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Articles avec #carnet noir tag

Décès de Tony Scott (19 août 2012)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Tony Scott

 

Il n’était certes pas un réalisateur de premier plan (trop irrégulier). Il n’en a pas moins marqué l’histoire du cinéma par quelques succès et son style parfois agaçant, mais si reconnaissable. Tony Scott a mis fin à ses jours le 19 août en se jetant du Vincent Thomas Bridge de San Pedro (Los Angeles). 

 

Né le 21 juillet 1944 à Stockton-on-Tees (Royaume-Uni), Tony Scott débuta au cinéma en 1965, en tant qu’acteur, dans la première réalisation de son frère aîné, Ridley, Boy and bicycle (dont le thème musical était signé du grand John Barry). Il passa lui-même à la réalisation en 1969, avec One of the missing, un court métrage racontant l’histoire d’un soldat sudiste piégé sous un tas de gravats, son arme chargée pointée dans sa direction. Ridley, dans un rôle non crédité, y interprétait un officier de l’Union. 

 

Associé à la création de la société de production Ridley Scott Associates, en partenariat avec Alan Parker, Hugh Hudson, Hugh Johnson, il consacra ensuite l’essentiel de son temps à la publicité, mettant tout de même en scène pour la BBC une nouvelle d’Henry James, L'auteur de Beltraffio (1976). 

 

Tony Scott réalisa son premier long métrage en 1983, Les prédateurs (d’après un roman de Whitley Strieber), avec David Bowie, Susan Sarandon et Catherine Deneuve. De ce film, étrillé par la critique de l’époque, on n’oubliera pas, bien sûr, l'étreinte saphique (culte !) entre les deux actrices, illustrée musicalement par le Duo des fleurs, air le plus célèbre de l’opéra de Léo Delibes, Lakmé. 

 

Unstoppable
Unstoppable
, Tony Scott (2010)


Le cinéaste britannique connut la consécration trois ans plus tard, avec Top gun. Par la suite, il enchaîna les films (plus d‘une vingtaine), essentiellement dans le domaine de l’action, alternant succès commerciaux (USS Alabama, Ennemi d’Etat) et échecs (True romance, Domino). Le dernier, Unstoppable (2010), avec Denzel Washington, qu’il dirigeait pour la cinquième fois, est typique de son style associant montage
épileptique, angles de vue multiples et photographie saturée ou désaturée. Un style parfois admiré, mais aussi souvent décrié pour sa sophistication clipesque. Voici la critique que j’en faisais à sa sortie, sur un autre site :

Après les décevants Déjà vu (2006) et L’attaque du métro 123 (2009), Tony Scott propose ici un film d’action à l’efficacité redoutable. D’abord grâce à son sens du montage, qui, s’il peut parfois agacer par son côté un peu tape-à-l’œil, rend ici parfaitement compte de l’emballement de ce monstre d’acier, qui n’est pas sans rappeler le camion mis en scène par Spielberg dans Duel. Certains plans sont à proprement parler à couper le souffle (voir, par exemple, celui où Colson tente de raccorder les deux trains dans un nuage de grains s’échappant d’un wagon accidenté). Ensuite, parce que son scénario est suffisamment riche en péripéties pour tenir en haleine de bout en bout le spectateur (un autre que Scott se serait probablement focalisé sur le possible choc entre le train fou et celui transportant les enfants). Il y a enfin l’interprétation de Chris Pine, excellent en jeune loup tentant de s’imposer face au vieux briscard, incarné par Denzel Washington.

On retiendra aussi d’Unstoppable son arrière-plan social (le licenciement des salariés âgés) et sa vision critique du monde des médias, dont le voyeurisme sert en partie ici d’élément narratif. Certes, ces questions ne sont pas très approfondies, mais elles suffisent à apporter de l’originalité à ce film dont je n’attendais pas grand-chose, mais qui se révèle au final un agréable et efficace divertissement. Une bonne surprise par conséquent...
 

 

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Décès d'Ernest Borgnine (8 juillet 2012)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

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Il était l’une des dernières légendes de l’âge d’or d’Hollywood, avec Eli Wallach (né en 1915), Kirk Douglas (1916), Olivia de Havilland (1916) et Lauren Bacall (1924) : Ernest Borgnine est mort, le 8 juillet, à l’âge de 95 ans. 

 

Né le 24 janvier 1917 à Hamden, Ernest Borgnine (de son vrai nom Ermes Effron Borgnino) mena d’abord une carrière dans la Navy, dans laquelle il s’engagea à l’âge de 18 ans. A la fin de la guerre, il se tourna vers le métier de comédien, s’inscrivant à la Randall School of Drama. Au début des années 1950, on le vit sur scène, au Martin Beck Estate, dans Mrs McThing, sous la direction de Joseph Buloff (IBDB). 

