Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Seul sur Mars (Ridley Scott)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Seul sur Mars (Ridley Scott)

Comment le cinéaste britannique a-t-il pu se contenter de cela ? Certes, par le passé, il a parfois fait preuve d’une singulière paresse (Une grande année étant le parangon de ce penchant). Mais c’est plus étonnant lorsqu’il revient au genre qui l’a consacré…

Le scénario de Seul sur Mars est des plus poussifs et, n’en déplaise à ceux qui le rangent dans la catégorie de la « hard science » (on aime bien inventer de nouvelles expressions), souvent à la limite de l’invraisemblable. Comment un homme, même en bonne santé, pourrait-il soulever avec le dos, pour la faire basculer vers le sol, une pièce en métal de 400 kg (pour alléger le vaisseau avec lequel il rejoindra la mission de secours) ? Eh bien Mark Watney (Matt Damon), bien que souffrant de malnutrition, bien qu’affaibli par un séjour de plusieurs mois sur Mars, lui, y arrive ! Il supporte même une poussée de plusieurs G dans une capsule dépourvue de bouclier et de hublots. Et que dire de l'arbre martien, oublié au montage (à gauche de Matt Damon, sur la photo) ? Certes, ce sont des détails - amusant, dans le second cas. Mais quand on a une prétention au réalisme, cela fait tache...

Cette histoire est de plus encombrée de poncifs, de stéréotypes irritants. On citera, par exemple, le cas du petit génie geek – public directement visé par le réalisateur, pour lequel il est un cinéaste « culte » – abreuvé de caféine et vivant dans la crasse et le désordre, mais trouvant, par ce qui s’apparente à une sorte de révélation, une solution au problème que les plus grands spécialistes institutionnels sont incapables de résoudre ; le monde en arrêt, suspendu au destin tragique du space cowboy (par ailleurs très bon film d’Eastwood) américain abandonné sur Mars, avec des images de populations dans l’attente fébrile de son sauvetage (comme s’il y avait un suspense !), avec, en fond, un monument représentatif du pays concerné, car pour le cinéma hollywoodien, les autres se résument à des clichés : ici, la Tour de Londres pour signifier que nous sommes en Angleterre. A cet égard, je regrette que nous n’ayons pas eu droit à l’image du Kremlin – mais la Russie est redevenue l’ennemie ! – ou du Taj Mahal, si populaire pour identifier l'Inde. Ridley Scott a préféré se concentrer sur la Chine, devenue alliée, dans une savante opération marketing destinée à séduire le public de ce pays, qui devrait, n’en doutons pas, faire un triomphe à ce film !

La mise en scène n’est guère plus enthousiasmante. Aucune image, aucun plan susceptible de stimuler un peu l’imagination du spectateur. Le rendu des paysages martiens - même si on fait l'effort d'oublier la présence incongrue de végétation et d'un croissant de Lune dans le ciel ! - est absolument raté, si l'on compare aux images obtenues lors des missions d'exploration. A aucun moment le réalisateur ne nous donne l'illusion d'être sur la planète rouge. Les ombres, les formations minérales, le relief, rappellent trop notre Terre... Sauf pour quelques séquences, la 3 D est également assez plate (si je puis dire !). Un vrai retour en arrière pour cette technologie, que Baltasar Kormákur a pourtant porté au sommet (hum...) avec Everest, dont elle est d'ailleurs le seul intérêt...

Bref, un film étonnamment surévalué par les spectateurs et la critique, car totalement dépourvu de contenu, métaphysique, poétique ou onirique. L'apothéose du matérialisme scientifique ! Triste ! Car s'il y a bien un lieu propice à la rêverie, à la réflexion, à la spiritualité, c'est bien l'espace. Réduire un tel voyage à la culture de la pomme de terre en milieu hostile, c'est assez navrant...

