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Articles avec #dvd - blu-ray tag

Actualité DVD - Blu-ray (octobre 2012)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

La nuit du chasseur

 

A tout seigneur tout honneur, évoquons tout d’abord la nouvelle édition de La nuit du chasseur, unique -mais mythique- réalisation de Charles Laughton. Wilde Side mettra en vente à la fin du mois une splendide édition haute définition de ce film (restauré par l’UCLA et la Film Foundation), dans un coffret comprenant, outre un livre de deux cents pages (La main du saigneur [sic], signé Philippe Garnier), de multiple bonus : De Davis Grubb à Charles Laughton : des croquis au film ; Charles Laughton au travail, un documentaire réalisé par Bob Gitt à partir des rushes ; des entretiens avec Robert Mitchum et Stanley Cortez (extraits de l’émission Cinéma Cinémas) ; une scène coupée ; des bandes-annonces ; un CD audio (histoire du film racontée aux enfants par Charles Laughton)…

Cette édition fait l’objet d’une polémique que je m’explique difficilement. Sur le forum de DVD Classik, un certain nombre de cinéphiles critiquent cette sortie, qu’ils qualifient d’opération marketing. Je ne suis pas d’accord. Certes, le prix du coffret est élevé. Les compléments proposés ne sont cependant pas d’inutiles gadgets, comme la toupie de la mallette d’Inception (ce n’est qu’un exemple, bien sûr…). Ils sont le reflet d’un travail éditorial de haut niveau, qui a un coût. De plus, personne n’est obligé de l’acheter. L’édition commercialisée par MGM reste accessible d’occasion à un prix relativement modique. Certains observent par ailleurs que Wilde Side ferait mieux de sortir des inédits, plutôt que de se lancer dans cette opération. C’est un mauvais procès, me semble-t-il, car cet éditeur est l’un de ceux qui, en France, fait le plus d’efforts en ce sens. Pour ma part, je me réjouis plutôt de son ambition. C’est si rare dans notre pays…

 

Finis Terrae

 
Finis Terrae, Jean Epstein (1929)


Dans la collection Gaumont à la demande, deux titres assez rares sont annoncés. Tout d’abord Finis Terrae de Jean Epstein. Réalisé en 1929, un an après La chute de la maison Usher, cet ancêtre du néo-réalisme -selon l’expression de Claude Beylie, ancien rédacteur en chef de L'Avant-scène cinéma- raconte l’histoire de quatre goémoniers partis pour récolter du varech au large d'Ouessant. A noter que Potemkine annonce la commercialisation d’un coffret Jean Epstein pour 2013, qui devrait inclure ce long métrage.

 

Le second titre est le dernier film muet de Jean Renoir, Le bled (1929). Dans ses écrits, Renoir ne dit pas grand-chose de cette œuvre de commande destinée à commémorer le centenaire de la colonisation de l’Algérie. Le Figaro du 12 mai 1929 (cité par Pascal Mérigeau dans Jean Renoir, Flammarion, 2012) en fit une critique assez mitigé : Le bled nous offre une promenade à travers les labours, une offensive de pacifiques tracteurs, et une certaine chasse à la gazelle, dont les virtuosités techniques font leur petit effet. Est-ce à dire que les Algériens seront satisfaits ? S’ils veulent être indulgents, ils remercieront les cinéastes de leur bonne volonté. L’Algérie pouvait donner un magnifique documentaire, et nous aurions aimé de pittoresques et poétiques images, comme nous en avons trouvées dans Nanouk, La croisière noire et Moana. […] Jean Renoir a fait son travail de mise en scène et nous nous gardons de lui en vouloir. Nous regrettons simplement qu’il ait été canalisé par le scénario banal et enfantin […] de MM Jaeger-Schmidt et Dupuy-Mazuel […].

 

Le tournage de ce film, et notamment le séjour en Algérie de Renoir, eurent tout de même le mérite de participer à la construction de sa conception humaniste du monde. Il était écœuré par la manière qu’avaient les Français de considérer et de traiter les Algériens, rapporta plus tard son fils Alain (cité par Pascal Mérigeau). Ne serait-ce que pour cela, Le bled vaut le détour. D’autant qu’il marque les premiers pas au cinéma de Jacques Becker, ici en tant qu’acteur, dans le rôle d’un ouvrier agricole. 

 

Le procès    
Le procès, Orson welles (1962)


Deux sorties également à signaler chez Studio Canal, Quai des brumes et Le procès, en version haute définition. La première comprend une présentation de Ginette Vincendeau, deux documentaires -avec des interventions de Jean-Pierre Jeunet, Claude Lelouch et Michèle Morgan- et un livret. L’édition du Procès propose quant à elle des interviews d’Orson Welles, de Steven Berkoff, et d’Edmond Richard (directeur de la photographie du film), une analyse intitulée Welles, Kafka, Le procès -déjà présente sur l’édition DVD-, ainsi qu’un opuscule rédigé par Jonathan Rosenbaum. 

 

Pathé comblera aussi les cinéphiles avec d’une part un coffret Maurice Tourneur incluant cinq œuvres rares entièrement restaurées et présentées par Bertrand Tavernier -Accusée, levez-vous ! (1930), Au nom de la loi (1932), Les Gaîtés de l'escadron (1932), Obsession(1933), Justin de Marseille (1935)- ; d’autre part une édition Blu-ray des Enfants du paradis, commercialisée concomitamment à l’exposition de la Cinémathèque française (24 octobre 2012 – 27 janvier 2013), avec un programme de bonus particulièrement alléchant, notamment des archives de l’INA et un livre signé de la spécialiste de Jacques Prévert, Carole Aurouet. 

 

Etudes-sur-Paris-1.jpg    
Etudes sur Paris, André Sauvage (1928)


Enfin, chez Carlotta, on découvrira avec intérêt
Etudes sur Paris, du pionnier du documentaire d’art André Sauvage. Ce portrait propose au spectateur une visite du Paris des années folles. Entre naturalisme et modernité, le réalisateur de La croisière jaune nous montre le bouillonnement d’une ville en pleine mutation, les hauts lieux et les quartiers populaires, avec un regard personnel et sensible qui l’apparente aux symphonies urbaines des années 1920, tels que Rien que les heures (Alberto Cavalcanti), La pluie (Joris Ivens), Manhatta (Charles Sheeler, Paul Strand) ou encore Berlin, Symphonie d'une grande Ville (Walter Ruttmann). 