 

Parallèlement, Ernest Borgnine fit ses débuts au cinéma dans China corsair de Ray Nazarro (1951), avant de décrocher un petit rôle dans The whistle at Eaton Falls de Robert Siodmak, aux côtés de Lloyd Bridges (le père de Jeff) et Dorothy Gish. Il tourna ensuite dans quelques séries, dont Captain Video and his Video Rangers, l’un des premiers programmes télévisés de science-fiction. 

 

En 1953, il obtint son premier grand rôle, dans Tant qu'il y aura des hommes de Fred Zinnemann, où il incarne le sergent James Rudson, dit Fatso (Gras double), un personnage particulièrement sadique. Deux autres films l’imposèrent comme l’un des méchants mythiques du cinéma américain de l’époque : Johnny Guitare de Nicholas Ray (1954) et Vera Cruz de Robert Aldrich (1955). Mais c’est dans un tout autre registre qu’il se vit récompensé par l’Oscar du meilleur acteur, celui d’un homme timide et tendre, dans Marty de Delbert Mann (il s’agit du seul long métrage, avec Le poison de Billy Wilder, à avoir obtenu à la fois l'Oscar du meilleur film et la Palme d'or au Festival de Cannes). 

 

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Marty, Delbert Mann (1955)

 

La filmographie d’Ernest Borgnine donne le vertige (203 titres, selon IMDB). Sa carrière ne connut aucune interruption durant six décennies, que ce soit sur grand écran ou à la télévision (La petite maison dans la prairie, La croisière s’amuse, Supercopter, Magnum et, plus récemment, Urgences). Il tourna sous la direction des plus grands : André de Toth (Les massacreurs du Kansas, Terreur à l’ouest, Contre-espionnage), John Sturges (Un homme est passé, Destination Zebra), Richard Fleischer (Les inconnus dans la ville), Richard Brooks (Le repas de noces), Michael Curtiz (Les rois du jazz), Vittorio de Sica (Le jugement dernier), Sam Peckinpah (La horde sauvage)… En 2010, il était à l’affiche de Red (Robert Schwentke), avec Bruce Willis, Morgan Freeman et John Malkovich. Il venait de terminer The man who shook the hand of Vicente Fernandez d’Elia Petridis. 

 

En plus d’avoir une gueule, comme on dit, Ernest Borgnine était aussi une voix, celle de l'homme-sirène dans le dessin-animé Bob l'éponge (1999-2011)… 

 

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Décès de Claude Miller (4 avril 2012)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Claude Miller

 

Révélé en 1976 par La meilleure façon de marcher, Claude Miller est mort le 4 avril des suites d’une longue maladie, à l’âge de 70 ans. 

 

Né le 20 février 1942 à Paris, Claude Miller connut sa première expérience de terrain aux côtés de Carné, sur le tournage de Trois chambres à Manhattan (1965), à l’occasion d’un stage de fin d’études de l’Institut des hautes études cinématographiques, dont il sortit major. L’année suivante, il côtoya Bresson en tant qu’assistant sur Au hasard Balthazar, et Deville sur le plateau de Martin Soldat. En 1967, le jeune homme retrouva ce dernier pour Les demoiselles de Rochefort, puis assista Godard pour Week-end. Il apparut aussi devant la caméra du cinéaste franco-suisse dans Deux ou trois choses que je sais d'elle. Il tourna ensuite dans L'enfant sauvage, de Truffaut, dont il fut à de nombreuses reprises le directeur de production (La sirène du Mississipi, Domicile conjugal, Les deux anglaises et le continent, Une belle fille comme moi, La nuit américaine, L’histoire d’Adèle H). 

 

Fort de cette riche expérience acquise auprès de grands noms, et à différents niveaux de l’élaboration d’un film, Claude Miller se lança dans la réalisation en 1969, avec un court métrage, La question ordinaire, avec Gérard Desarthe. Il récidiva deux ans plus tard, avec Camille ou la comédie catastrophique. Mais c’est La meilleure façon de marcher qui le révéla au grand public (César de la meilleure photographie). Ayant pour cadre une colonie de vacances, ce film met au prise un moniteur séduisant et sadique incarné par Patrick Dewaere et son collègue sensible et fragile, que joue Patrick Bouchitey.


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Claude Miller et Isabelle Adjani, tournage de Mortelle randonnée

 

Claude Miller enchaîna immédiatement avec Dites lui que je l'aime. Cependant, l’échec cinglant de cette adaptation de Ce mal étrange, de Patricia Highsmith, l’éloigna pendant plusieurs années des plateaux de cinéma. Il fallut attendre 1983 pour que sa carrière fût relancée, grâce à Garde à vue, à la fois succès public et critique, cette œuvre ayant été récompensée par quatre Césars, dont ceux du meilleur acteur (Michel Serrault) et du meilleur scénario (Claude Miller, Jean Herman et Michel Audiard). 

