Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Articles avec #actualite - evenements tag

Une femme douce (Robert Bresson)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

femme_douce_3.jpg

 

Je signale la ressortie prochaine (6 novembre 2013), en version restaurée d’une Femme douce, de Robert Bresson (distribution : Les Acacias). Cette adaptation d’une nouvelle de Dostoïevski (La douce), invisible depuis plus de vingt ans au cinéma, marque les débuts à l’écran de la toute jeune Dominique Sanda (elle avait seize ans quand le cinéaste la contacta).

 

 

Ce film raconte l’histoire d’une jeune femme qui, blessée par la froideur et la jalousie de son mari (Guy Frangin), se suicide. Construit sur un flashback, il marque la première utilisation de la couleur par Bresson. Auteur réputé austère, il dresse ici un beau portrait de femme, sensuel et émouvant : « Bresson, continuant de s’enhardir, nous montre pour la première fois son héroïne nue, de face comme de dos (Jean-Michel Frodon, Robert Bresson, Cahiers du cinéma, 2008) ». Bresson s'expliqua sur ce choix, expliquant qu'une « certaine forme de sensualité ne peut être évoquée sans la vision du nu ». A méditer, pour ceux que choque La vie d'Adèle, même si le film de Kechiche va bien plus loin, on s'en doute, que ce que montre Bresson (mais ce n'est plus la même époque).

Bref, du grand et beau cinéma, exigeant et intelligent, souvent bouleversant, notamment dans la séquence finale. A ne pas rater.

Voir les commentaires

Les trois lumières (France 3, 19 novembre 2012 à 00h15)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Les-trois-lumieres-1.jpg

 

Dans le cadre du Cinéma de minuit, France 3 diffusera le 19 novembre prochain Les trois lumières, l’un des premiers films de Fritz Lang (1921). Tourné juste avant Le docteur Mabuse, il raconte l’histoire d’une jeune fille dont le fiancé est enlevé par un mystérieux voyageur. Pour retrouver son bien-aimé, il lui faudra sauver l’une des trois vies symbolisées par les lumières que lui présente l’inconnu, qui n’est autre que la Mort. Lotte Eisner vit dans ce récit une parenté avec deux contes, l’un d’Andersen, L’histoire d’une mère, l’autre des frères Grimm, La mort marraine. 

 

Les trois lumières offre au spectateur de nombreux trucages, notamment une scène sur un tapis volant qui incita Douglas Fairbanks à acquérir les droits du film dans le but de retarder sa sortie américaine, et ainsi en copier l’effet pour son Voleur de Bagdad, qui sortira en (1924). Elle inspira également une séquence de Faust, une légende allemande de Murnau (1926). 

 

Les-trois-lumieres-2.jpg 

A l’affiche des Trois lumières, on relèvera la présence de Lil Dagover, dont la carrière couvre soixante ans de cinéma allemand. L’actrice eut plusieurs fois l’occasion d’évoluer devant la camera de Lang : Les araignées, Harakiri, Le docteur Mabuse. Elle tourna également sous la direction de Robert Wiene (Le cabinet du docteur Caligari), Friedrich Murnau (Le fantôme, Tartuffe), Ewald André Dupont (Der Demütige und die Tänzerin) ou Henri Fescourt (Monte Cristo). Elle a ici pour partenaire Bernhard Goetzke (dans le rôle de la Mort), qu’elle retrouva dans Le docteur Mabuse et Monte Cristo. 

 

En tête de la distribution technique figure Fritz Arno Wagner, dont j’ai déjà parlé à l’occasion de La découverte d’un secret de Murnau. Pour rendre compte de l’immense talent de ce chef opérateur, l’un des plus grands de son temps avec Karl Freund et Carl Hoffmann, il suffit d’énumérer la longue liste des chefs-d’œuvre auxquels il collabora tout au long de la République de Weimar : Madame Du Barry, La terre qui flambe, Nosferatu le vampire, Les espions, Le journal d’une fille perdue, Quatre de l’infanterie, M le maudit, L'opéra de quat'sous, Le testament du docteur Mabuse

 

A noter, pour conclure, que Les trois lumières est diffusé dans le cadre d’un cycle Fritz Lang, qui proposera également House by the river, Chasse à l’homme et Le secret derrière la porte.

 

fee ton jouet bandeau 

Voir les commentaires

The silent enemy (Arte, 24 octobre 2012 à 00h20)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

The-silent-enemy-1.jpg

 

Arte diffusera le 24 octobre prochain The silent enemy de H P Carver (1930). Une véritable curiosité....

Ce projet initié par W Douglas Burden trouve son inspiration dans le célèbre documentaire de Merian C Cooper et Ernest B Schoedsack, Chang (1927). Pour le mener à bien, Burden s'entoura de collaborateurs susceptibles de s'investir dans un tournage de plus d'un an, en pleine nature, avec des comédiens non-professionnels. Le réalisateur fut choisi en raison de son travail sur Chang, Ilya Tolstoï -neveu de l’écrivain- pour ses connaissances de la toundra. L'équipe comprenait aussi Marcel Le Picard, directeur de la photographie d’une cinquantaine de films muets, dont Pour l’indépendance (1924), l’un des derniers films de David Wark Griffith.
 

 

Tourné dans la réserve Temagami, dans la partie nord de l’Ontario (L’alliance brisée, le western des années 1920, Jean-Louis Leutrat, Presses universitaire de Lyon, 1985), The silent enemy est une reconstitution, sous forme de fiction, de la manière dont vivaient les Indiens Ojibwa, au Canada, avant l'arrivée des colons blancs.

Comme l’observe la Société française d'anthropologie visuelle, ce film relève de la démarche mémorielle : [Il] participe des entreprises qui s'attachent à préserver quelques traces d'une civilisation considérée à l'époque comme évanescente. Fort de la certitude que les Indiens allaient à tout jamais se fondre dans la société américaine, un certain nombre d'auteurs (cinéastes, écrivains) entamèrent un travail sur la mémoire, un travail presque muséal, en proposant une image idéalisée de l'Indien (le noble sauvage digne dans la défaite).
 

 

The-silent-enemy-2.jpg 

The silent enemy bat en brèche nos idées reçues quant aux représentations des Amérindiens dans les premiers temps du cinéma. C’est l’Indien, écrit Anne Garrait-Bourrier, et non le cow-boy, qui fut le personnage central des premiers westerns muets. De plus, ces films tournés pendant la première décennie du siècle, ne faisaient pas le récit de sanglantes batailles contre des soldats ou encore de massacres de pionniers, mais montraient au contraire des scènes de vie quotidienne au sein de la communauté indienne (L’iconographie de l’Indien dans le cinéma américain : de la manipulation de l’image à sa reconquête, Revue Lisa, 2004). On est ici à une période charnière, où les principaux rôles d’Indiens sont encore incarnés par des natifs du continent américain, non par des acteurs blancs grimés, comme ce sera bientôt le cas (les Asiatiques connurent le même sort, ainsi que nous l’avons vu en évoquant la carrière d'Anna May Wong). 