 

Carlotta offre un bel écrin à ce bijou, avec deux accompagnements musicaux exclusifs (Jeff Mills et le quatuor Prima Vista), un livre de 48 pages rédigé sous la direction d’Eric Le Roy, ainsi que six courts et moyens métrages : La traversée du Grépon, Portrait de la Grèce, Edouard Goerg à Cély (une courte fiction avec le peintre expressionniste), Essais sonores d’André Sauvage pour Pivoine déménage, Pivoine déménage (avec Michel Simon), Film de famille Sauvage : rue du Pré aux Clercs.

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Actualité DVD - Blu-ray (septembre 2012)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Ambre-1.jpg

 

Alors qu’un cycle Otto Preminger vient de s’ouvrir à la Cinémathèque française (30 août-8 octobre 2012), Sidonis s’apprête à commercialiser en DVD et Blu-ray Ambre (cette édition est annoncée avec des présentations de Patrick Brion et Jean-Claude Missiaen). 

 

Tourné en 1947, il s’agit de l’adaptation du sulfureux roman de Kathleen Winsor, Forever Ambre, condamné en son temps pour ses passages érotiques et classé comme œuvre pornographique. La petite histoire raconte que Francis Spellman, alors Archevêque de New-York, et fraîchement élevé à la dignité cardinalice, condamna ce film pour immoralité -l’homme n’était pourtant pas un saint, si l’on en croit de nombreuses sources biographiques et les dires de J Edgar Hoover, qui détenait des fiches sur le religieux- et demanda aux fidèles de le boycotter. Il ne fut guère entendu, puisqu'il recontra le succès… 

 

Ambre met en scène Linda Darnell dans le rôle-titre. Sans doute ne fut-elle pas une star de premier plan. Elle n’en mena pas moins une carrière prestigieuse pendant une dizaine d’années, tournant sous la direction des plus grands : Hathaway (L'odyssée des Mormons), King, Dwan, Wellman, Clair (C’est arrivé demain), Sirk, Ford (La poursuite infernale), Sturges, Mankiewicz (Chaînes conjugales, La porte s’ouvre), De Toth, Wise ou encore Walsh (Barbe-Noire, le pirate). Linda Darnell était une jolie fille et une actrice charmante à l’époque de L’aveu, dit d’elle Douglas Sirk. Elle était encore très jeune, à peine vingt ans. Elle sortait avec Howard Hughes, mais dès qu’il l’a laissée tomber, elle s’est mise à boire. Quand elle a joué dans un autre de mes films [The lady pays off, en 1951], elle était devenue une autre personne. C’est l’un des cas les plus tristes de l’histoire d’Hollywood […]. Vous savez que Linda Darnell est morte tragiquement ; elle avait une véritable phobie du feu, et c’est comme cela qu’elle est morte –morte dans un incendie à quarante ans. 

 

Toujours chez Sidonis, on retiendra encore la sortie -également en DVD et Blu-ray- de Guérillas (1950) de Fritz Lang -que le cinéaste allemand affectionnait peu- avec Tyrone Power et Micheline Presle, et de L’Egyptien de Michael Curtiz, inspiré du célèbre roman de Mika Waltari, avec un casting féminin des plus séduisants, puisque l’on retrouve en haut de l’affiche les sublimes Gene Tierney et Jean Simmons.

 

Le maître, la maîtresse et l'esclave 

Au début de la chronique que j’ai consacrée à La partie de dés de Frantz Osten, j’évoquais la mise en vente par Carlotta d’un coffret Guru Dutt, l'un des plus grands cinéastes indiens des années 1950. L’éditeur nous permet ici de (re)découvrir deux de ses chefs-d’œuvre, L’assoiffé (1957) et Le Maître, la maîtresse et l'esclave (réalisé par Abrar Alvi – 1962). Tous deux sont préfacés par Charles Tesson et sont accompagnés d’un documentaire de Nasreen Munni Kabir en trois parties, intitulé : A la recherche de Guru Dutt. Si on peut saluer l’initiative de Carlotta, on regrettera néanmoins que Fleurs de papier (1959) ne figure pas dans cette sélection. 

 

Potemkine, pour sa part, nous permet de revoir deux œuvres emblématiques des années 1970, ayant pour décor la Sibérie. Tout d’abord Sibériade, d’Andreï Kontchalovski, un drame épique sur fond de révolution bolchévique, récompensé en 1979 à Cannes par le Grand prix. La seconde est Dersou Ouzala d’Akira Kurosawa, oscarisé en 1976. Cette superbe adaptation de La taïga de l'Oussouri, récit de voyage de Vladimir Arseniev, relate l’amitié qui unit l’explorateur russe et le chasseur hezhen Dersou. 

 

Le-grand-passage.jpg 

Dans sa collection Classics Confidential, Wild Side annonce la sortie du Grand passage (1940) de King Vidor, adapté du roman éponyme de Kenneth Roberts. Ce film, qui se déroule pendant l’épisode colonial de la guerre de Sept ans, raconte l’histoire de Langdon Towne (Robert Young) et Hunk Mariner (Walter Brennan), deux jeunes gens engagés dans une expédition commandée par le Major Rogers (Spencer Tracy) pour détruire un village indien. 

 

Le grand passage, premier film en couleur du réalisateur, devait faire partie d’un diptyque dont le second volet ne fut jamais tourné. Longtemps sous-estimé, en raison de son incroyable brutalité pour l'époque, il est aujourd’hui considéré comme l’un des plus lucides sur le caractère génocidaire des guerres contre les Indiens. Cette œuvre permis à Sidney Wagner et William V Skall d’être en compétition en 1941 pour l’Oscar de la meilleure photographie, dans la catégorie couleur. 

 

Comme toujours dans cette collection, le film est accompagné d’un livre de 80 pages intitulé Dans la gueule du lion (Jean Ollé-Laprune). Parmi les autres bonus, signalons un making-of et un épisode de la série Northwest passage (1958-1959), inspirée du film, réalisé par Jacques Tourneur. 