 

Claude Miller réalisera ensuite quatorze autres films, parmi lesquels Mortelle randonnée, L’effrontée, La petite voleuse, L’accompagnatrice, Un secret, Voyez comme il danse… Son dernier projet, une adaptation du roman de Mauriac, Thérèse Desqueyroux, est en post-production. Son montage financier a été réalisé grâce à un appel aux internautes, via le site Movie Angels. Audrey Tautou et Gilles Lellouche figurent au casting de ce long métrage, dont la sortie est annoncée pour l'automne prochain (21 novembre 2012, selon Movie Angels). 

 

Claude Miller était également membre du Groupe des 13, association de personnalités du cinéma français formée en 2008 à l'initiative de la réalisatrice Pascale Ferran. Ce club a rédigé un rapport, intitulé Le milieu n'est plus un pont mais une faille, qui dénonce les difficultés croissantes de financement et de distribution en France des films dit du milieu, c’est-à-dire étant à la fois grand public, tout en ayant des prétentions artistiques. 

 

A noter, pour conclure, que Claude Miller fut nommé sept fois aux Césars dans la catégorie meilleur réalisateur, sans obtenir une seule fois cette récompense…

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Décès de Pierre Schœndœrffer (14 mars 2012)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

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Les articles nécrologiques vont bientôt prendre le pas sur les critiques sur ce site. En effet, après les disparitions de Ralph McQuarrie (3 mars), Pierre Tornade (7 mars), Jean Giraud (10 mars), Michel Duchaussoy (13 mars), c’est au tour de Pierre Schœndœrffer de nous quitter, à l’âge de 83 ans. 

 

Né le 5 mai 1928 à Chamalières, Pierre Schœndœrffer fit ses premières armes derrière la caméra au sein du Service cinématographique de l'armée, en Indochine, où il filma les horreurs et la misère des combats. Fait prisonnier à la bataille de Diên Biên Phu, il fut sauvé par le cinéaste soviétique Roman Karmen. De retour en France, il exerça des activités de journaliste (en Algérie, notamment), avant de réaliser ses premiers films, à la fin des années 1950. Ce fut d’abord La Passe du Diable (1958), coréalisé avec Jacques Dupont, sur un scénario de Joseph Kessel. Le thème du film, le bouzkachi, un sport équestre très prisé en Afghanistan, fut un prétexte pour financer une expédition longue dans ce pays. 

 

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L’année suivante, Schœndœrffer mit en scène Ramuntcho et Pêcheur d’Islande, tout les deux d’après Pierre Loti. En 1965, il réalisa La 317ème Section (inspiré de son propre roman), qui lui valut le prix du meilleur scénario au Festival de Cannes. Il s’agit de l’un des rares films sur la guerre d’Indochine. La version longue d'Apocalypse Now, qui incorpore des scènes inédites avec Aurore Clément, contient une référence explicite à cette œuvre. 

 

Après Objectif 500 millions (sur un scénario de Jorge Semprún), il fit une incursion dans le documentaire avec La Section Anderson, qui lui valut d’être oscarisé en 1968. 

 

Par la suite, Schœndœrffer se tourna vers l’écriture, avec L'adieu au roi (prix Interallié 1969), adapté au cinéma par John Milius en 1989, puis Le Crabe-tambour (grand prix du roman de l'Académie française en 1976), qu’il porta à l’écran en 1977. Ce film, inspiré de la vie du lieutenant de vaisseau Pierre Guillaume, qui participa au putsch d'Alger en avril 1961, permit à Jean Rochefort, Jacques Dufilho et Raoul Coutard -directeur de la photographie- d’être récompensés par l’académie des Césars. 

 

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En 1982, le cinéaste tourna L'honneur d'un capitaine, dont la toile de fond est la guerre d’Algérie. Il revint au conflit indochinois au début des années 1990, avec Diên Biên Phu (1992). Dans ce film, son fils Ludovic interprète un cameraman du Service cinématographique de l'armée… comme lui-même l’avait été près de quarante ans plus tôt. Sa dernière production au cinéma remonte à 2004, avec Là-haut, un roi au-dessus des nuages. 

 

Pierre Schœndœrffer était également le père de Frédéric Schœndœrffer, l’auteur de Scènes de crimes, Agents secrets, Truands, Switch et de quelques épisodes de la série Braquo, et de la comédienne Amélie Schoendoerffer. 