 

The silent enemy n’est pas à proprement parlé un film ethnographique, même s’il recèle un certain nombre d'éléments intéressant cette discipline : Burden did concede many aspects of the film’s anthropological integrity to cinematic and commercial considerations. […] Ultimately, we should be cautious in responding to the film as an authentic anthropological document. However […] the filmmakers, cast and crew were unequivocal in their intention and commitment to honor the heritage of a noble and disappearing people, and to overcoming the considerable challenges associated with making it (présentation du film par Benjamin Schrom au San Francisco Silent Film Festival, 2008). Il constitue en revanche une étape importante du processus de construction de la figure de l'Indien à l’écran. Cette image alternera longtemps avec son négatif, cruel, qui s’est développé avec le parlant. 

 

The-silent-enemy-3.jpg 

Par un tragique coup du sort, la plupart des Indiens apparaissant dans le film moururent des suites de maladies contractées auprès des équipes de tournage blanches : Many of the Ojibway Indians who appeared in The silent enemy died soon after of tuberculosis, flu or pneumonia contracted from the white filmmakers (Benjamin Schrom). 

 

fee ton jouet bandeau

Voir les commentaires

Le maître du logis (Arte, 25 septembre 2012, à 23h30)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Le maître du logis

 

Arte diffusera le 25 septembre Le maître du logis de Carl Theodor Dreyer (1925). Tourné un an après Michael, ce film marque la fin de la période danoise du cinéaste et sa reconnaissance au niveau international. 

 

Adaptation d’une pièce de Svend Rindom (La chute d’un tyran), Le maître du logis raconte l’histoire de Viktor Frandsen, un horloger se conduisant de manière despotique envers son épouse, Ida. Lasse des vexations qu’elle ne cesse de subir, celle-ci décide finalement, sur les conseils de l'ancienne nourrice de son mari, Mads, de délaisser temporairement son foyer. Viktor va alors supporter la loi de la vieille femme, ce qui l’amènera à reconnaître les injustices qu'il faisait endurer à Ida. 

 

Le maître du logis 2 

A propos du Maître du logis, Maurice Drouzy relève qu’il est un exemple de grande architecture, un de ces films tournés en état de grâce dans lesquels tous les éléments se correspondent et s’emboîtent merveilleusement (Carl Th Dreyer, né Nilsson, Cerf, Paris, 1982).

Le public ne s’y trompa pas. L’accueil au Danemark fut très positif. En France, le triomphe fut tel que certaines sociétés acquirent les droits des précédents films de Dreyer (Michael). A Stockholm, à Londres, le succès fut également au rendez-vous, ce qui ouvrit bientôt au réalisateur les portes d’une maison de production parisienne, la Société Générale des Films, avec laquelle il allait tourner La passion de Jeanne d’Arc.

fee ton jouet bandeau

Voir les commentaires

Les lettres de la religieuse portugaise

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Les-lettres-de-la-religieuses-portugaise-1.jpg

 

Comme je l’avais fait pour Secundum Scripturas, je vous propose une actualité qui n’en est pas –encore- vraiment une, puisque le film que je m’apprête ici à évoquer est actuellement en post-production. Il s’agit juste d’un clin d’œil amical pour un camarade blogueur, Bruno François-Boucher, ancien assistant d’André Téchiné (Hôtel des Amériques), Patrice Leconte, Alain Corneau (Fort Saganne), Luc Besson, et également réalisateur de courts métrages et de documentaires (Au cœur de Nikita). 

 

Les lettres de la religieuse portugaise est son premier long métrage. Il s’agit de l’adaptation du célèbre roman éponyme publié en 1668, et déjà toile de fond de La religieuse portugaise d’Eugène Green (2009). Attribué à Mariana Alcoforado, religieuse du couvent de Nossa Senhora da Conceição de Beja (une autre thèse affirme que l’auteur serait Gabriel de Guilleragues, directeur de la Gazette de France), il raconte, sous forme de cinq lettres, l’amour passionné de la nonne pour un officier français, Noël Bouton de Chamilly. 

 

Les-lettres-de-la-religieuses-portugaise-2.jpg 

La passion amoureuse et l’approche des sentiments à travers la féminité sont des thèmes que je développe depuis plusieurs années, explique le réalisateur dans ses notes d’intentions. En lisant Les lettres portugaises de Mariana Alcoforado, […] j’ai immédiatement été touché par le courage du personnage qui analyse avec une précision exemplaire les rouages de sa passion qui se perd parfois en déraison. […]. A travers une incursion dans le présent, où une jeune femme part à la recherche de Mariana, ma proposition de film se veut être le lien entre passé et présent, afin d’inviter le spectateur d’aujourd’hui à s’identifier, comprendre et s’émouvoir d’un personnage féminin tout en force et en sensibilité, et dont les échos, à travers un texte écrit en 1668, résonnent toujours autant en 2012.

Cette vision est portée par la photographie de Jean-Paul Seaulieu, auteur de plus de quatre cents films publicitaires, et le jeu de Ségolène Point et Nicolas Herman.
 

 

Séduit par le teaser du film, je souhaite bon vent à Bruno pour ces Lettres de la religieuse portugaise. Et pour son projet d’adaptation d’un livre cher à mon cœur et qui, je l’espère, verra prochainement le jour… 

 

A consulter : Press-book du film

Voir les commentaires

Les tisserands (Arte, 29 août 2012, à 01h00)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Les-tisserands.jpg

 

Arte diffusera le 29 août Les tisserands de Friedrich Zelnik (1927), avec Paul Wegener (réalisateur, entre autres, de L’étudiant de Prague et du Golem) et Theodor Loos (un des fidèles de Lang, vu dans Les Nibelungen, Metropolis, Le testament du docteur Mabuse ou encore M le maudit). 

 

Les tisserands est l’adaptation de la pièce éponyme du dramaturge allemand Gerhart Hauptmann, prix Nobel de littérature en 1912, qui met ici en scène la révolte des tisserands silésiens (Weberaufstand) de 1844.

Ce soulèvement de la faim des tisseurs de Bielawa et de Pieszyce contre les barons de l’industrie, violemment réprimé par les troupes prussiennes, fut l’un des premiers du prolétariat allemand. Ce fut aussi l’une des prémices de la révolution de mars 1848. Heinrich Heine lui consacra un poème sous le titre Die armen Weber, publié dans Vorwärts !, le journal allemand de Paris :

Ein Fluch dem König, dem König der Reichen,
Den unser Elend nicht konnte erweichen,
Der uns den letzten Groschen erpreßt,
Und uns wie Hunde erschiessen läßt !
Wir weben ! Wir weben !

Maudit soit le Roi, le Roi des riches,
Que notre misère ne put émouvoir,
Dans notre poche il prit le dernier denier,
Puis nous fit fusiller comme des chiens !
Nous tissons, nous tissons !