 

Missile to the Moon 

La société Artus Films poursuit quant à elle son exploration du cinéma bis, pour lequel je confesse éprouver un attrait aussi secret que coupable. Eh oui ! il n’y a pas que Dreyer, Murnau ou Tarkovski dans ma vie... Voilà pour mon coming out

Ainsi, après les coffrets Les dinosaures attaquent !, Les montres viennent de l’espace et Destination mars, nous propose-t-elle avec Voyages vers la Lune
quatre expéditions vers notre satellite : De la Terre à la Lune, une adaptation du classique de Jules Verne, signé Byron Haskin (1958) ; Project Moonbase (Richard Talmadge – 1953) ; Mutiny in outer space (Hugo Grimaldi – 1965) ; Missile to the Moon (Richard E. Cunha – 1958), qui nous offre le spectacle jouissif d’araignées géantes délicieusement kitsch menaçant des reines de beauté sélénites, parmi lesquelles Lisa Simone (ou Simon), deuxième Dauphine de Miss France 1957. Les copies ne sont certes pas toujours de première fraîcheur, cependant Artus se donne à chaque fois la peine d’un contenu éditorial soigné, avec reproduction de lobby cards et livret de 12 pages. 

 

Dans le même genre, signalons enfin la sortie chez Bach Films d’un coffret Roger Corman. A côté de titres connus -comme La petite boutique des horreurs (1960)- figurent dans cette sélection quelques raretés, tels Les mangeurs de cerveau (tout un programme !) ou La femme guêpe. Si, là aussi, les copies ne sont sans doute pas d’excellente qualité, il n’existe guère d’autre solution pour voir ces films, qui bénéficient là aussi de quelques suppléments, dont des présentations du Professeur Thibaut, ex-chroniqueur de la défunte revue Brazil. 

 

Ah ! j’oubliais… Il paraît qu’une intégrale Nolan est sortie cet été. Sauf erreur de ma part, on désigne par ce terme l’édition complète des œuvres d'un auteur, d’un créateur. Si tous les films du nouveau démiurge du Septième art sont dans ce coffret, cela veut dire qu’il n’y en aura pas d’autre, donc qu’il aurait décidé d’arrêter le cinéma. Une sage décision…

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Actualité DVD - Blu-ray (juillet-août 2012)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

La-porte-du-diable-1.JPG

 

Quelques sorties DVD à signaler pour ce début d’été (un été surtout sur le papier...). La belle collection Classics confidential de Wild Side s’enrichit ainsi d’un nouveau titre, La porte du diable d’Anthony Mann. Ce western de 1950, édité pour la première fois en DVD, marque une étape importante, puisqu’il est l’un des premiers films du genre -avec La flèche brisée de Delmer Daves- à prendre le point de vue des Indiens, même si, comme souvent à l’époque, le rôle principal est tenu par un acteur blanc, en l’occurrence Robert Taylor, qui incarne ici Lance Poole, un vétéran de la guerre de Sécession.

Cette édition propose en bonus un
entretien entre Bertrand Tavernier et Jean-Claude Missiaen, ainsi qu’un livre de 80 pages écrit par Bernard Eisenschitz, intitulé La terre promise.
 

 

The mask of Diijon 

Artus vient de mettre en vente un intéressant coffret Erich Von Stroheim, comprenant quatre œuvres assez méconnues du répertoire fantastique : The great Gabbo de James Cruze (1929), The crime of Dr Crespi de John H Auer (1935), The lady and the monster de George Sherman (1944) et The mask of Diijon de lew Landers (1946). Les copies ne sont certes pas parfaites, mais on peut saluer la démarche de cette société qui permet régulièrement de découvrir des raretés. D’autant qu’un réel effort éditorial est à chaque fois réalisé (un livret de 12 pages et des reproductions de lobby cards au format carte postale accompagnent cet ensemble). 

 

Hitler, un film d'Allemagne 1
Mais le véritable évènement concerne la sortie du film polyphonique d
Hans-Jürgen Syberberg, Hitler, un film d’Allemagne (Les Films du Paradoxe). Cette œuvre mythique de plus de sept heures divisée en quatre parties (Le Graal, Un rêve allemand, La fin du conte d'hiver et Nous, les enfants de l'enfer), tournée en à peine trois semaines en studio, propose une plongée dans les tréfonds de l’âme allemande, expose et démonte la machine de guerre Hitler et insiste sur sa présence refoulée dans l’Allemagne des années 1970.

Le film de Syberberg est un beau monstre, a dit Michel Foucault. Ce long cauchemar sur les démons allemands est de fait une expérience radicale, mais essentielle, pour tenter -j’insiste sur ce mot- de comprendre la force de séduction qu’exerça sur le peuple allemand le dictateur. Ce coffret comprend en outre un livret d’une soixantaine de pages offrant un florilège des textes parus sur ce film.

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Actualité DVD - Blu-ray (juin 2012)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Le-parrain-1.jpg

 

La première du Parrain eut lieu le 15 mars 1972, à New York. Pour le quarantième anniversaire de la sortie de cette œuvre majeure du Septième art, la Paramount propose un coffret prestige (DVD et Blu-ray) de la trilogie de Coppola. Sans doute reprend-il les masters de la précédente édition (mais je n’ai pas d’information précise sur ce sujet), paraît-il de fort belle qualité. Cependant, pour ceux qui, comme moi, ne possèdent aucun de ces films, c’est l’occasion de faire une belle acquisition, pour une somme relativement raisonnable (environ 40 euros). 

 

Proposés dans un élégant écrin blanc et or, les trois volets de la saga sont accompagnés de très nombreux bonus : scènes supplémentaires, galeries de photos, documentaire sur la restauration, courts métrages… On trouvera aussi des goodies (ami geek, si tu lis ces lignes, tu vois que je connais ton langage !), tel le scénario original du film, inspiré du best-seller de Mario Puzo, une sélection de dix photos du tournage, ainsi qu’un exemplaire de l’arbre généalogique de la famille Corleone. 

 

Quittons le domaine purement consumériste pour signaler le cycle Les 40 ans du Parrain, organisé à la Cinémathèque française, le 23 juin prochain. L’occasion de voir ou revoir l’intégralité de la trilogie sur grand écran, en version numérique restaurée.

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Actualité DVD - Blu-ray (mai 2012)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

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La collection Classics confidential de Wild Side va s’enrichir d’un nouveau titre, Nightfall, de Jacques Tourneur, dont la sortie est annoncée pour le 6 juin.