Le grand film sur Mars reste pour moi Mission to Mars, injustement rejeté. Pourtant, la scène de sauvetage du personnage incarné par Tim Robbins paraît avoir très fortement inspiré celle de Mark Watney par Melissa Lewis (Jessica Chastain). La première date de 15 ans…

Voir les commentaires

Crimson Peak (Guillermo del Torro)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Crimson Peak (Guillermo del Torro)

Le cinéma et les fantômes, c’est une vieille histoire. De la première lanterne magique fabriquée par Christiaan Huygens, en 1659, qui projetait un squelette jouant avec un crâne, motif inspiré d’Holbein, aux fantasmagories de Philidor, qui faisaient trembler Paris sous la Terreur, l’image animée est hantée de spectres, esprits, apparitions et autres revenants...

Guillermo del Torro, dont on connait le goût pour l’horreur, reprend ici ce thème. Tous les ingrédients de l’étrange sont présents, de la maison pourrissante – admirablement inquiétante – aux boiseries baroques déchiquetées comme des mâchoires, à la machine dévorant une terre de sang, à laquelle se mêle un linceul de neige… Cette argile qui ensanglante les murs du manoir, qui suinte dans son sous-sol, est d’ailleurs la plus belle idée de cette histoire par ailleurs sans surprise, si ce n’est son orientation ponctuellement gore. L’imagerie est ciselée, réjouissante, pour l’amateur d’esthétiques gothiques. Le trio d’acteurs est parfait, même si Mia Wasikowska m’a semblé, d’abord, un peu terne. Il faut dire qu’elle fait face à une furie, Jessica Chastain.

Voir les commentaires

Belles familles (Jean-Paul Rappeneau)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Belles familles (Jean-Paul Rappeneau)

Un film plutôt bien enlevé, léger et exubérant, offrant aux acteurs, tous parfaits, un bel écrin pour exprimer leur fantaisie. On retrouve bien là l’esprit du cinéaste, l’un des plus talentueux auteurs français de comédie, avec le regretté Philippe de Broca. Pas inoubliable, mais très agréable à regarder…

Voir les commentaires

L’homme irrationnel (Woody Allen)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

L’homme irrationnel (Woody Allen)

Un film qui commence comme une comédie romantique, où un philosophe dépressif et désabusé paraît devoir être sauvé par l’amour d’une de ses étudiantes (adorable Emma Stone, nouvelle égérie du cinéaste). Mais le film prend à mi-parcours un tout autre chemin, bascule dans un tout autre registre, une fable particulièrement noire aux accents dostoïevskiens. « Banalité du mal », disait Hannah Arendt – évoquée dans le film – à propos d’Eichmann. Woody Allen lui répond, cyniquement, « moralité du mal », avec ce professeur de philosophie retrouvant un sens à son existence en cherchant à faire le bien… par le biais d’un meurtre parfait, que n’aurait sans doute pas renié Alfred Hitchcock (on peut d’ailleurs relever plusieurs références au maître du suspense). Le propos, éminemment incorrect, réjouit ! Et si le crime ne reste, au bout du compte, pas impuni, le final n’a rien d’édifiant ; il ne sauve les apparences que par le jeu du hasard, une simple lampe de poche. Une lumière dans ce drame très sombre ? Plutôt un pied de nez ! Même si je préfère la légèreté de Magic in the Moonlight, cet opus 2015 est un très bon cru…

Voir les commentaires

Sicario (Denis Villeneuve)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Sicario (Denis Villeneuve)

On ne peut être qu'ébloui par la maîtrise de la première demi-heure. La tension dramatique et la très grande rigueur de la mise en scène – devrais-je les qualifier de « sidérantes », les cinéphiles ayant, pour commenter ce film, une propension aux superlatifs et à un lyrisme « poncifiant » ? – ont tout pour saisir le spectateur. Si je voulais faire style, je dirais : « l’entraîner dans un vortex trouble, poisseux et âpre ». Mais je m’abstiendrai…

La suite, plus inégale, avance sur un rythme incertain, avec des scènes sans grand intérêt, d’autres plus réussies, mais pour lesquelles le cinéaste peine à trouver le bon tempo, les faisant parfois durer au-delà de l’efficace, comme s’il contemplait sa propre virtuosité (séquence du tunnel, par exemple).