         
Cortège des tisserands - Käthe Kollwitz
Cortège des tisserands, Käthe Kollwitz (série La révolte des tisserands, 1893-1897) 

   
A noter qu'Hauptmann eut un destin singulier, puisqu'il se vit interdit sur la scène berlinoise à l’époque wilhelmienne, en raison de l'orientation un peu trop sociale des Tisserands, avant d'être inscrit, en 1944, sur la Sonderliste (liste des artistes d’exception) de la Gottbegnadeten-Liste (liste des bénis de Dieu) établie par le Ministère du Reich à l'Education du peuple et à la Propagande, dirigé par Joseph Goebbels...


A consulter : Press-book du film

Voir les commentaires

Mobilisation en faveur de Cinecittà

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Gregory Crewdson - Sanctuaire 3

 

Cinecittà, c’est, entre autres, L’adieu aux armes, Amarcord, Ben-Hur, La cité des femmes, Cléopâtre, Les clowns, Les damnés, La dolce vita, Et pour quelques dollars de plus, Fellini Roma, Gangs of New York, Il était une fois dans l’Ouest, Il était une fois en Amérique, Mort à Venise, Le nom de la rose, Le parrain 3, Salò ou les 120 Journées de Sodome, Les Vitelloni… Depuis son inauguration, en 1937, Hollywood sul Tevere, comme disent les Italiens, nous a donc offert quantité d’images propres à nous émerveiller. Mais le rêve s’est en partie brisé dans la nuit du 9 au 10 août 2007, quand un incendie ravagea près de 4 000 m² des 40 hectares du complexe cinématographique. L'intervention rapide des pompiers permit néanmoins de sauver des décors historiques, comme ceux de Ben-Hur. 

 

Demain, le mythique studio pourrait subir une atteinte plus grave encore, celle de l’argent. Luigi Abete, Président de Cinecittà, un banquier de la BNL (liée à la BNP), l’un des principaux financeurs du cinéma italien, entend réorganiser le site en faisant venir des partenaires étrangers susceptibles de valoriser ses structures, tout en fournissant des services plus flexibles, soi-disant mieux appropriés à la demande. Son objectif, créer une sorte de hub –le vilain mot !- cinématographique avec hôtels, théâtres, installations techniques, centres de postproduction audio et vidéo. Emmanuel Gout, PDG de Cinecittà Word et chargé de mission stratégique après du président Abete, assure que Cinecittà restera un site historique protégé et qu’aucun licenciement n’est prévu. Tout au plus des redéploiements de personnels -on peut tout mettre derrière ce terme…- seraient-ils envisagés. 

 

Gregory Crewdson - Sanctuaire 4 

Le discours est assez différent du côté des représentants des salariés. Selon eux, le plan pourrait entraîner la suppression de postes d'ingénieurs du son, de concepteurs de décors et de costumiers qui ont des décennies d'expérience. Le projet prévoirait également l'éclatement des studios en plusieurs points, avec un nombre croissant de sous-traitants : La direction veut se concentrer sur l'activité non cinématographique, explique Francesco Mancini, constructeur de décor, et déplacer l'activité hors de Rome avec des employés précaires (source AFP). 

 

L'association des réalisateurs italiens a adressé une lettre ouverte au président de la République, Giorgio Napolitano, signée par de grands metteurs en scène internationaux. Une pétition initiée par la société des Auteurs-Réalisateurs-Producteurs (ARP) vient par ailleurs d’être mise en ligne. En voici le contenu : Alertés par leur confrère Ettore Scola, les cinéastes européens sont scandalisés de constater que les Studios Cinecittà, haut-lieu du patrimoine cinématographique mondial, sont mis en péril pour des motifs spéculatifs, et honteusement considérés avec aussi peu d’égards qu’un parking ou un supermarché. Est-il urgent de détruire ce lieu inséparable du cinéma de Fellini, Visconti, Comencini, Lattuada, entre autres, pour construire un centre de fitness ? Maigrir aux dépends du patrimoine et de la culture, tout un symbole : même sous Berlusconi, ils n’avaient pas osé. Les cinéastes et professionnels européens appellent chacun à la mobilisation pour sauver ce berceau du cinéma européen, et demandent aux autorités européennes d’agir rapidement et avec responsabilité, pour protéger et classer ce monument historique de la culture. Vous pouvez signer ce texte via ce lien. 

 

Gregory Crewdson - Sanctuaire 5 

On pourra toujours dire que les syndicats sont toujours prompts à se mobiliser dès qu’un changement est annoncé. Il n’empêche qu’on sait aussi ce dont sont capables les speculateurs. Il convient par conséquent d’être vigilant. A l’heure où j’écris, plus de 2 700 personnes ont déjà répondu à l’appel des défenseurs de Cinecittà. 

 

Si les craintes des personnels s’avéraient justifiées, et si la mobilisation ne parvenait pas à faire plier le Capital, il ne nous resterait plus qu’à revoir le très beau film de Fellini, Intervista (1987), ou nous promener virtuellement dans les décors de carton-pâte de ce lieu mythique grâce aux belles photographies de Gregory Crewdson, qui illustrent cet article, et que vous pouvez retrouver dans Sanctuaire (Editions Textuel).

Voir les commentaires

Programme de la Cinémathèque française pour la saison 2012-2013

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Les-enfants-du-paradis-1.jpg

 

La Cinémathèque française vient de présenter son programme de manifestations pour l’année à venir. Deux expositions rythmeront cette saison 2011-2012. La première s’articulera autour d’un film-phare du cinéma français, classé par l’UNESCO au patrimoine mondial : Les enfants du paradis. Elle se déroulera du 24 octobre au 27 janvier 2013. Dans un décor évoquant le boulevard du Crime, et notamment la façade du théâtre des Funambules, elle présentera plus de trois cents pièces, permettant ainsi au visiteur de revisiter l’histoire de cette œuvre (peintures, gouaches, affiches, photographies, vues stéréoscopiques, scénarios, correspondances, matériels publicitaires, costumes, accessoires, éléments de décors, maquettes…). Cet évènement sera aussi l’occasion de revoir l’ensemble des films du cinéaste. Parallèlement, Les enfants du paradis et Quai des brumes sortiront en Blu-ray. Un catalogue de l’exposition sera publié courant octobre, aux éditions Xavier Barral (en coédition avec la Cinémathèque française et la Fondation Jérôme Seydoux - Pathé), tandis que Gallimard rééditera le scénario original de Jacques Prévert. A noter qu’une étude comparée de ce texte et du découpage technique de Carné sera mise en ligne sur le site de la Cinémathèque. 

 

Le-boulevard-du-Crime--maquette-des-Enfants-du-paradis---Al.jpg 

Les enfants du paradis, maquette de décor (Alexandre Trauner)

 

La seconde exposition, organisée du 10 avril au 4 août 2013, sera conçue autour de Jacques Demy. Elle fera rimer des extraits de films avec des photographies, peintures, dessins ou sculptures créés par les artistes dont Demy a revendiqué l’influence (Jean Cocteau, David Hockney, Alexander Calder, Raoul Dufy, Niki de Saint-Phalle). Une intégrale de l’auteur des Parapluies de Cherbourg sera par ailleurs proposée. 