Inédit en DVD, ce film raconte l’histoire de James Vanning (Aldo Ray), un homme simple et tranquille, soupçonné par deux malfrats extrêmement dangereux d’être en possession du butin d’un casse. Vanning est obligé de prendre la fuite, traqué par les deux malfaiteurs, et filé par l’enquêteur de la compagnie d’assurance. Marie Gardner (Anne Bancroft), un mannequin qu’il rencontre par hasard, s’embarque avec lui dans cette aventure, qui les conduira dans les montagnes du Wyoming.
 

 

Jacques Tourneur livre avec cette adaptation d’un roman de David Goodis une œuvre à mille lieues des clichés habituels du film noir : les podiums des défilés de mode et l’éclatante blancheur de la neige remplacent ainsi les décors urbains sombres. A noter que la photographie est signée Burnett Guffey, dont la carrière débuta en 1924, aux cotés de John Ford (Le cheval de fer), et fut marquée par des collaborations avec John Sturges, Nicholas Ray, Edward Dmytryk, Robert Parrish, Fred Zinnemann (Tant qu’il y aura des hommes, qui valut à Guffey un Oscar), Fritz Lang, Don Siegel, John Frankenheimer, Arthur Penn (Bonnie and Clyde, pour lequel il obtint un second Oscar). 

 

Comme toujours, cette édition est accompagnée d’un livre de 80 pages, écrit cette fois par Philippe Garnier (auteur d'une enquête sur David Goodis), intitulé Le noir n’est pas si noir. 

 

Le cheval de Turin 

Le film a fait débat lors de sa sortie en novembre dernier. Le cheval de Turin, qui marque a priori la fin de la carrière de Béla Tarr (le cinéaste ayant annoncé son attention de se consacrer désormais à l’enseignement), mérite tout de même d’être découvert. Pour ceux qui ne l’ont pas vu en salle (la programmation a été assez réduite), il sera possible de se rattraper avec le DVD, commercialisé par la société Blaq Out. Il sera disponible début juin, en édition simple, ou dans un coffret comprenant également Les harmonies Werckmeister.

Cette édition proposera en complément une masterclass du réalisateur donnée, sous forme de dialogue avec Jacques Rancière, au Centre Pompidou.

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Actualité DVD - Blu-ray (avril 2012)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Harakiri.jpg

 

En novembre dernier sortait Hara-kiri : mort d’un samouraï, de Takashi Miike, un remake du célèbre film de Masaki Kobayashi, Harakiri (1962). Carlotta a la bonne idée de ressortir ce classique du chanbara en version restaurée haute définition. Cette nouvelle édition, dont la sortie est programmée pour le 9 mai, propose en complément un documentaire sur la féodalité et la culture japonaises à l’ère Tokugawa, ainsi qu’un entretien avec Christophe Gans.

 

La collection Gaumont classiques va quant à elle s’enrichir de deux nouveaux titres. Tout d’abord, Elena et les hommes (1956) de Jean Renoir. Ce film raconte l’histoire d’une princesse polonaise en exil (Ingrid Bergman), portant chance aux hommes. Elle mène ainsi au faîte des honneurs le compositeur Lionel Villaret (Jean Claudio), s'éprend d’un fringant général (Jean Marais), qu’elle suit jusqu’au fin fond d’une ville de garnison, où elle participe indirectement à la tentative de coup d’État du militaire, avant de terminer sa trajectoire en devenant l’épouse d’un séduisant aristocrate amoureux d’elle depuis leur première rencontre (Mel Ferrer)… Commercialisée en DVD et Blu-ray à partir du 16 mai, cette édition comprend également un documentaire de Pierre-Henri Gibert intitulé Elena, le rêve américain de Jean Renoir. 

 

Le second titre, Les sœurs Brontë (1979) d’André Téchiné, aussi proposé dans les deux formats, sera accompagné du documentaire de Dominique Maillet, Les fantômes de Haworth, regroupant les témoignages du réalisateur, de Pascal Bonitzer (auteur du scénario et des dialogues), Christian Gasc (responsables des costumes), Pascal Greggory (interprète de Branwell Brontë) et Claire Bazin.

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Actualité DVD - Blu-ray (mars 2012)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Le flute de roseau

 

Carlotta annonce la sortie, pour le 18 avril, d’un coffret comprenant quatre œuvres rares du patrimoine cinématographique mondial, restaurées par la World Cinema Foundation, l’association de Martin Scorsese.

 

Ce premier volume -d’autres devraient donc être commercialisés dans le futur, pour notre plus grand bonheur- comprend Les révoltés d'Alvarado de Fred Zinnemann et Emilio Gómez Muriel (1936), Le voyage de la hyène de Djibril Diop Mambety (1973), Transes –également disponible en édition simple- d'Ahmed El Maanouni (1981) et La flûte de roseau d'Ermek Shinarbaev (1989).

Outre un livret de trente-six pages, cette édition propose, pour chaque film, une analyse exclusive et un documentaire court sur le processus de restauration.

 

Pour ceux qui ne peuvent s’offrir ce bel objet, je signale que ces quatre longs métrages seront programmés du 8 au 27 avril 2012 sur Ciné+ club et Ciné+ Classic. Ces deux chaines diffuseront aussi le mythique classique coréen, La servante de Kim Ki-young (1960), qui ressortira en salle le 11 juillet prochain, ainsi que son récent remake, The housemaid, signé Im Sang-soo (2010). 

 

Portrait d'une enfant déchue 1 

Autre sortie, chez Carlotta, Portrait d’une enfant déchue, le premier long métrage de Jerry Schatzberg (Palme d’or 1973 pour L’Epouvantail). Figure-clé du cinéma indépendant, ce dernier retrace dans cette œuvre ses souvenirs de photographe, tout en livrant une sublime tragédie de la perdition. On retrouve ici Faye Dunaway dans un de ses rôles les plus marquants, inspiré de la vie du top model Anne St Marie. Deux entretiens figurent en compléments de cette édition, l’un avec Pierre Rissient, le second avec Michel Ciment et l’auteur du film.

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Actualité DVD - Blu-ray (février 2012)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Desirs-humains-2.jpg

 

La collection Les introuvables de Wild Side -commercialisée uniquement par la Fnac- vient de s’enrichir de trois nouveaux titres assez rares. Tout d’abord Désirs humains de Fritz Lang (1954). Inédit en vidéo, ce drame social est un des grands classiques de l’auteur de Metropolis. Inspiré de La bête humaine de Renoir (1938), lui-même adapté du roman éponyme de Zola, ce bijou de réalisation met en scène Glenn Ford, Gloria Grahame et Broderick Crawford. Lang et son scénariste, Alfred Hayes (Païsa, Le démon s'éveille la nuit, La main gauche du Seigneur…) ont transposé le sujet dans un décor américain, après la guerre de Corée.