Sur le fond, le scénario est un honnête thriller, une histoire de vengeance « sans concession » (il me semble que cela fait bien de caser cette expression), même si les dérives de la lutte américaine contre les narcotrafiquants ne sont pas éludées. Il est amusant de constater, à ce sujet, que les mêmes critiques qui ont vivement reproché à Audiard sa vision déformée des banlieues françaises, dans Dheepan, ne trouvent rien à redire à cette évocation de la société mexicaine. Juárez est certes réputée être la capitale mondiale du crime. Mais le réalisateur canadien ne fait vraiment pas dans la demi-mesure pour brosser le portrait de cette ville, où la criminalité recule pourtant lentement…

Bref, pas « l’électrochoc » – je respecte les codes ! – annoncé, mais un très bon film tout de même, prenant, où excellent Benicio del Toro et, surtout, la très belle Emily Blunt. Inférieur, toutefois, à Enemy, plus riche, plus complexe.

Voir les commentaires

The visit (M Night Shyamalan)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

The visit (M Night Shyamalan)

Un film qui n’est d’abord qu’un found footage classique, bien que parfaitement maîtrisé, avec les éléments typiques du genre (nombreux jump scare). Mais Shyamalan est roublard, et réserve aux deux tiers du film une surprise, qui a cloué le bec - hélas très provisoirement - à un public évidemment très jeune, dont l’une des caractéristiques est de paraître incapable de se concentrer plus d’un quart d’heure et de rire bêtement sans raison évidente… Le final est une explosion volontairement grotesque, qui ringardise le sérieux risible des Paranormal activity et autres REC. Bref, un petit film par son budget, mais plutôt agréable à regarder. Mention spéciale au jeune Ed Oxenbould, assez bluffant, et à Deanna Dunagan, qui, derrière des traits doux, évoquant ceux de Lillian Gish dans La nuit du chasseur, se révèle très inquiétante…

Voir les commentaires

L’odeur de la mandarine (Gilles Legrand)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

L’odeur de la mandarine (Gilles Legrand)

Hanns Johst, dramaturge allemand, et officier SS, auteur de la pièce Schlageter, faisait dire à l’un de ses héros : « Quand j’entends parler de culture, je relâche la sécurité de mon Browning ! », phrase que l’on attribue souvent à tort, sous une forme un peu déformée (« Quand j'entends le mot culture, je sors mon révolver »), à différentes personnalités nazies… De même, mais avec des conséquences évidemment moins désastreuses, il semble que certains critiques, dès qu’un film en costumes sort sur nos écrans, se croient obligés de sortir leur « encaustique », pour reprendre une formule chère à l’inénarrable Serge Kaganski (voir mon article consacré à Mr. Turner). D’ailleurs, son confrère aux Inrocks, Théo Ribeton, trouve au film de Gilles Legrand, non pas un parfum de mandarine, mais une odeur de grenier. On dirait une position de principe, pour ne pas dire idéologique, des auteurs de cette revue, dont le cœur -c’est-à-dire la capacité à être ému- apparaît comme anesthésié, enveloppé d’une gangue, tant les infatue leur intelligence…