 

Parmi les autres manifestations annoncées, on signalera la création d’un nouveau rendez-vous annuel intitulé Toute la mémoire du monde - Festival international du film restauré. Un hommage à la Film Foundation de Martin Scorsese, ainsi qu’une sélection de films restaurés venus du monde entier et une programmation sur les débuts du cinéma sonore constitueront les grands axes de cette première édition. 

 

En dehors de ces deux moments forts, plusieurs cycles ou hommages seront organisés. Citons, entre autres, des rétrospectives Otto Preminger, Manoel de Oliveira, Maurice Pialat, Joel et Ethan Coen (en leur présence), Bernardo Bertolucci, Albert Capellani, René Clément.

A l’occasion du centième anniversaire d’Universal, la Cinémathèque programmera aussi au cours de l’hiver cent films du studio américain. Un ouvrage rédigé par plusieurs spécialistes et historiens du cinéma proposera en outre un récit détaillé de l’histoire d’Universal , un portrait des grands producteurs associés au studio, une étude de quelques-uns des cinéastes importants qui y ont travaillé ainsi qu’un aperçu des séries populaires produites au cours de son histoire (Editions de La Martinière).
 

 

A consulter : Programme de la Cinémathèque française (2012-2013)

Voir les commentaires

Au bonheur des dames de Julien Duvivier (Arte, 27 juin 2012 à 00h30) - Cagliostro de Richard Oswald (France 3, 1er juillet 2012 à 00h25)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Arte diffusera le 27 juin prochain Au bonheur des dames, le dernier film muet de Julien Duvivier (1930). Cette adaptation du roman éponyme d'Emile Zola met en scène la jeune Dita Parlo dans un de ses rôles les plus notables. A noter également la présence au générique du réalisateur Christian-Jaque, crédité ici comme set designer.

 

Cagliostro.jpg

 

En décembre dernier (voir mon article), j'annonçais la sortie en DVD, chez Potemkine, de Cagliostro de Richard Oswald (1929), l'une des dernières productions de la société Albatros.

Cette oeuvre, sur laquelle Marcel Carné fut assistant (la même année, qui marque ses débuts au cinéma, il participa aussi au tournage des Nouveaux messieurs de Jacques Feyder, diffusé le mois dernier sur la chaîne franco-allemande), fut longtemps considérée comme perdue. Elle a été retrouvée par la Cinémathéque française et en partie reconstituée. C'est donc un inédit à la télévision que proposera Patrick Brion dans le cadre du Cinéma de minuit.

Voir les commentaires

Les nouveaux messieurs de Jacques Feyder (Arte, 30 mai à 00h20)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Les-nouveaux-messieurs.jpg

 

Arte diffusera le 30 mai prochain Les nouveaux messieurs de Jacques Feyder (1929). Inspiré d’une pièce de théâtre de Robert de Flers et Francis de Croisset, ce film raconte l’histoire d’une danseuse, Suzanne Verrier (Gaby Morlay), entretenue par un député de droite, le comte de Grandpré-Montoire (Henry Roussel), mais aimant en secret un syndicaliste, Gaillac (Albert Préjean). 

 

Cette comédie est une critique légère, désinvolte et irrévérencieuse des mœurs de jeunes politiciens. Certaines scènes peu glorieuses pour le monde politique de l’époque -dont une bagarre à la Chambre des députés- lui valurent d’être censurée pour atteinte à la dignité des parlementaires, provoquant ainsi le départ de Feyder pour les Etats-Unis, où il tourna bientôt Le baiser, avec Greta Garbo, dernier film muet de la MGM. 

 

A noter la présence au générique du jeune Marcel Carné (il avait alors 23 ans), crédité comme assistant caméraman. Le jeune homme avait rencontré en 1928 Françoise Rosay, la femme de Feyder, lors d'un dîner chez des amis communs. A la fin du repas, il obtint de celle-ci qu'elle organise une rencontre avec son mari, ce qui lui valut d’être engagé sur ce film.

 

On retiendra aussi la qualité des décors, signés Lazare Meerson, collaborateur régulier du cinéaste d’origine belge (Gribiche, Carmen, Le grand jeu, Pension Mimosas, Die klugen Frauen), mais également de René Clair (Un chapeau de paille d’Italie, Sous les toits de Paris, Le million, A nous la liberté, Quatorze juillet). Il travailla aussi pour L’Herbier (L’argent), Eisenstein (Romance sentimentale), Duvivier (David Golder), Gance (La fin du monde), Allégret (Lac aux dames, Les beaux jours), Tourneur (Justin de Marseille) ou encore Vidor (La citadelle).

Voir les commentaires

L’énigme de Curtis Bernhardt (Arte, 2 mai 2012 à minuit)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

L-enigme.jpg

 

Dans le cadre de son programme consacré au cinéma muet, Arte diffusera le 2 mai à minuit L’énigme -ou La femme que l’on désire- de Curtis Bernhardt (1929). Un film important, puisqu’il s’agit du premier rôle notable de Marlène Dietrich. 

 

Adapté d’un roman de l’écrivain tchèque Max Brod, connu pour avoir été l’ami et l'exécuteur testamentaire de Kafka, L’énigme raconte l’histoire d’Henry (Uno Henning) qui, en voyage de noces avec une épouse fortunée qu'il n'aime pas, rencontre Stascha (Marlène Dietrich), une belle jeune femme accompagnée d'un homme plus âgé qu'elle, à qui elle semble vouloir échapper. Elle prétend avoir tué son mari avec l'aide du vieillard. S'ensuit un vertigineux triangle amoureux dont Henry ne sortira pas indemne... 

 

Jean Renoir et Curt Courant - Tournage de La bête humaine 

Curt Courant (à gauche) et Jean Renoir (à droite) sur le tournage de La bête humaine (1938) 

 

Ce film, restauré par la Friedrich Wilhelm Murnau Stiftung, vaut aussi pour la qualité de sa photographie, signée Curt Courant, l’un des plus grands chefs opérateurs allemands des années 1930-1940. Il travailla entre autres avec Lang (La femme sur la Lune), Hitchcock (L’homme qui en savait trop), Carné (Le jour se lève), Ophüls (De Mayerling à Sarajevo), Chaplin (Monsieur Verdoux) ou encore Renoir, qui dit de lui, dans Ma vie et mes films : Dans La bête humaine [...], les opérateurs étaient Curt Courant et mon neveu Claude Renoir. Curt Courant était un petit homme sec et léger, un vrai poids-plume. Il risquait constamment d'être enlevé par le vent qui soufflait en diable sur ce studio roulant [la locomotive]. Dans plusieurs prises de vues, je dus le prendre dans mes bras pour qu'il ne soit pas balayé par le courant d'air.