 

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Décès de Jean Giraud (10 mars 2012)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

Jean Giraud 1

 

Dure semaine pour le cinéma de science-fiction, et pour les artistes qui ont créé quelques-uns des univers les plus mythiques du genre. En effet, après la mort de Ralph McQuarrie, le 3 mars dernier (La guerre des étoiles), c’est au tour de Jean Giraud (alias Mœbius) de nous quitter, à l’âge de 73 ans. 

 

Né le 8 mai 1938 à Nogent-sur-Marne, Jean Giraud entama à 16 ans une formation à l’école Olivier de Serres (Ecole nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d'art). Un an plus tard, il créa sa première bande dessinée, Frank et Jérémie, publiée en 1956 dans le mensuel Far-West. Rapidement, le jeune homme se fit un nom dans le milieu de la bande dessinée, au point de devenir l’apprenti de Jijé sur La route de Coronado, un épisode de la série Jerry Spring, qui se déroule à l'époque de l'Ouest américain sauvage. En 1961-1962, il collabora avec Jean-Claude Mézières sur la collection L'Histoire des civilisations. 

 

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Tron, Jean Giraud (Mœbius)

 

En 1963, le magazine Pilote, qui cherchait une série western, fit appel à Giraud. Ainsi sortit le premier volume de la saga Blueberry, sur un scénario de Jean-Michel Charlier : Fort Navajo, un album inspiré de l'affaire Bascom, à l’origine des guerres Apaches. Ce héros apparaîtra par la suite dans une cinquantaine d’albums.

Parallèlement, Giraud se lança dans l’illustration de magazines et de livres de science-fiction. Une seconde carrière qu’il mena sous un pseudonyme, Mœbius, inspiré de la bande à une face dite ruban de Möbius, créée par le mathématicien allemand du même nom. Il imagina ainsi Arzach, une série révolutionnaire (notamment en raison de l’absence de dialogue), qui lui valut une certaine reconnaissance à l’étranger, et d’être contacté par des cinéastes français et américains pour participer à la pré-production de films de science-fiction dans les années 1970. Il collabora ainsi avec Alejandro Jodorowsky sur une adaptation cinématographique du roman de Frank Herbert, Dune. Le projet échoua, mais les deux hommes poursuivirent un travail commun, avec L’Incal.


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Tron, Jean Giraud (Mœbius)

L'aventure hollywoodienne de Giraud ne s'arrêta pas là. Elle se poursuivit avec Alien, le huitième passager, dont il assura la conception graphique. Par la suite, son nom apparut au générique d’une douzaine de titres, en particulierTron de Steven Lisberger, Willow de Ron Howard, Abyss de James Cameron, ou encore Le cinquième élément de Luc Besson, où il retrouva Jean-Claude Mézières. Cette expérience se termina cependant assez mal, puisque Giraud et Les humanoïdes associés intentèrent un procès au réalisateur. Les plaignants, qui furent finalement déboutés, dénonçaient des emprunts aux décors, aux scènes, aux personnages de L’Incal.

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Tron, Jean Giraud (Mœbius)


La dernière contribution au Septième art de Jean Giraud concerne un film encore post-production, Strange frame : love & sax de Geoffrey B Hajim. Sur le site officiel du dessinateur, on mentionne par ailleurs la sortie en septembre -de cette année ?- d’un livre hommage à Star Wars, sous la direction de Georges Lucas.

 

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Décès de Ralph McQuarrie (3 mars 2012)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

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Ralph McQuarrie, homme de l’ombre des grands succès du box-office des années 1970-80, est mort le 3 mars, à l’âge de 82 ans.

 

Ralph McQuarrie est né le 13 juin 1929, à Gary, dans l’Indiana. Très tôt, le jeune homme manifesta un intérêt pour l’aéronautique, ce qui l’amena à travailler pour l’US Air Force, puis pour Boeing. Au début des années 70, Hal Barwood et Matthew Robbins, des collaborateurs de George Lucas, entrèrent en contact avec lui. Il réalisa à leur demande des peintures pour un projet de film de science-fiction.

 

En novembre 1974, Lucas lui proposa de donner forme visuellement à son script de La guerre des étoiles. C’est ainsi que McQuarrie fut amené à créer deux personnages majeurs de la mythique saga, Chewbacca et Dark Vador. Il exécuta aussi des dessins illustrant les scènes emblématiques du film, permettant ainsi au cinéaste de mieux vendre son projet aux studios.

 

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La guerre des étoiles, Ralph McQuarrie


On retrouve le nom de cet artiste au générique de L’Empire contre-attaque -où il apparaît furtivement sous les traits du général McQuarrie- et du Retour du Jedi. Il travailla également à la conception des vaisseaux de Rencontres du troisième type et d’ET, l’extraterrestre, ainsi que sur Cocoon, qui lui permis de recevoir l’Oscar des meilleurs effets visuels en 1986.
 