Ce film bénéficie de la très belle photographie de Burnett Guffey, qui débuta sa carrière sur The courtship of Myles Standish de Frederick Sullivan etThe iron horse de John Ford. Par la suite, il collabora à de très grands films, comme Le mouchard (Ford), J’ai le droit de vivre (Lang), Correspond 17 (Hitchcock), Lady Hamilton (Korda), Tant qu’il y aura des hommes (Zinnemann) ou, plus tard, Bonnie and Clyde (Penn), ces deux derniers lui ayant valu l’Oscar de la meilleure photographie. Pleins de bonnes raisons, donc, de découvrir cette œuvre, par ailleurs accompagnée d’un entretien avec Bernard Eisenschitz, La loi des désirs.
 

 

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  La valse dans l'ombre, Mervyn LeRoy (1940)

   
Le deuxième titre est La valse dans l’ombre de Mervyn LeRoy, une merveille de réalisation sublimée par le travail cu chef opérateur Joseph Ruttenberg (quatre fois oscarisé, pour Toute la ville danse, Madame Miniver, Marqué par la haine et Gigi). Ce trésor, inspiré de la pièce de théâtre de Robert Sherwood, Waterloo Bridge, est proposé avec la première adaptation de James Whale, réalisée en 1931, avec Mae Clarke et Douglass Montgomery dans les rôles principaux. Autre bonus, Waterloo Bridge : un pont entre deux rêves, une analyse signée Olivier-René Veillon.
 

 

Le dernier film est Femme de feu d’André de Toth (1947), un cinéaste que l’éditeur a la bonne idée de réhabiliter (voir La chevauchée des bannis). Il signe ici son premier western et dirige au passage son épouse d’alors (il fut marié sept fois !), Veronica Lake, dans le rôle d’une lady manipulatrice qui entraîne dans son sillage des cowboys aussi intéressés par son décolleté que par son combat pour sa liberté. La légende affirme que John Ford, occupé à la réalisation de La poursuite infernale, suggéra le nom d'André de Toth à la production. Comme pour les deux premiers titre, la photographie est de toute beauté. On la doit à Russell Harlan (Les croisades, La rivière rouge, La captive aux yeux clairs, La vie passionnée de Vincent van Gogh, Rio Bravo…). En complément figure un passionnant entretien avec Bertrand Tavernier, Western noir pour femme de feu.

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Actualité DVD - Blu-ray (janvier 2012)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

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Septième titre de la collection Classics Confidential éditée par Wild Side, The story of GI Joe (Les forçats de la gloire) sortira le 1er février prochain. Ce film de William A Wellman raconte l’histoire d’Ernie Pyle, un authentique correspondant de guerre décédé sur une île japonaise du front Pacifique le 18 avril 1945. L’histoire nous le montre suivant un groupe de fantassins américains impliqués dans deux moments-clés de la Seconde guerre mondiale : la campagne d'Afrique du Nord et celle d'Italie…

The story of GI Joe était considéré par son auteur comme son meilleur film. Samuel Fuller, quant à lui, le qualifiait de seul film adulte et authentique produit par Hollywood pendant le conflit. A noter qu’il est entré en 2009 dans le National Film Registry,
un ensemble d’œuvres sélectionnées par le National Film Preservation Board pour conservation à la Bibliothèque du Congrès. En complément, Wild Side propose un documentaire de John Huston, The battle of San Pietro, ainsi qu’un livre exclusif de 80 pages, intitulé Le Ciel ou la boue.
 

 

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    La grande illusion, Jean Renoir (1937)

 

Studio Canal annonce pour sa part la commercialisation en Blu-ray, le 21 février, de deux grands classiques. Tout d’abord La grande illusion (qui ressort en salle le 15 février), de Renoir, dans une version restaurée inédite. L’éditeur proposera en bonus une introduction de Ginette Vincendeau, l'émission Cinéma Cinémas avec Françoise Giroud, qui fut scripte sur le film, un court métrage muet du cinéaste (La petite marchande d’allumette), ainsi qu’un documentaire retraçant la découverte du nouveau négatif par la Cinémathèque de Toulouse.

Studio Canal réédite également To be or not to be, de
Lubitsch, avec, en compléments, une analyse sémiologique des 20 premières minutes du film par Jean Douchet, un commentaire d’une historienne de l’université de Californie et une interview de la petite-fille du réalisateur. 

 

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    Le fleuve, Jean Renoir (1951)

 

Chez Carlotta, enfin, je signale la sortie en Blu-ray de deux œuvres inspirées de romans de l’écrivain Rumer Godden : Le narcisse noir (7 mars), du tandem Powell-Pressburger, et Le fleuve (21 mars), de Jean Renoir, dernier film américain du cinéaste, et aussi son premier en couleur.

Je n’ai pour l’heure aucune information sur les bonus qui ne devraient pas manquer d’enrichir ces deux éditions. Pour mémoire, l’Institut Lumière proposait pour le premier une préface de Martin Scorsese, une présentation par Bertrand Tavernier et plusieurs documentaires, dont Painting with light, de Craig McCall, sur le travail de Jack Cardiff.

Pour le second, le DVD commercialisé par Criterion comprend un témoignage de Jean Renoir, une bande annonce, des interviews de Scorsese et de Kenneth McEldowney (producteur du film), une galerie de photographies (notamment de plateau) et un document enregistré par la BBC en 1995, Rumer Godden : an indian affair, mettant en scène le retour de la romancière dans sa maison, en Inde.

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Actualité DVD - Blu-ray (décembre 2011)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Cagliostro

 

Les éditions Potemkine proposent en cette fin d’année un beau programme éditorial, avec tout d’abord la sortie du Comte de Cagliostro de Richard Oswald. Ce long métrage de 1929 mettant en scène Joseph Balsamo, un aventurier italien du XVIIIème siècle rendu célèbre par plusieurs romans d’Alexandre Dumas, est l’une des toutes dernières productions d'Albatros.

