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We need to talk about Kevin

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

We need to talk about Kevin 1

 

Synopsis

 

Eva (Tilda Swinton) a mis sa vie professionnelle et ses ambitions personnelles entre parenthèses pour donner naissance à Kevin (Ezra Miller). Mais la communication entre mère et fils s’avère d’emblée très compliquée. A l’aube de ses 16 ans, il commet l’irréparable. Eva s’interroge alors sur sa responsabilité. En se remémorant les étapes de sa vie avant et avec Kevin, elle tente de comprendre ce qu’elle aurait pu ou peut-être dû faire. 

 

Fiche techniqueWe need to talk about Kevin - Affiche 1

 

Film britannique

Année de production : 2011

Durée :

Réalisation : Lynne Ramsay

Scénario :

Image :

Avec

 


 

Critique

 

Voilà le genre de film qui donne raison à la fameuse phrase de Truffaut : On peut se demander s’il n’y a pas incompatibilité entre le mot cinéma et le mot Angleterre. Il ne dément pas non plus l’analyse de Godard à propos du cinéma des années 1940-45 : Les Russes ont fait des films de martyre. Les Américains ont fait des films de publicité. Les Anglais ont fait ce qu'ils font toujours dans le cinéma, rien. Ni celle de la critique Pauline Kael : Les Anglais savent écrire, ils savent jouer la comédie (ou à tout le moins ils savent merveilleusement dire un texte, ce qui suffit à nous remplir d'admiration), mais ils ne savent pas réaliser des films. Bon, je reconnais que ces propos sont aussi méprisants qu’injustes -Hitchcock et Powell, pour ne citer qu’eux, ce n’est quand même pas rien- et que je fais preuve d’une parfaite mauvaise foi en m’appuyant sur eux pour critiquer ce film dégueulasse

 

We need to talk about Kevin 2 

Désolé pour ce mot vulgaire, mais c’est le premier qui me vient à l’esprit lorsque je repense à We need to talk about kevin. Je sais que je ne vais pas m’attirer de nouveaux amis en écrivant ces lignes, cependant, après ce que j’ai déjà dit sur Harry Potter, je crois que je n’ai plus rien à craindre… Il faut dire que j’en ai assez de voir qualifier de chef-d’œuvre des films malsains qui n’ont souvent d’autre objet que de provoquer, de choquer... Certes, ce troisième long métrage de Lynne Ramsay est glaçant et le trouble qu’il provoque dure longtemps après la projection (pour reprendre des expressions largement usitées à son propos). Est-ce pour autant un gage de qualité ? Pas toujours, ainsi que le prouve ce film. Le propos de la cinéaste est d’un symbolisme si insistant -la couleur rouge, omniprésente- qu’il frise très vite le ridicule. Et ce n’est pas son évocation d’une relation mère-enfant dénaturée qui rattrape l’affaire. C’est de la psychologie de hussard. Ta mère préférait le bruit d’un marteau-piqueur à tes pleurs d’enfant ? Tu seras donc un sociopathe ! Une thèse aussi subtile que celle qui explique l’antisémitisme pathologique d’Hitler par l’origine juive du médecin qui soignait sa mère… 

 

Démonstratif (Ezra Miller surjoue son personnage), tape-à-l’œil, We need to talk about kevin interroge tout de même sur la manière dont les sociétés anglo-saxonnes envisagent -via leurs cinéastes- leur jeunesse. Que l’on songe à l’éprouvant Eden Lake de James Watkins ou au récent Neds de Peter Mullan, mais aussi à Elephant ou Bowling for Columbine. Le tableau est très sombre, voire inquiétant… Quant au cinéma britannique, je trouve que sa production actuelle relève de la surenchère. Une évolution qui ne m'intéresse pas...

 

Ma note - 1/5

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