 

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Décès de Theo Angelopoulos (24 janvier 2012)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

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Le réalisateur grec Theo Angelopoulos est mort, le 24 janvier, à l'âge de 76 ans, victime d’un accident de la circulation. 

 

Né à Athènes le 27 avril 1935, Theo Angelopoulos, qui étudia à Paris au début des années 1960, avant d’être critique de cinéma au quotidien Demokratiki Allaghi, tourna son premier long métrage en 1970, La reconstitution, qui obtint plusieurs récompenses au festival de Thessalonique (meilleur film, meilleur réalisateur, meilleure actrice dans un second rôle et meilleure image). 

 

Les premiers films du cinéaste portent l’empreinte de l’histoire politique de son pays (dictature des colonels). Dans Jour de 36 (1972), il osa ainsi un parallèle implicite entre le pouvoir en place et le régime autoritaire de Metaxás, qui dirigea la Grèce de 1936 à 1941. Il poursuivit sa dénonciation de la tyrannie dans Le voyage des comédiens (1975), qui met en scène une troupe de théâtre itinérante traversant la Grèce entre 1939 et 1952, puis Les chasseurs (1977), mention spéciale du jury au Festival de Cannes.

Après avoir dénoncé les dérives du pouvoir socialiste dans Alexandre le Grand (1980), Angelopoulos sa lança dans une trilogie existentialiste : Voyage à Cythère (1984), L’apiculteur (1986) et Paysage dans le brouillard (1988).

Dans un troisième cycle -Le pas suspendu de la cigogne, Le regard d’Ulysse (Grand prix du festival de Cannes 1995) et L'éternité et un jour (Palme d’or 1998)- Theo Angelopoulos ouvrit son discours au monde.

Au début des années 2000, il entama un triptyque historique sur l'Occident au XXeme siècle : Eléni – La terre qui pleure (2004) et La poussière du temps (2008), avec Willem Dafoe et Bruno Ganz, malheureusement inédit en France.

A noter que Potemkine a sorti en 2010 un splendide coffret consacré au cinéaste, dans lequel on peut (re)découvrir sept de ses films.
 

 

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Décès de Paulette Dubost (21 septembre 2011)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

La doyenne du cinéma français, Paulette Dubost, s’est éteinte le 21 avril 2011, à presque 101 ans.

 

Née le 8 octobre 1910 à Paris, Paulette Dubost fit ses début au cinéma en 1926 dans l’adaptation du roman de Zola, Nana, signée Jean Renoir (une apparition non recensée sur sa fiche IMDB). Partenaire de Buster Keaton dans Le roi des Champs-Elysées de Max Nosseck, elle interpréta la femme de Bernard Blier dans Hôtel du Nord, avant d’incarner Lisette, la camériste de La règle du jeu. Elle tourna également sous la direction de Marcel L’Herbier (Le bonheur, Au petit bonheur), André Cayatte (Roger la honte, La revanche de Roger la honte) Max Ophüls (Le plaisir, Lola Montès), François Truffaut (Le dernier métro) ou encore Louis Malle (Milou en mai).

 

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La comédienne fut aussi une figure incontournable du cinéma populaire des années 1950-1960 (Julien Duvivier, Henri Verneuil, Jean Delannoy, André Hunebelle, Gérard Oury, Georges Lautner, Henri Decoin, Edouard Molinaro, Claude Autant-Lara, Denys de La Patellière, Gilles Grangier, Philippe de Broca…). Sa dernière apparition à l’écran remonte à 2007, où on la vit aux côté de Daniel Prévost dans un court métrage d’Alexandre Moix (Curriculum). 

 

Paulette Dubost, qui compte près de 200 rôles (cinéma et télévision), n’a jamais reçu aucun prix pour son travail. Il faut rappeler cependant que le Festival de Cannes  lui rendit en 1989, à l’occasion du cinquantenaire de La Règle du jeu, un hommage qui a tourné au plébiscite.

 

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Décès de Jimmy Sangster (19 août 2011)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

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Jimmy Sangster, l’un des piliers de la Hammer, est décédé le 19 août dernier, à l’âge de 83 ans, dans une relative indifférence. 