Longtemps considérée comme perdue, cette œuvre a été retrouvée par la Cinémathèque française et en partie reconstituée : la continuité de la restauration suit celle d’une version courte, des intertitres résumant les scènes manquantes. A noter que le jeune Marcel Carné -il avait alors 23 ans- fut assistant sur ce film, une expérience qu’il relata dans Cinémagazine du 24 mai 1929 (voir sur le site Marcel Carné la transcription de son article et les photogrammes du film).

 

La société Albatros (1922-1929) avait pour but de permettre aux cinéastes russes exilés en France de pouvoir continuer à tourner. Des réalisateurs français y travaillèrent aussi occasionnellement : Jean Renoir, René Clair, Jacques Feyder, Marcel L’Herbier, Jean Epstein… La Cinémathèque française possède les droits de la collection de ce studio. En partenariat avec Arte, cette institution a décidé de lancer une collection de DVD destinée à valoriser ce patrimoine (voir à ce sujet mon article du 26 juillet 2011). A noter par ailleurs que la Cinémathèque de Grenoble vient de consacrer une exposition à cette société.

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Stalker, Andreï Tarkovski (1979)


Potemkine vient également de mettre en vente un magnifique coffret regroupant l’intégralité de l’œuvre d’Andreï Tarkovski. MK2 commercialisait déjà quelques-uns de ses films. Cette fois, c’est l’ensemble de ses courts et longs métrages qui sont accessibles : Les tueurs, Il n’y aura pas de départ aujourd’hui, Le rouleau compresseur et le violon, L’enfance d’Ivan, Andreï Roublev, Solaris, Le miroir, Stalker, Nostalghia, Le sacrifice, Tempo di viaggio. Chaque film est présenté par le critique Pierre Murat. Cet ensemble exceptionnel propose aussi en complément plusieurs entretiens avec des collaborateurs du cinéaste russe.

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Actualité DVD - Blu-ray (novembre 2011)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Pour les amateurs du cinéma de David Lean, je signale que Carlotta s’apprête à mettre en vente un coffret consacré à ses débuts de réalisateur : Heureux mortels (1944), L’esprit s’amuse (1945), Brève rencontre (1945), Les amants passionnés (1949) et Madeleine (1950). Chaque film, présenté en version restaurée, sera précédé d’une préface de Pierre Berthomieu, historien du cinéma. Brève rencontre contiendra en outre deux documentaires : Il était une fois Brève rencontre et Directed by David Lean. Un livret de 36 pages, intitulé Before the epic, David Lean et l’âge d’or du cinéma britannique, accompagnera cet ensemble. Avec le coffret Oliver Twist et Les grandes espérances sorti le 19 octobre chez Opening, et Vacances à Venise, édité également chez Carlotta, c’est la quasi totalité des premières œuvres du cinéaste anglais qui est désormais accessible.

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   Brève rencontre, David Lean (1945) 

 

Le patrimoine cinématographique britannique sera décidément à l'honneur en cette fin d'année, puisque je rappelle la prochaine commercialisation en Blu-ray du chef-d'oeuvre de Michael Powell et Emeric Pressburger, Les chaussons rouges (également chez Carlotta). Plusieurs compléments seront proposés : Il était une fois Les chaussons rouges (24 mn) ; Ballet flamboyant (32 mn), un voyage dans les coulisses des ballets du film en compagnie de Nicolas Le Riche (danseur étoile à l’Opéra de Paris) et de Mathias Auclair (Conservateur en chef à la Bibliothèque-musée de l’Opéra) ; et un entretien avec Thelma Schoonmaker-Powell, la veuve de Michael Powell.

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Actualité DVD - Blu-ray

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Gaumont annonce la sortie en DVD, pour le 16 novembre prochain, du Chagrin et la pitié de Marcel Ophüls, un documentaire dressant la chronique de la vie à Clermont-Ferrand et dans l’ensemble de l’Auvergne entre 1940 et 1944. D'une durée d'environ 4 heures, ce film est constitué d'entretiens et d'images d'actualité de l'époque présentées sans aucun commentaire, ainsi que d’une interview de Maurice Chevalier évoquant les accusations de collaboration portées contre lui.

 

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Le chagrin et la pitié représente la première plongée cinématographique effectuée dans la mémoire collective française sur la période de l'Occupation allemande au cours de la Seconde guerre mondiale. À une idéologie qui ne faisait pratiquement état jusque-là que des faits de Résistance, Ophüls permit de mettre l'accent sur des comportements quotidiens beaucoup plus ambigus à l'égard de l'occupant. Ce documentaire fut pour cela interdit à la télévision pendant dix ans. L'une des plus farouches opposantes à sa diffusion fut Simone Veil, au prétexte, entre autres, qu’il ne reflétait pas les réalités de l’époque. Il fit néanmoins l'objet d'un fort engouement par le bouche-à-oreille.

 

Le chagrin et la pitié est proposé dans un nouveau master restauré, dans un coffret trois DVD incluant, notamment, un entretien de l’auteur avec Michel Ciment (L’importance des anecdotes). 

 

Les éditions Wild Side viennent quant à elles de mettre en vente une nouvelle édition du Rôdeur de Joseph Losey, un film tourné dans l’urgence par le réalisateur américain, juste avant son exil européen. Commercialisée dans la collection Classics Confidential, elle est accompagnée d’un documentaire (The cost of living : creating the prowler) et d’un livre de 80 pages signé Eddie Muller, fondateur de la Film noir Foundation et auteur de nombreux ouvrages consacrés au film noir. 

 

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Pour les admirateurs de Terrence Malick (dont je fais partie, en dépit des apparences), je signale également la sortie à la Fnac d’une intégrale de l’œuvre du cinéaste. Pas de bonus, mais un livret inédit de 36 pages.

Enfin, petit coup de gueule pour conclure, puisqu‘on annonce un nouveau coffret d’Apocalypse now incluant le journal d’Eleanor Coppola consacré au tournage de ce film… Et ce, six mois seulement après la mise en vente d’une édition blu-ray réputée définitive. Ce pourrait-il qu’on nous prenne pour des cons

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Actualité DVD - Blu-ray

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Les amateurs du cinéma de Sacha Guitry pourront redécouvrir, grâce à Gaumont, cinq de ses films tournés dans l’immédiate après-guerre : Aux deux colombes, Le trésor de Cantenac, Adhémar ou le jouet de la fatalité, La poison et Je l’ai été trois fois. Comme pour toutes ses oeuvres de patrimoine, l’éditeur propose un très beau travail de restauration, ainsi que de nombreux bonus, dont beaucoup sont dus à Patrick Buisson, le Directeur général de la chaîne Histoire. 