Voir les commentaires

Journée hommage à Georges Franju (16 avril 2012, Cinémathèque française)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Judex-1.jpg

 

Pour le vingtième anniversaire de la Cinémathèque française, Henri Langlois programma en trois séances l’intégralité des courts métrages de Georges Franju. Voici ce qu’il disait alors de son ami : Son œil est vierge. C’est cette ingénuité de l’œil, jointe à une honnêteté totale qui fait la force de Franju. Il lui suffit de regarder et de capter ce qu’il voit. Tous les cinéastes interprètent, lui, se contente de déshabiller l’objet, de le décrasser du vernis de l’habitude et de nous le révéler. C’est ainsi que, révolutionnaire malgré lui, pamphlétaire sans le savoir, d’une réalité qu’il s’efforce, en toute naïveté, à restituer dans son objectivité, Georges Franju se promène avec la grandeur du garnement du Conte d’Andersen qui voyait bien que le Roi était nu, et ne se gênait pas pour le dire. C’est pourquoi il est le seul réalisateur insolite de ce temps. 

 

Le 12 avril dernier, Franju, cofondateur de la Cinémathèque, aurait eu cent ans. Afin de lui rendre hommage, une rétrospective était envisagée. Hélas, d’obscures raisons juridiques ont obligé à différer ce projet, des oeuvres importantes –Thérèse Desqueyroux et Thomas l’Imposteur- ne pouvant être actuellement projetées. 

 

Judex-2.jpg 

Le centenaire de la naissance de Franju sera néanmoins commémoré le 16 avril. Grâce au concours de Gaumont et à celui de Jacques Champreux (petit-fils de Louis Feuillade et scénariste de Judex et Nuits rouges), plusieurs films en copie neuve (Hôtel des Invalides, Mon chien, Judex) ou en version restaurée (Les yeux sans visage) seront en effet présentés. Le documentaire d’André S Labarthe, Georges Franju, le visionnaire, introduira par ailleurs une table ronde réunissant le réalisateur et plusieurs artistes ayant collaboré avec Franju, parmi lesquels ses actrices Edith Scob et Francine Bergé, ainsi que Jean-Pierre Mocky. 

 

Un Zoom sur Judex sera en outre mis en ligne sur le site de la Cinémathèque. Il permettra d’explorer l’univers fantastique de Georges Franju qui, en 1963, adapta Judex en se souvenant de la magie du cinéma muet. Le visiteur sera convié à la découverte de ce film et du monde insolite du cinéaste, grâce à des extraits de films, dessins, photographies, archives, costumes et surtout les étonnants masques d’oiseaux de la scène du bal, conservés dans les collections de l’institution.

Voir les commentaires

Palmarès du quatrième Festival international du film policier de Beaune

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Margin call 2

 

Margin Call, premier long métrage du cinéaste américain J C Chandor, au casting prestigieux (Kevin Spacey, Paul Bettany, Jeremy Irons, Stanley Tucci, Demi Moore), a décroché le Grand prix du quatrième Festival international du film policier de Beaune, présidé par Jean-Loup Dabadie (voir l’article que j’ai consacré à ce sujet).

Margin Call, également nommé cette année pour l’Oscar du meilleur scénario original, est un thriller financier mettant en scène des traders de Wall Street devant gérer une crise qui les dépasse. Ce film devrait sortir en salle le 2 mai prochain.

Cette édition a aussi vu le sacre de Headhunters de Morten Tyldum, tiré du bestseller norvégien Chasseurs de tête, signé Jo Nesbø. Le prix spécial police est allé à Shadow dancer de James Marsh, alors que celui de la critique a récompensé Kill List de Ben Wheatley. Enfin, Acab, all cops are bastards, de l’Italien Stefano Sollima, s’est vu attribué le prix Sang Neuf.

Voir les commentaires

Quatrième Festival international du film policier de Beaune (28 mars 2012-1er avril 2012)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Festival-policier-de-Beaune-2012---Affiche.JPG

 

La quatrième édition du Festival international du film policier de Beaune se déroulera du 28 mars au 1er avril 2012.

Cet évènement, qui a récompensé l’année dernière The man from nowhere (Grand prix) du Coréen Jeong-beom Lee, et Bullhead (Prix du Jury) de Michaël R Roskam, mettra à l’honneur Londres, ce qui permettra de (re)découvrir une sélection de films emblématiques de la capital britannique : Les forbans de la nuit (Jules Dassin), Le voyeur (Michael Powell), Frenzy (Alfred Hitchcock), Arnaques, crimes et botanique (Guy Ritchie), Layer cake (Matthew Vaughn) et Les promesses de l’ombre (David Cronenberg).
 

 

La compétition officielle proposera des œuvres venues de tous les horizons, tels Shadow dancer de James Marsh (séance d’ouverture), Citizen gangster de Nathan Morlando (Canada), Colombus circle de George Gallo (Etats-Unis), Headhunters de Morten Tyldum (Norvège), Headshot de Pen-ek Ratanaruang (Thaïlande-France), Kill list de Ben Wheatley (Royaume-Uni), Margin call de J C Chandor (Etats-Unis), Miss bala de Gerardo Naranjo (Mexique) et No rest for the wicked d’Enrique Urbizu (Espagne). 

 

Headshot-de-Pen-ek-Ratanaruang.jpg 

Headshot, Pen-ek Ratanaruang

 

Côté Sang neuf (sélection destinée à mettre en avant de jeunes réalisateurs), la compétition réunira cinq titres : Acab, all cops are bastards (Stefano Sollima), Aux yeux de tous (Cédric Jimenez), Behold the lamb (John McIlduff), Days of grace (Everardo Gout), Hanaan (Ruslan Park) et The odds (Simon Davidson). 

 

Le jury, présidé par Jean-Loup Dabadie, sera composé de Naidra Ayadi, Pascal Bonitzer, Karim Dridi, Nadia Farès, Julie Ferrier, Tony Gatlif, Jean Ollé-Laprune, Nicolas Saada et Jonathan Zaccaï. 

 

L’invité d’honneur de cette édition sera Jean Reno. Par ailleurs, un hommage sera rendu à Richard Donner et une leçon de cinéma donnée par Joel Schumacher. 

 

Programme complet sur ce lien

Voir les commentaires

Exposition Tim Burton (7 mars 2012-5 août 2012, Cinémathèque française)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Exposition-Tim-Burton.jpg

 

La Cinémathèque française accueille depuis le 7 mars (et jusqu’au 5 août 2012) l'exposition Tim Burtonconçue en 2009 par le Museum of modern art de New York. Cet évènement est l’occasion de découvrir des œuvres originales d’un artiste qui se plaît à mixer et subvertir les genres. Certaines datent de sa jeunesse et sont de pures rêveries visuelles imaginées pour des projets demeurés à l’état d’ébauche. D’autres au contraire sont de récents prototypes de travail. 

 

Parallèlement, il sera possible de (re)découvrir la totalité des films de cet auteur. Une opération Carte blanche à Tim Burton apportera par ailleurs un éclairage sur les œuvres qui l’ont influencés : L’aventure de Madame Muir, Le cabinet du docteur Caligari, La chambre des tortures, Double assassinat dans la rue Morgue, Les envahisseurs de la planète rouge, La fiancée du monstre, Frankenstein, L’homme qui rit, Huit et demi, Jason et les Argonautes, Nosferatu le vampire, Répulsion

 

L’exposition comprendra un certain nombre d’animations. Outre une master class, le programme proposera ainsi un cycle de conférences : L’art des morts : la création morbide chez Tim Burton par Antoine de Baecque, La géographie imaginaire des films de Tim Burton : de Burbank à New Holland par Matthieu Orléan, Motion capture, performance capture, effets spéciaux, des origines à Tim Burton par Gilles Penso. Les enfants ne seront pas oubliés, avec la mise en place d’ateliers et de stages, notamment pendant les vacances de Pâques.