 

Né le 2 décembre 1927 au Pays de Galles, Jimmy Sangster entra au service de la mythique société de production britannique à la fin des années 1940, par le biais d’Exclusive, la branche en charge de la distribution des films. D’abord cantonné dans des emplois subalternes, il devint premier assistant réalisateur sur Man in black de Francis Searle (1949). A partir de 1955, il se vit pour la première fois confier l’écriture d’un scénario : A man on the beach de Joseph Losey. Mais ce que la postérité retiendra, c’est surtout sa collaboration avec Terence Fisher, entamée en 1952 sur le tournage de The last page. Le tandem signa alors quelques-uns des plus grands succès du studio. L’un à l’écriture, l’autre à la réalisation, ils livrèrent ainsi Frankenstein s’est échappé (1957), Dracula et La revanche de Frankenstein (1958), La malédiction des pharaons (1959), Les maitresses de Dracula (1960) ou encore Dracula, prince des ténèbres (1965).

 

Sangster passa à la mise en scène en 1970, avec Les horreurs de Frankenstein. En dépit de l’échec de cet essai, il réalisa l’année suivante, sur une histoire inspirée d’un livre de l’écrivain irlandais Sheridan Le Fanu, Lust for a vampire, l’un des pires films jamais fait selon Ralph Bates, l’interprète principal de ce long métrage, puis Sueur froide dans la nuit.

 

Quittant peu après la Hammer, Jimmy Sangster émigra aux Etats-Unis, où il devint un prolifique auteur de scripts pour la télévision (L'homme de fer, Wonder Woman et L'homme qui valait trois milliards). Il ne retravailla que très occasionnellement pour le grand écran. Citons tout de même Phobia, de John Huston, en 1980. Sa dernière apparition date de 2010 dans l'anthologie de la BBC A history of horror with Mark Gatiss.

 

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Décès de Raoul Ruiz (19 août 2011)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

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Le cinéaste franco-chilien Raoul Ruiz est décédé ce jour, 19 août 2011, à l'âge de 70 ans, des suites d'une infection pulmonaire. 

 

Né le 25 juillet 1941 au Chili, le réalisateur, qui s'était exilé en France à l'avènement de la dictature de Pinochet en 1973, a tourné 114 films (si l’on prend en compte les courts métrages et les téléfilms). Il était actuellement en train de finir le montage d'un film consacré à son enfance au Chili (La noche de enfrente). Son dernier projet, en pré-production, devait évoquer une bataille napoléonienne célèbre (As Linhas de Torres). John Malkovich, Léa Seydoux, Mathieu Amalric ou encore Melvil Poupaud en constituaient le casting.

 

Rappelons que Raoul Ruiz reçut l’année dernière le prix Louis-Delluc pour ce que l'on peut regarder comme son chef-d'oeuvre, Mystères de Lisbonne.

 

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Décès de Peter Falk (23 juin 2011)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

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Peter Falk, célèbre interprète du lieutenant Columbo, est mort le 23 juin 2011 à l’âge de 83 ans, des suites de la maladie d'Alzheimer.

 

Né le 16 septembre 1927, à New York, Peter Falk apparut pour la première fois à l’écran en 1957, dans un épisode de la série Robert Montgomery présente, diffusée par la chaîne NBC. L’année suivante, il fit ses premiers pas au cinéma en tournant sous la direction de Nicholas Ray dans La forêt interdite, que Wild Side propose depuis peu en DVD. Très vite, il décrocha le rôle principal de Crime, société anonyme de Stuart Rosenberg, l’auteur de Luke la main froide et d’Amityville, prestation qui lui valu en 1961 une première nomination aux Oscars, dans la catégorie meilleur acteur de second rôle (trophée remporté par Peter Ustinov pour le rôle de Batiatus dans Spartacus). Peter Falk participa ensuite à deux séries mythiques, Alfred Hitchcock présente et La Quatrièmedimension, avant d’évoluer devant la caméra de Frank Capra dans Milliardaire pour un jour, qui lui permit d’être cité une nouvelle fois aux Oscars (battu par George Chakiris pour le rôle de Bernardo dans West Side Story).

 

C’est en 1968 que l’acteur revêtit pour la première fois l’imperméable de l’inspecteur Columbo, rôle qui fit de lui une star mondiale. Il incarna ce personnage pendant 35 ans et dans 69 épisodes, dont quelques-uns dirigés par des réalisateurs célèbres, tels Steven Spielberg (auteur du premier épisode, Murder by the book) ou John Cassavetes (Swan song), sous la direction duquel il tourna en outre plusieurs longs métrages : Husbands, Une femme sous influence, Opening night (sous forme de caméo) et Big trouble. Au cinéma, on le vit également Dans la bataille pour Anziod'Edward Dmytryk (1968), Un château en enferde Sydney Pollack (1969), Deux filles au tapis de Robert Aldrich (1981), Princess Bride de Rob Reiner et, surtout, Les ailes du désir, chef-d’œuvre de Wim Wenders (1987), dans son propre rôle. Il apparaît d’ailleurs ainsi dans d’autres films : The player de Robert Altman (1992) et Si loin, si proche !, également de Wenders (1993). L’une de ses dernières apparitions notable (tout est relatif…) remonte à 2007, dans Next de Lee Tamahori, aux côtés de Nicolas Cage, Julianne Moore et Jessica Biel.

