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Restless

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Restless 1
 
Synopsis
 
Bien qu’en phase terminale d’un cancer, Annabel Cotton (Mia Wasikowska) est animée d’un amour profond de la vie et de la nature. De son côté, Enoch Brae (Henry Hopper) a cessé d’avoir envie de faire partie du monde depuis que ses parents sont tragiquement morts dans un accident. Lorsque ces deux êtres à part se rencontrent à un enterrement, ils se découvrent d’étonnants points communs. Pour Enoch, dont le meilleur ami se trouve être le fantôme d’un pilote de guerre kamikaze (Ryo Kase), et Annabel, qui voue une fascination à Charles Darwin et à la vie de toute créature, c’est le début d’une relation exceptionnelle. En apprenant la mort imminente d’Annabel, Enoch propose de l’aider à vivre ses derniers jours avec intensité, au point de défier le destin, les traditions et la mort elle-même.
 
Fiche techniqueRestless - Affiche
 
Film américain
Année de production : 2011
Durée : 1h31
Réalisation : Gus van Sant
Scénario : Jason Lew
Image : Harris Savides
Avec Mia Wasikowska (Annabel Cotton), Henry Hopper (Enoch Brae), Ryo Kase (Hiroshi Takahashi), Schuyler Fisk (Elizabeth Cotton)...
 


Critique
 
Cette histoire d’amour est évidemment touchante. Le couple formé par Mia Wasikowska et Henry Hopper est certes très mignon. Quant aux couleurs de l’automne portlandais, elles flattent indubitablement la rétine. Cependant, soyons honnête, si ce film était signé d’un obscur tâcheron hollywoodien, et non pas d’un auteur respecté, on crierait au mélo ! Car il faut bien reconnaître que Gus van Sant nous a habitués par le passé à un peu plus d’audace que cette guimauve douceâtre…
 
Restless 2
 
Restless est très fadement mis en scène. Les dialogues véhiculent quelques platitudes, pour ne pas dire des clichés assez lourdauds. C’est le cas de l’échange entre les deux médecins dans un couloir de l’hôpital, qui se donnent rendez-vous au golf, à 17 heures : on se croirait dans un sketch des Inconnus ! Plus problématique est cette vision immature -bien sûr, les deux héros sont adolescents, mais tout de même- de la maladie et de la mort. On ne meurt pas ainsi, même à cet âge. Je sais d’expérience –récente- que le cancer n’a rien de romantique. Ce n’est pas un calme endormissement dans des limbes délicieux où les lumières de l’esprit s’éteignent, où le corps, délivré de son tyran, s’abandonne aux joies délirantes de la liberté (Honoré de Balzac, La peau de chagrin). Aussi préfère-je –et de loin- le regard porté sur ce fléau par Valérie Donzelli dans La guerre est déclarée. Ce qu’elle nous dépeint est crûment réaliste, sans pour autant être désespéré…

Le jeu d’Henry Hopper ne m’a pas plus convaincu. Son dandysme lymphatique m’a même donné envie de le souffleter copieusement. Mia Wasikowska n’est pas plus à son avantage. En fait, le seul personnage véritablement incarné du film est, paradoxalement, Hiroshi, le fantôme du pilote japonais, interprété par Ryo Kase, vu il y a quelques années dans Lettres d’Iwo Jima. Bon, un autre point positif tout de même, Restless dure seulement 1h31. C’est un moindre mal !
 
Ma note - 2/5

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