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Ce coffret vient compléter celui édité en 2008, intitulé L’âge d’or 1936-1938 et regroupant huit longs métrages de l’auteur : Mon père avait raison, Le nouveau testament, Le roman d’un tricheur, Faisons un rêve, Les perles de la couronne, Désiré, Quadrille, Remontons les Champs-Elysées.

La qualité des restaurations, la richesse des compléments et l’élégance du produit rendent celui-ci essentiel aux amoureux du cinéma du verbe, même si son prix est très élevé. Côté bonus, on citera d’abord le moyen métrage Le mot de Cambronne, inspiré de la pièce éponyme écrite par Guitry en 1936. On citera également des documents rares issus des archives de l'Inathèque, notamment des entretiens avec des cinéastes de La nouvelle vague (Jacques Rivette, Eric Rohmer, François Truffaut). Dispersés sur différentes galettes, quelques mini-documentaires signés Philippe Durant reviennent sur les aspects esthétiques et thématiques du cinéma guitrien (la séduction, l'adultère, l'utilisation du téléphone dans la mise en scène…).

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Actualité DVD - Blu-ray

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

La règle du jeu

 

Les éditions Montparnasse nous offre la possibilité de revoir Paulette Dubost, récemment disparue, grâce à l’édition Blu-ray de La règle du jeu, sortie il y a quelques jours. Cette œuvre, dont Truffaut -désolé de le citer une nouvelle fois- disait dans Les films de ma vie qu’elle est le credo des cinéphiles, le film des films, bénéficie ici d’une restauration impressionnante. On retrouve par ailleurs l'intégralité des bonus présents sur le DVD commercialisé par l'éditeur en 2005, complétés du documentaire Il était une fois… La règle du jeu, dans lequel interviennent, outre le réalisateur, les comédiennes Paulette Dubost et Leslie Caron, ainsi que le neveu de Jean Renoir, Jacques Renoir.

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A l’occasion de l’exposition Fritz Lang à la Cinémathèque française, MK2 met en vente une édition Blu-ray de Metropolis. Cette version intégre les éléments retrouvés en 2008 au Musée du cinéma de Buenos Aires, soit une trentaine de minutes inédites, qui donnent une idée du montage original de 1927. Parmi les compléments proposés, on citera un livret de seize pages, ainsi que plusieurs documentaires, dont l’inédit Voyage à Metropolis. Seul bémol : le visuel. Je sais qu'on achète un contenu, pas un objet. Mais quelle idée d'avoir mis en relief sur le boîtier le buste de la femme-machine ? C'est d'un goût ! Alors que l'éditeur anglais Eureka ! propose, pour un contenu et une qualité de restauration équivalents (si ce n'est supérieurs), un magnifique coffret.

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Actualité DVD - Blu-ray

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Michael Powell reste un cinéaste encore méconnu. La faute en partie aux critiques de la Nouvelle vague, pour qui le cinéma britannique se résumait à Hitchcock… Cependant, grâce à quelques éditeurs, on peut depuis quelques années redécouvrir son œuvre. L’Institut Lumière a ainsi édité deux magnifiques coffrets où l’on retrouve ses principaux chefs-d’œuvre (Colonel Blimp, A Canterbury tale, Le narcisse noir, Les chaussons rouges...). C’est au tour d’Opening de rendre accessible aux cinéphiles trois films tourné par le réalisateur anglais au début des années 1930 : Fire raisers, Red ensign et The phantom light.
 
Fire Raisers (1933) - Dans le jargon des assurances britanniques, un Fire raiser désigne un escroc à l'assurance incendie. Une arnaque que connaît bien Jim Bronson, expert pour les compagnies d'assurances. Ambitieux et obsédé par l'appât du gain, Bronson s'associe à un gang d'incendiaires…

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Red ensign (1934) - Pendant la grande dépression des années 1930, David Barr est employé dans une entreprise de construction navale, dont les affaires ne sont guère florissantes. Il a un projet de navire extrêmement novateur, qui pourrait relancer l'entreprise. Mais tous ses collègues ne partagent pas son enthousiasme. Pour arriver à ses fins, Barr est prêt à tout : affronter physiquement les dirigeants syndicaux, écraser ses concurrents, manipuler la femme qu'il aime… 
 
The phantom light (1935) - Sur la côte galloise, un gardien de phare a été assassiné dans de mystérieuses conditions. La détective Alice Bright est chargée de l'enquête, alors que se produisent d'étranges évènements : des naufrages se succèdent, des navires disparaissent et une mystérieuse lumière est aperçue. Un marin et un gardien de phare apporteront à Alice Bright une aide précieuse… 

Coffret Powell 1
 
Toujours concernant Michael Powell, je signale la sortie en Blu-ray, en novembre prochain, des Chaussons rouges (Carlotta). Pour conclure, je formule un vœu : que L’espion noir, première collaboration de Michael Powell et Emeric Pressburger, dont j'ai déjà parlé, intéresse lui aussi un éditeur... 

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Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

L'Amérique en guerre

 

Les éditions Montparnasse proposeront à la vente, le 4 octobre prochain, un coffret L’Amérique en guerre, comprenant six DVD et un livret. Il s’agit d’un ensemble exceptionnel -14 heures de programmes !- de films documentaires et de propagande sur la Seconde guerre mondiale, réalisés par les plus grands cinéastes hollywoodiens de l’époque (John Ford, John Huston, Frank Capra, William Wyler, John Sturges, George Stevens...).

 

De la prise du pouvoir par Hitler en 1933, au procès de Nuremberg en 1946, ces œuvres uniques explorent les différents aspects du second conflit mondial : évènements politiques et militaires des fronts européen, russe, moyen-oriental et chinois, guerre du Pacifique, vie des soldats, horreur de la guerre... C’est donc un formidable témoignage sur l’un des évènements majeur de l’histoire du XXème siècle.