 

Integrale-Tim-Burton-1.jpg

 

Côté édition, on retiendra surtout la sortie en DVD (et Blu-ray) de l’intégrale des films du cinéaste dans un somptueux coffret incluant un livret de 42 pages. A ne pas manquer non plus un exceptionnel album intitulé L’art de Tim Burton, regroupant plus de 1 000 créations de l’artiste (chez Steeles Publishing).

Cerise sur le gâteau, Dark Shadows, le nouvel opus du réalisateur, sortira le 9 mai prochain. Adaptation de la série éponyme de Dan Curtis, diffusée entre 1966 et 1971 sur ABC, ce long-métrage relate les mésaventures fantastiques de la famille Collins, dont l'un des principaux membres est le redoutable vampire Barnabas (Johnny Depp). Avec, dans le rôle d’Angélique Bouchard... la troublante Eva Green… J’en salive par avance…

Programme de l’exposition

Bibliographie de Tim Burton

Voir les commentaires

Secundum Scripturas

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Secundum-Scripturas-1.jpg

 

Une actualité assez inhabituelle, ce soir, puisque je vous invite à suivre en live, ou presque, le tournage d’un court métrage. Ce projet intitulé Secundum Scripturas est porté par quatre étudiants d’une école de cinéma : Hugo François, Léa Gailhard, Mathilde Monti et Pierre Suteau. 

 

Cette fiction d’une vingtaine de minutes, inspirée d’un fait réel, se déroule au milieu du XIXème siècle dans la campagne du Sud-Ouest de la France. Le tournage a commencé le 7 février et s’achèvera à la fin du mois. Le financement de base a été assuré grâce à un système de dons, qui a permis à l’équipe d’assurer la location des costumes et accessoires, la régie et les déplacements. Néanmoins, un soutien est encore possible, notamment pour dédommager les bénévoles (voir sur ce site, où vous pouvez également suivre l'avancement du projet).

 

Secundum-Scripturas-2.jpg 

Synopsis - En 1830, le mariage d’un comte (Didier Petite) et d’une servante (Margo Becz) tourne au drame lorsque la mariée s’étouffe avec le noyau d’un fruit. Très vite on l’enterre, sans réelle cérémonie, dans le tombeau familial. C’est là bas que le fils du fossoyeur (Cyril Masson) se rend le soir-même pour voler la magnifique parure restée au cou de la défunte. En ouvrant le cercueil, il est touché par la beauté de la mariée et ne pouvant retenir ses pulsions, l’embrasse fougueusement. A cet instant, la jeune femme revient à la vie...

Voir les commentaires

Actualité des collections de la Cinémathèque française

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Automaboulisme-et-autorite-1.jpg

 

Olivier Auboin-Vermorel, l’un des grands collectionneurs européens d’appareils cinématographiques anciens, a confié en dépôt à la Cinémathèque française sa collection de films des premiers temps. On trouve dans cet ensemble des pièces uniques : films 90 mm d’Etienne-Jules Marey et de Georges Demenÿ, films 35 mm à perforations centrales du Phono-cinéma-théâtre (un système de projection développé à la fin du XIXème siècle par Henri Lioret de France et Clément-Maurice Gratioulet permettant une synchronisation de sons enregistrés sur un phonographe à cylindre avec des images), films 35 mm Nadar à perforations Edison, films Pathé, films de la Cines (une maison italienne spécialisée dans la production et la distribution), ainsi qu’un film original du Kinétoscope Edison, A bar room scene (1895), peint à la main. 

 

La collection Auboin-Vermorel comprend aussi plusieurs films de Méliès, dont deux œuvres invisibles depuis leur sortie : Automaboulisme et autorité (1899) et Les aventures de Robinson Crusoé (1902). Le premier est malheureusement fragmentaire, mais les images qui subsistent -voir celle figurant en tête de cet article- permettent tout de même d’apprécier l’humour de Méliès. 

 

Les-aventures-de-Robinson-Crusoe.jpg 

Les aventures de Robinson Crusoé a été tourné aux studios de Montreuil peu après Le voyage dans la Lune. Cette adaptation de l’œuvre de Daniel Defoe, dans laquelle Méliès interprète le rôle-titre, dure une quinzaine de minutes. La copie originale nitrate qui a été retrouvée est d’une extraordinaire fraîcheur au point de vue des couleurs, appliquées à l’époque au pinceau avec des peintures à l’aniline. Elle a été restaurée par la Cinémathèque française et les laboratoires Eclair. Les 10 669 images de ce court métrage ont été numérisées, nettoyées et stabilisées. Cette œuvre a été présentée pour la première fois le 8 décembre à la Cinémathèque, lors d’une soirée-hommage au cinéaste. Il ne s’agit encore que d’une première restauration. Celle-ci devrait être achevée en cours d’année. 

 

Concernant Méliès, je signale également la sortie chez Lobster le 26 avril prochain, en DVD et Blu-ray, de la version restaurée du Voyage dans la Lune, précédée du Voyage extraordinaire, un documentaire de Serge Bromberg et Eric Lange racontant la résurrection de ce film.

Voir les commentaires

Charlie Chaplin, images d’un mythe (16 décembre 2011-20 mai 2012, Palais Lumière d’Evian) - Cinéma, art du XIXème siècle (14-28 janvier 2012, musée d'Orsay)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Tournage-des-temps-modernes.jpg

 

En janvier 2011, le musée de l’Elysée de Lausanne annonçait le dépôt dans ses collections du fonds Chaplin, une importante collection constituée d’environ 10 000 photographies retraçant la carrière et la vie du créateur de Charlot. Cet ensemble compte des pièces d’une valeur majeure, dont l’album Keystone (photo), un objet unique composé d’environ 790 clichés permettant de découvrir la mise en place progressive du personnage de Charlot.

L’exposition Charlie Chaplin - Images d’un mythe rend compte de la portée historique et esthétique inestimable de ce fonds. Outre les photographies (photos de travail, photos de promotion, photos de plateaux, de premières, portraits officiels…), des extraits de films, des affiches, des coupures de presse, mettent en image l’univers du cinéaste.

 

Cinema--art-du-XIXeme-siecle-1.jpg

 

Le musée d’Orsay propose pour sa part une exposition intitulée Cinéma, art du XIXème siècle. A travers une programmation qui mélange tous les genres -aussi bien la fiction que le documentaire- ce cycle présente quelques chefs-d'œuvre des premiers temps du cinéma. Huit thèmes ont été retenus : Des machines et des hommes, Vol plané, Folie's, Bestiaire, Histoire de fleurs, Marcel (ne) va (pas) au cinéma, Ainsi soit-il et Japon, japonisme, japonaiseries.

