, ancrant finalement son récit dans la réalité.
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La réussite d’Ondine ne tient toutefois pas seulement à l’originalité de son scénario. Le film de Neil Jordan se distingue également par la qualité de sa mise en scène (voir à cet égard les plans sous-marins quand Ondine chante en mer) et le beau travail de Christopher Doyle, directeur de la photographie et collaborateur, entre autres, de Wong Kar-wai et Zhang Yimou. On retiendra enfin quelques jolies trouvailles visuelles, telle cette séquence où l’on voit Ondine allongée sur un rocher de l’île où l’a abandonnée Syracuse. Le contre-jour nous donne d’abord l’impression que la bas de son corps, comme chez une sirène, est celui d'un poisson. Mais lorsque la lumière devient plus intense, on comprend qu’il s’agit en fait d’une simple illusion…
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Finalement, Ondine démontre (si c'était nécessaire) qu’il n’est pas besoin d’une débauche d’effets spéciaux pour faire rêver. Pas besoin non plus de recourir à des intrigues prétentieusement complexe. Il suffit d’un peu de créativité, de fantaisie, de sensibilité. Bref, de subtilité, qualité qui manque cruellement à un… Christopher Nolan… Bon, c’est promis, c’est la dernière fois que je parle de lui ! Je pense que l’on a bien compris à quel point j’ai détesté Inception ! 
 
Ma note - 3,5/5

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