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Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Warner annonce pour l’automne la commercialisation en Blu-ray de Ben-Hur. L’épopée biblique aux onze Oscars sera proposée en édition limitée dans un boitier métal contenant de nombreux suppléments, dont un nouveau making of, un livret de 68 pages, le fac-similé du journal de tournage de Charlton Heston et la version muette de Fred Niblo (1925). Un évènement jugé suffisamment important par l’éditeur pour qu’il réalise un film de présentation. En France, la sortie est programmée le 26 octobre. Apparemment, dans un visuel différent de celui présenté ci-dessous…

 

Blu-ray Ben-hur

 

Pour célébrer le 70ème anniversaire de la sortie de Citizen Kane, Warner s’apprête également à mettre en vente le 13 septembre -si l’on en croit le site Amazon- une édition Blu-ray du chef-d’œuvre d’Orson Welles. Un coffret de toute beauté dans lequel on retrouvera le film dans un transfert respectant le format 1.37 d'origine, le documentaire The battle over Citizen Kane, le docu-drama RKO 281 (avec Liev Schreiber dans le rôle d'Orson Welles et James Cromwell dans celui de William Randolph Hearst) et La splendeur des Amberson, réalisé en 1942. Hélas, aucune date de sortie n'a pour le moment été annoncée en France (du moins, à ma connaissance)…

 

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Pour conclure, je signale également la sortie, le 6 juillet dernier, du DVD et du Blu-ray de Winter's bone, signé Debra Granik. Le contenu n’est certes pas aussi riche en termes de contenu que les objets de collection qui précèdent, mais pour ceux qui n’ont pas vu ce très beau film au cinéma, je vous incite à le découvrir de toute urgence (voir ma critique).

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Actualité DVD - Blu-ray

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Une actualité qui n’en est plus vraiment une, puisque cette édition Blu-ray d’Apocalypse now (annoncée comme définitive) est sortie dans le commerce le 27 avril dernier. L’exceptionnelle qualité du produit mérite quand même que l’on s’y attarde un instant.

 

DVD Apocalypse Now

 

Pathé nous propose ainsi non seulement les deux versions du chef-d’œuvre de Coppola dans leur format d’origine 2.35:1, mais également Au cœur des ténèbres, documentaire réalisé en 1991 par Fax Bahr et George Hickenlooper d’après des images d’archives gravées par Eleanor Coppola lors du tournage, et de très nombreux suppléments, impossible à énumérer ici (documentaire sur le traitement de l’image, bande originale du film, émission de radio d'Orson Welles sur le roman de Joseph Conrad adapté pour Apocalypse now, Heart of darkness). Cette édition inclus en outre un livret de 100 pages contenant des photos et notes de production. 

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Actualité DVD - Blu-ray

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

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Häxan, œuvre mythique du cinéaste danois Benjamin Christensen, bénéficie enfin d’une édition DVD digne de ce nom en zone 2. On doit cette initiative à Agnès B/Potemkine, qui viennent de mettre en vente un coffret collector comprenant deux disques, avec en bonus différentes versions du film (l'originale, sortie en Suède en 1922, accompagnée de morceaux de musique classique, et la variante destinée au marché américain, narrée par William Burroughs, sur fond de jazz) et une présentation par le réalisateur.

 

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Tourné entre 1919 et 1921, Häxan est, avec Nosferatu de Murnau, l’un des premiers films d’horreur de l’histoire. C’est aussi une œuvre hors normes, à la modernité époustouflante. Pour dénoncer le puritanisme et l’obscurantisme, Christensen ne recula en effet devant aucun excès : diable lubrique, nonnes masochistes, vierge nue s’offrant au démon, sabbat aux allures d’orgie, hommes d’église sadiques orchestrant chantages et interrogatoires terrifiants… Avec un tel programme, on se doute que le film eu maille à partir avec la censure !

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Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

La société Pathé annonce la sortie, pour le 11 mai prochain, d’un splendide coffret permettant de (re)découvrir l’œuvre de l’un des maîtres du cinéma muet, Albert Capellani. Cette édition comprend plus de dix heures de programme : outre les adaptations de quatre classiques de la littérature en copies restaurées (L’assommoir, Germinal, Le chevalier de Maison rouge et Quatre-vingt-treize), elle propose aussi une sélection de quelques courts-métrages tournés par le cinéaste au début de sa carrière : Drame passionnel, Mortelle idylle, Pauvre mère, La fille du sonneur, La femme du lutteur, L’âge du cœur et Aladin ou la lampe merveilleuse. Ce coffret contient également un livret de 40 pages.

 

DVD Albert Capellani

 

Il n’est peut-être pas inutile de dire ici quelques mots sur Albert Capellani. Cet ancien élève du Conservatoire débuta sa carrière de réalisateur en 1905, chez Pathé-Frères. Très vite, il fut nommé à la direction artistique d'une filiale créée par Charles Pathé, la Société cinématographique des auteurs et gens de lettres, dont le but était de porter à l'écran les œuvres les plus prestigieuses de la littérature française. Albert Capellani non seulement supervisa de nombreux metteurs en scène comme George Denola, Georges Monca, Michel Carré ou Henri Estievant, mais réalisa lui même de très nombreux courts et moyens métrages (sa filmographie sur IMDB recense 168 films entre 1904 et 1922). Il fut le précurseur des longs métrages avec Le chevalier de Maison rouge, La Glu, Notre-Dame de Paris, Le courrier de Lyon, Germinal, Les mystères de Paris, Quatre-vingt-treize et Les Misérables, dans lequel il offrit à Mistinguett son premier grand rôle au cinéma. Au début de la Première guerre mondiale, Albert Capellani fut envoyé aux Etats-Unis, où il réalisa des films pour diverses compagnies, dont Pathé Exchange, avant de devenir indépendant avec la Capellani Production Inc. De retour en France au début des années 1920, il s’investit dans de nouveaux projets, mais des problèmes de santé l’empêchèrent de les mener à bien. Il est mort en 1931, à l'âge de 57 ans.

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Actualité DVD - Blu-ray

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Film au casting de choix et au suspense insoutenable, La chevauchée des bannis, d’André de Toth, est un joyau rare et méconnu. Wild Side vient de sortir en DVD une version restaurée de ce film.

La chevauchée des bannis
Cette édition magnifique est accompagnée de Noir comme neige, un livre de 80 pages écrit spécialement par Philippe Garnier, journaliste, grand cinéphile et écrivain, notamment auteur de deux livres sur André de Toth, et illustré par des photos et des documents d’archives inédits. Côté bonus, l’éditeur propose également de précieux éclairages sur cette œuvre et son réalisateur, grâce à de rares images et paroles d’André de Toth, ainsi qu’un passionnant entretien avec Bertrand Tavernier, admirateur passionné à la fois de La chevauchée des bannis et de son auteur.

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