Pour ce qui me concerne, j’ai trouvé ce film gorgé de vie, même si l’horizon des personnages paraît hanté de spectres, même si leurs nuits palpitent des ombres âcres de la guerre, si proche. C’est à un combat contre la mort, contre la pulsion de mort, à une lutte entre Eros et Thanatos, que Charles et Angèle se livrent, parfois avec violence, sous le regard majestueux et énigmatique d’un cerf, animal chargé de symbole, de force vitale. Pierre Moinot, en préface à son Anthologie du cerf, relève à son propos : « Par la chute et la repousse de ces os branchus qui croissent avec une rapidité végétale, la nature affirme que sa force intense n’est qu'une perpétuelle résurrection, que tout doit mourir en elle et que pourtant rien ne peut cesser. Aussi a-t-elle lié les bois du cerf à l’élan dont elle est tout entière la pérennité. La profusion de la sève qui les nourrit rejoint en lui la richesse de la semence, de sorte qu’il représente l’immémoriale vigueur fécondante, la puissance d’une inlassable sexualité ». Ce texte résume L’odeur de la mandarine, que la photographie d’Yves Angelo, trois fois césarisé, et l’interprétation sensible, autant que pudique, d’Olivier Gourmet, Georgia Scalliet (révélation de cette œuvre, qui fit ses premières armes au Grenier de Bourgogne, à Dijon, où elle a grandi), et Hélène Vincent -dont le personnage aurait pu être caricatural- magnifient. A noter aussi l’amusante scène du mariage, qui nous offre le plaisir de revoir Michel Robin, en curé un peu désorienté…

Voir les commentaires

Mémoires de jeunesse (James Kent)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Mémoires de jeunesse (James Kent)

Evocation de la vie de Vera Brittain, Mémoires de jeunesse propose un beau portrait de femme, passionnée, tout en étant avide d’indépendance, un personnage déterminé, courageux, en rupture avec les conventions de son époque, dans la lignée d’une Scarlett O'Hara - d’ailleurs, la scène où Vera découvre les centaines de blessés, après la grande offensive, en France, n’est pas sans évoquer celle de la gare d’Atlanta d’Autant en emporte le vent.

Certains verront dans le traitement esthétique de cette histoire une forme d’académisme. Ce sont les mêmes qui louent le classicisme enfiévré de Bright star, de Jane Campion. Entre académisme et classicisme, de même qu’entre érotisme et pornographie, la frontière est parfois ténue, et n’est souvent qu’une affaire de sensibilité…

Le scénario propose par ailleurs un double point de vue assez rare sur la Première guerre mondiale, celui des femmes et des soignants. Les interprètes sont remarquables, notamment la très jolie Alicia Vikander, vue récemment dans Agents très spéciaux : Code U.N.C.L.E., l’un de ses six films sortis cette année…

En résumé, une œuvre sensible, émouvante, sans être larmoyante, qui s’adresse au cœur, donc aux spectateurs qui recherchent davantage les émotions que les sensations, espèce en voie de disparition...

Voir les commentaires

La belle saison (Catherine Corsini)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

La belle saison (Catherine Corsini)

Un grand film bouleversant, très juste, magnifiquement interprété par Cécile de France et Izïa Higelin... Sur un sujet proche de La vie d'Adèle, mais avec un regard féminin lui conférant une belle sensibilité...

Voir les commentaires

Le prodige (Edward Zwick)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Le prodige (Edward Zwick)

Un biopic de facture très classique, appliqué dans ses reconstitutions, mais que seule sauve de l'ennui poli la composition de Tobey Maguire, littéralement habité par son personnage, en permanence sur le fil de la folie. Un film qui nous rappelle par ailleurs que le jeu d'échec fut, il y a une trentaine d'années, un des champs de bataille de la Guerre froide, et, de ce fait, faisait la "une" des plus grands médias, qui se passionnaient pour ses grandes confrontations Est-Ouest...

Voir les commentaires

Life (Anton Corbijn)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Life (Anton Corbijn)

Très beau film, qui nous donne à voir un mythe en train d'éclore, capter par un grand photographe. Life évite de ce fait les pièges du biopic, le vrai sujet étant la séance photos et Dennis Stock. Les deux acteurs sont remarquables. Dane-Dean a un charisme fou, mais Robert Pattinson, tout en intériorité, assure. Une œuvre élégante à ne pas manquer. !