 

Peter Falk est aussi l’auteur d’un livre de souvenirs, Juste une dernière chose… Les mémoires de Columbo(Editions Michel Lafon – 2006), dans lequel il évoque son parcours dans le théâtre d’avant-garde new-yorkais, puis à Hollywood et dans le cinéma dit d’auteur.

 

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Décès de Jorge Semprún (7 juin 2011)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

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L’écrivain, scénariste et homme politique espagnol Jorge Semprún est mort hier, 7 juin, à l’âge de 87 ans. 

 

Né le 10 décembre 1923 à Madrid, dans une famille de la grande bourgeoisie, Semprún quitta son pays en 1936, au début de la guerre civile. Il séjourna d'abord à Lestelle-Betharram, dans les Pyrénées-Atlantiques, dans la maison de Jean-Marie Soutou, un proche d'Esprit, revue dont son père était correspondant en Espagne, puis dans la région de Genève, où ce dernier se vit offrir un poste diplomatique. De 1937 à février 1939, il représenta ainsi la République espagnole aux Pays-Bas. Après la fermeture de la légation républicaine à La Haye, la famille de Semprún s’exila en France. Le jeune homme rejoignit alors la Résistance, entrant en contact avec le réseau communiste des Francs-tireurs et partisans-main-d'œuvre ouvrière immigrée (FTP-MOI). Puis il adhéra au Parti communiste d'Espagne (PCE) en 1942. Arrêté en septembre 1943 par la Gestapo à Joigny, il fut envoyé au camp de Buchenwald où il survécut jusqu'à sa libération par les troupes américaines.

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L'aveu, Costa-Gavras (1970)


Je ne reviendrai pas ici sur l’œuvre littéraire de Semprún, ni sur son action politique (il occupa le poste de ministre de la culture dans le gouvernement socialiste de Felipe González). Je me contenterai de rappeler son travail de scénariste. Il débuta au cinéma aux côtés de Pierre Schoendoerffer, en participant à l’écriture d’Objectif 500 millions (1966). Ce fut ensuite La guerre est finie (1966), l’une de ses deux collaborations avec Alain Resnais, avec Stavisky (1974). En 1969-1970, il écrivit les scénarios des deux premiers volets de la trilogie politique de Costa-Gavras (Z et L’aveu). Après avoir travaillé avec Yves Boisset (L’attentat), il réalisa Les deux mémoires (1974), un documentaire sur les combattants des deux camps de la guerre d'Espagne. L’année suivante, il retrouva Costa-Gavras sur le tournage de Section spéciale. En 1976, Pierre Granier-Deferre fit appel à lui pour Une femme à sa fenêtre. Le thème de la guerre d’Espagne est au cœur de sa collaboration avec Joseph Losey sur Les routes du sud (1978). En 1991, son roman Netchaïev est de retourfut adapté par Dan Franck et Jacques Deray. On doit encore à Semprún les scénarios de L’affaire Dreyfus (Yves Boisset), de K (Alexandre Arcady) et de deux téléfilms : Ah, c'était ça la vie ! (2009) et Le temps du silence (2011), de Franck Apprederis.
 

 

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Décès de Marie-France Pisier (24 avril 2011)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

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Marie-France Pisier est morte cette nuit, 24 avril 2011, à l’âge de 66 ans. Née le 10 mai 1944 à Đà Lt (Indochine française), elle fut découverte en 1961 par François Truffaut, qui lui offrit son premier rôle, celui de Colette, le premier amour d’Antoine Doinel (Jean-Pierre Léaud), dans un court-métrage de L’amour à vingt ans, Antoine et Colette. Elle retrouva ce rôle en 1968, dans Baisers volés, puis en 1979 dans L’amour en fuite.

 

Marie-France Pisier tourna trois fois la direction de Robert Hossein : La mort d’un tueur (1963), Les yeux cernés (1964) et Le vampire de Düsseldorf (1964). L'actrice devint peu à peu une égérie du cinéma d'auteur, apparaissant chez Alain Robbe-Grillet (Trans-Europ-Express), Luis Buñuel (Le fantôme de la liberté), Jacques Rivette (Céline et Julie vont en bateau) et surtout André Téchiné, grâce à qui elle obtint le César de la meilleure actrice dans un second rôle en 1977, pour Barocco. Récompense qu’elle reçu également pour Cousin, cousine de Jean-Charles Tacchella. 