Voir les commentaires

Camelot et Terra nova (Canal +, janvier 2012)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Camelot.jpg

 

Premier article consacré à une série TV sur ce blog. Bon, j’avoue, pas besoin de me soumettre à la question ! C’est juste un prétexte pour mettre en ligne une photographie d’Eva Green. Evidemment, tout cela est un peu superficiel, mais il n’y a pas de mal à se faire du bien, non ?

Canal + proposera donc à partir de lundi la formidaaaaaaable série -attention à ceux qui oseront émettre une critique négative !- produite par la chaîne Starz. Cette nouvelle version de la légende arthurienne, créée par Michael Hirst (Les Tudors), a été écrite par des habitués de la télévision, dont Chris Chibnall (Doctor Who, Torchwood). Au casting, outre Eva Green, dans le rôle de Morgan, figurent Joseph Fiennes (Merlin), Jamie Campbell Bower (Arthur), Tamsin Egerton (Guenièvre)... La sortie du DVD est annoncée pour le 15 février prochain.
 

 

La chaîne cryptée annonce également la diffusion à partir du 19 janvier de la nouvelle série produite par Steven Spielberg, Terra Nova. L’histoire se situe en 2149. La vie sur Terre est menacée d'extinction à cause de la pollution. Il ne reste qu’un seul espoir de survie pour l’humanité : envoyer quelques individus dans une faille spatio-temporelle découverte par des scientifiques. La famille Shannon rejoint la dixième expédition vers Terra Nova, où avec d’autres colons ils vont tenter de recréer une civilisation au milieu d’un monde hostile dominé par les dinosaures (site officiel).

Voir les commentaires

Programme d'Arte pour les Fêtes de fin d'année

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Metropolis.jpg

 

Ceux qui n'auront pas la chance de se rendre à l’exposition Fritz Lang à la Cinémathèque française (jusqu’au 29 janvier 2012), ou qui n’ont pas acheté l’édition Blu-ray, pourront tout de même découvrir la version presque intégrale de Metropolis sur Arte le 30 décembre prochain à 22h45. La chaîne franco-allemande l’avait déjà diffusée en février 2010, lors d’un ciné-concert organisé dans le cadre du Festival du film de Berlin. Pour ceux qui auraient vécu ces dernières années au sommet d’une colonne, comme l’anachorète Saint Siméon le Stylite, et qui viendraient seulement d’en descendre, rappelons qu’une copie comprenant la quasi-totalité des scènes manquantes de ce film a été retrouvée en 2008 au Musée du cinéma de Buenos Aires... 

 

Arte proposera également pendant les Fêtes six soirées Laurel et Hardy. Ce cycle débutera ce soir, avec le premier long métrage du tandem, Sous les verrous (1931) et deux courts : Marchands de poisson (1932) et Laurel et Hardy constructeurs (1928). Le 22 décembre seront diffusés C’est donc ton frère (1936), Livreurs sachant livrer (1932) et Vive la liberté (1929). Au programme du 26 décembre, Laurel et Hardy au Far West (1937), Laurel et Hardy électriciens (1935) et On a gaffé (1928). Le 28 décembre, la chaîne diffusera un documentaire d’Andrea Baum, Laurel et Hardy – Une histoire d’amour. Le 29 décembre, on verra Les as d’Oxford (1940), Les bricoleurs (1940), Son altesse royal (1929). Le 1er janvier, outre le documentaire déjà cité, on pourra découvrir Les compagnons de la nouba (1934), Les joyeux compères (1934) et Atoll K (1951), qui marque la dernière collabration du duo. Certains de ces films seront rediffusés le 2 janvier. 

 

Laurel-et-Hardy.jpg 

En complément, Arte consacrera son programme muet du mois à un acteur comique qui eut son heure de gloire avec les prestigieux studios Hal Roach, Max Davidson. Né en 1875 à Berlin, ce comédien s'est illustré dans près de deux cents rôles, apparaissant notamment dans Intolérance de Griffith ou Le dictateur de Chaplin. La chaîne diffusera trois de ses courts métrages le 27 décembre (à partir de 1h05) : Quand la fille mène le bal (Leo McCarey), Une histoire de fous (Clyde A Bruckman) et Comme un coq en pâte (Fred Guiol). 

 

La chaîne franco-allemande nous permettra enfin de revoir plusieurs films de Pierre Etaix : Heureux anniversaire (21 décembre), Yoyo (23 décembre), Le grand amour (28 décembre), Le soupirant (30 décembre) et Tant qu’on a la santé (le 3 janvier).

Programme complet sur ce lien.

Voir les commentaires

Soirée Georges Méliès (France 3, 8 décembre 2011 à partir de 23h40)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Georges-Melies-1.jpg

 

Georges Méliès est né le 8 décembre 1861. Pour le 150ème anniversaire de sa naissance, France 3 s'apprête à lui dédier une soirée. Celle-ci débutera avec la diffusion du documentaire de Serge Bromberg et Éric Lange, Le voyage extraordinaire, qui retrace l’histoire de la restauration du chef-d’œuvre du réalisateur, Le voyage dans la Lune. Ce court métrage, premier film classé au patrimoine de l’UNESCO, a été présenté en ouverture officielle du dernier Festival de Cannes dans une version inédite en couleur. Donnée pour perdue, celle-ci est réapparue en 1993, lorsqu’un anonyme déposa à la cinémathèque de Barcelone une collection de plus d’une centaine de boîtes de films des premiers temps du cinéma. La pellicule était cristallisée, donc inutilisable. Cela n’empêcha pas Serge Bromberg, patron de Lobster, et auteur, avec Ruxandra Medrea, de L'enfer d'Henri-Georges Clouzot, de se battre pour récupérer cette copie. Ce qu'il réussit à faire en échange de L’Araignée d’or (1908), une œuvre de Segundo de Chomón, un pionnier du cinéma espagnol (pour en savoir davantage sur cette restauration voir mon article du 23 mai 2011).

 

La soirée hommage au premier magicien du cinéma se poursuivra avec la diffusion du Voyage dans la Lune et de six courts-métrages : Le chevalier mystère (1899), L’antre des esprits (1901), Le royaume des fées (1903), Le tonnerre de Jupiter (1903),  Le chaudron infernal. (1903), Les cartes vivantes (1904).  

 

Le voyage dans la lune 1

 

Pour mémoire, je rappelle que la société Lobster commercialise un coffret de six DVD rassemblant la presque totalité des films conservés du cinéaste (soit près de 200). Un ensemble exceptionnel qui permet d’appréhender l’importance de l’œuvre de ce génie de l’enchantement. Onze musiciens ont accompagné les films dans l’esprit de l’époque. Quinze courts métrages ont été reproduits à partir de copies originales coloriées au pinceau. Vingt-deux ont un boniment rédigé par Méliès lui-même, ou inspiré de ses écrits. En complément, Le grand Méliès, de Georges Franju (1953), interprété par André Méliès et Jehanne d’Alcy, retrace la vie de ce maître absolu de la fantaisie et du rêve.