Voir les commentaires

Much loved (Nabil Ayouch)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Much loved (Nabil Ayouch)

Une œuvre sur une réalité dure, mais dont l’évocation n’est jamais désespérée, grâce, notamment, à ses quatre interprètes, à la fois magnifiques, lumineuses, tout autant que courageuses, leur prestation n’ayant pas été sans conséquences sur leur propre vie, lorsque les premières images du film ont circulé au Maroc. L’histoire démontre bien l’hypocrisie de cette société, ou Saoudiens, comme Occidentaux, peuvent tout se permettre, avec un peu d’argent. La photographie de Much loved, signée Virginie Surdej, est une merveille…

Voir les commentaires

Red rose (Sepideh Farsi)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Red rose (Sepideh Farsi)

Belle passion fiévreuse, sur fond de contestation politique, en Iran, en 2009. Le scénario, un huis-clos dans un appartement, tourne cependant un peu en rond, sur la fin, qui n'est peut-être pas à la hauteur de ce qui précède.

Voir les commentaires

Mission impossible 5 (Christopher McQuarrie)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Mission impossible 5 (Christopher McQuarrie)

Un scénario abracadabrantesque, ou le méchant se complique terriblement la vie pour arriver à ses fins. Mais des scènes bien rythmées, souvent spectaculaires, font de ce cinquième opus un divertissement honorable. Avec, en prime, l'humour de Simon Pegg (un peu sous-exploité dans cet épisode), et le joli visage, au début, d'Hermione Corfield... Bref, on est loin du sérieux psychologisant du dernier James Bond, dont les créateurs ont un peu oublié la dérision et le second degré.

Voir les commentaires

Agents très spéciaux (Guy Ritchie)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Agents très spéciaux (Guy Ritchie)

Je ne suis pas de ceux qui regardent Ritchie comme un cinéaste culte. Et j’ai assez peu goûté ses Sherlock Holmes… Mais cette adaptation d’une série mythique des années 60 est pour moi une totale réussite. Du cousu main, pourrait-on même dire, compte tenu de l’élégance de son traitement.

Le film est rythmé comme un cartoon, drôle sans être parodique ; l’esprit de l’époque, son esthétique, sont respectés (couleurs acidulées, costumes, décors, usage -non abusif, tout autant que virtuose- du split screen…). Quelques clins d’œil à Sergio Leone (de gros plans, et la musique de Morricone). Une bande originale des plus réussies, n’en déplaisent aux Inrocks, qui ne voient en elle qu’une rustine… Bref, un divertissement haut gamme.

Voir les commentaires

Boomerang (François Favrat)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Boomerang (François Favrat)

Un drame familial qui tourne peu à peu au thriller, un genre assez rarement abordé dans le cinéma français. Le scénario est plutôt bien ficelé, en dépit de quelques invraisemblances. Le casting est également excellent. Bref, captivant, malgré une mise en scène un peu plate. A voir...

Voir les commentaires

Everest (Baltasar Kormákur)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Everest (Baltasar Kormákur)

Personnages assez inconsistants, interprétés pas des acteurs globalement fades, Sam Worthington ayant la palme de l'insipidité. Josh Brolin est sans doute celui qui s'en sort le mieux, avec Jake Gyllenhaal... Dialogues plats - même si la bande annonce laissait envisager pire ! Reste le spectacle, et une 3 D à couper le souffle, ou à donner le vertige (!), sauf dans certains plans larges, où pixels et maquettes ne forment pas un mariage très heureux. Probablement une question d'échelle... A voir quand même, le grand écran étant le seul "écrin" adapté aux dimensions de son sujet !

Voir les commentaires

Ni le ciel ni la terre (Clément Cogitore)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Ni le ciel ni la terre (Clément Cogitore)

Un film singulier, qui n'a rien de commun avec ce que l'on voit dans le cinéma français, entre étrangeté et fantastique, très prenant dans la première partie, mais souffrant d'une rupture de rythme ensuite. Une réflexion intéressante sur l'état de folie dans lequel plonge la guerre, un peu dans le style d'Apocalypse Now (toutes proportions gardées, bien sûr, et en moins baroque). Un ovni métaphysique dans le PCF (paysage cinématographique français ;) )

Et un réalisateur à suivre, assurément, qui fait preuve avec ce premier long métrage d'un talent particulier pour mixer différentes sources d'images...

Voir les commentaires