J’en profite pour signaler la réédition récente aux Editions de La tour verte de Georges Méliès, l’enchanteur. Ecrite par la petite-fille du réalisateur, Madeleine Malthête-Méliès, cette biographie très documentée et richement illustrée sera présentée par son auteur le 8 décembre à la Cinémathèque française.

 

A noter enfin que Hugo Cabret de Martin Scorsese (sortie le 14 décembre), devrait contenir quelques scènes de la version coloriée du Voyage dans la Lune.

Voir les commentaires

Feu Mathias Pascal de Marcel L'Herbier (Arte, 29 novembre 2011 à 00h20)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Arte proposera le 29 novembre prochain Feu Mathias Pascal de Marcel L’herbier. Adapté d’un roman de Pirandello, ce mélodrame de 1926 raconte l’histoire de Mathias, qui, après s’être pris de querelle avec sa femme et sa belle-mère, se rend à Monte-Carlo, où il gagne au jeu une importante somme d’argent. De retour dans son village, il découvre que, suite à la fausse identification du cadavre d’un désespéré qui s’est jeté dans son puits, on l’a déclaré mort. Il décide alors de profiter de la situation pour commencer une nouvelle vie…

 

Feu Mathias Pascal 

Cette version, déjà diffusée sur la chaîne franco-allemande le 28 décembre 2010, est issue d’une copie tirée en 2009 en couleur à partir d’un contretype de 1964, lui-même obtenu à partir d'un négatif d'origine. A noter encore qu’il s’agit du quatrième film de Michel Simon. 

Voir les commentaires

La princesse aux huîtres d'Ernst Lubitsch (Arte, 25 octobre 2011 à minuit)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Arte diffusera le 25 octobre prochain, à minuit, La princesse aux huîtres d’Ernst Lubitsch. Cette comédie tournée en 1919 raconte l’histoire d’Ossi (Ossi Oswalda), la fille d’un magnat des huîtres, qui, apprenant qu'une autre riche héritière va épouser un comte, menace de tout détruire dans la maison si on ne lui trouve pas dans l'heure un mari aristocrate. Par l'intermédiaire de l'agent matrimonial Seligson (Max Kronert), le choix se porte sur le prince Nucki (Harry Liedtke). Ce dernier est en fait un buveur notoire, un pique-assiette et un noceur. Curieux d'en savoir plus sur la proposition d'union, le prince envoie son valet chez les Quaker. À peine arrivé, le domestique est marié à la riche héritière...

 

La-princesse-aux-huitres.jpg

 

Trois ans avant son départ définitif pour les Etats-Unis, Lubitsch signe avec ce film son premier triomphe, où l’on retrouve déjà tous les ingrédients de ce qu'on appellera la Lubitsch's touch. Il a été restauré par la Fondation Murnau à partir d’un négatif original redécouvert en 2005 par le Bundesarchiv. Une nouvelle musique a été par ailleurs composée par le pianiste Aljoscha Zimmermann, qui avait déjà œuvré pour Nosferatu et Metropolis. 

Voir les commentaires

Les Nibelungen de Fritz Lang (Arte, 3 octobre 2011, à partir de 20h40)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Je concluais ma chronique récente des Nibelungen : la mort de Siegfried sur la restauration de ce chef-d’œuvre de Fritz Lang, présentée en avril 2010 à l’Opéra allemand de Berlin. Arte, qui diffuse cette nuit une autre merveille du cinéma muet (La femme du pharaon d’Ernst Lubitsch), offrira aux cinéphiles la possibilité de découvrir cette version le 3 octobre prochain. Les deux volets de cette fresque seront suivis d’un documentaire de 70 minutes signé Anke Wilkening et Guido Altendorf, soit au total près de six heures de programme, en prime time, une démarche assez audacieuse pour être saluée.

Les Nibelungen 2

 

Rappelons que la restauration a été menée sous les auspices de la Fondation Murnau, qui a mis plus de quatre années pour reconstituer le plus fidèlement possible cette œuvre. Pour la première fois, il a été possible de prendre en compte un matériau d’une extrême richesse, réparti dans les archives des cinémathèques du monde entier, soit dix-huit copies d’époque. Un nouvel enregistrement de la musique originale de Gottfried Huppertz -également auteur de la partition de Metropolis- a par ailleurs été réalisé, sous la responsabilité de la ZDF/ARTE et de l’Orchestre symphonique du Hessischer Rundfunk. Frank Strobel et Marco Jovic ont été chargés du calage de la musique en se fondant sur le manuscrit tel qu’il nous est parvenu.

 

Fritz Lang sera donc à l’honneur cet automne puisque, outre cette diffusion, il fera l’objet d’une exposition et d’une rétrospective à la Cinémathèque française. De plus, Metropolis bénéficiera d’une sortie Blu-ray au mois d'octobre.

Voir les commentaires

Manifestons notre soutien aux cinéastes iraniens emprisonnés

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Les dernières informations en provenance d’Iran sont très alarmantes, elles concernent la situation des cinq cinéastes iraniens emprisonnés depuis le 18 septembre. Rappelons leurs noms : Mojtaba Mirtahmasb, Nasser Saffarian, Hadi Afarideh, Mohsen Shahrnazdar, Marzieh Vafamehr, tous réalisateurs, ainsi que Katayoun Shahabi, productrice de films.

Mojtaba Mirtahmasb


Mojtaba Mirtahmasb

Les médias gouvernementaux, les délégués du Sénat de Téhéran, le ministre de l’Information, celui de la Police secrète, le ministre de la Culture, le directeur général du ministère de la Culture, trois réalisateurs islamiques proches du régime, douze associations d'étudiants islamiques, le site du gouvernement et les télévisions, ont accusé les six réalisateurs arrêtés en les traitant d'espions, annonçant que l'espionnage en Iran était passible de longues peines de prison. Les familles des réalisateurs emprisonnés ont appris qu'elles n'avaient pas le droit de rendre visite à leur proche. Le gouvernement iranien a également arrêté le caméraman, Touraj Aslani, alors qu’il se trouvait dans un avion en partance pour la Turquie.

La Maison du Cinéma en Iran avait lancé un appel pour la défense et la libération des cinéastes emprisonnés. Les médias gouvernementaux ont annoncé que la Maison du Cinéma en Iran n'aurait désormais plus de reconnaissance officielle, accusée d’être un parti politique en contact avec l'étranger. Selon nos informations, le gouvernement iranien a l’intention de museler tous les organismes et artistes indépendants. Le ministre de l'Information en Iran a demandé aux familles des réalisateurs de s’en tenir au silence, et de ne pas évoquer la situation des cinéastes emprisonnés.

Un grand nombre d'artistes iraniens, en France, en Europe, au Canada et aux Etats-Unis, viennent de créer le Comité de Soutien aux Cinéastes iraniens Emprisonnés. Le Festival de Cannes, La Cinémathèque française, La SRF, La SACD, France Culture.

Pétition accessible via ce lien.

Voir les commentaires

1 2 > >>