 

Marie-France Pisier fut aussi à l’affiche de plusieurs succès populaire, comme Le corps de mon ennemi d’Henri Verneuil (1976), ou L’as des as de Gérard Oury (1982). Sa dernière apparition au cinéma remonte à 2010 (Il reste du jambon ? d’Anne de Petrini). 

 

On lui doit encore, comme réalisatrice, Le bal du gouverneur (adaptation de son propre roman) et Comme un avion (2002). 

 

A noter qu'elle devait être l'invitée d'une émission spéciale consacrée à Jean-Paul Belmondo, dont elle fut à plusieurs reprises la partenaire, le 17 mai prochain, sur France 2. 

 

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Décès de Farley Granger (27 mars 2011)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

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Farley Granger est décédé dans un relatif anonymat le 27 mars 2011 à New York, à l'âge de 85 ans. 

 

Né le 1er juillet 1925, à San José, Farley Granger fut découvert à l'âge de 18 ans par le producteur Samuel Goldwyn, qui l'introduisit dans le cinéma grâce au film L'étoile du Nord, de Lewis Milestone. Réalisateur qu'il retrouva l'année suivante pour Prisonniers de Satan, avant de s'engager dans la marine.

 

Après la guerre, il tourna sous la direction d'Alfred Hitchcock dans La corde (1948), puis obtint le premier rôle des Amants de la nuit, de Nicholas Ray (1949). En 1950, il joua dans La rue  de la mort, d'Anthony Mann (réédité cette semaine en DVD dans la collection Les introuvables, chez Wild Side). Il retrouva ensuite le maître du suspense dans L'inconnu du Nord Express (1951), où il se vit confier le rôle du joueur de tennis Guy Haines. Après avoir été dirigé par Vincente Minnelli dans Histoire de trois amours, il se retrouva à l'affiche de Senso, de Luchino Visconti, aux côtés d'Alida Valli. En 1955, il joua encore dans La fille sur la balançoire, de Richard Fleischer. 

 

A partir de 1955, Farley Granger se consacra essentiellement au théâtre et à la télévision. Il revint tout de même au cinéma au début des années 1970 (On l'appelle Trinita, d'Enzo Barboni ou Le serpent, d'Henri Verneuil). Son dernier film est la comédie The next big thing, de P J Posneren (2001). 

 

En 2007, l'acteur publia ses mémoires (Include me out : my life from Goldwyn to Broadway), rédigés en collaboration avec le producteur Robert Calhoun (son compagnon depuis 1963), texte dans lesquel il révèle son ambivalence sexuelle et ses relations avec Shelley Winters, Ava Gardner ou Leonard Bernstein. 

 

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Décès d'Elizabeth Taylor (23 mars 2011)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

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Les yeux violets d’Elizabeth Taylor se sont clos à jamais. L’interprète légendaire de Cléopâtre est en effet morte aujourd’hui, 23 mars 2011, des suites d’une insuffisance cardiaque. Avec sa disparition, c’est une page du cinéma qui se tourne.

 

Née le 27 février 1932, à Hampstead, en Angleterre, Elizabeth Taylor commença sa carrière à l’âge de dix ans dans There’s one born every minute (Harold Young). Elle décrocha ensuite le rôle de Priscilla dans Fidèle Lassie (Fred M Wilcox). Après deux apparitions non-créditées dans Jane Eyre (Robert Stevenson) et Les blanches falaises de Douvres (Clarence Brown), elle obtint son premier rôle important dans Le grand national (également de Brown), aux côtés de Mickey Rooney. Le film, qui fut un succès, lui permit de signer un contrat avec la Metro-Goldwyn-Mayer. Dès lors, la jeune fille ne cessa d’enchaîner les tournages. Elle retrouva ainsi en 1946 la mascotte de la MGM, la chienne Lassie, puis devint l’une des Quatre filles du docteur March (Mervyn LeRoy). 

 

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Elle a à peine 17 ans lorsqu’elle se vît confier ses premiers rôles adultes. En 1949, elle fut l’épouse de Robert Taylor dans Guet-apens (Victor Saville). L’année suivante, elle joua les jeunes mariées dans Le père de la mariée, de Vincente Minnelli, film qui connut une suite en 1951 (Allons donc, papa !). Elle tourna ensuite dans Une place au soleil (George Stevens), aux côtés de Montgomery Clift, puis devint l’héroïne d’Ivanhoé (Richard Thorpe).

 

A partir de 1956, année où elle partagea l’affiche de Géant avec Rock Hudson et James Dean, elle entama une décennie de chefs-d’œuvre. Elle devint d’abord l'inoubliable Maggie dans La chatte sur un toit brûlant (Richard Brooks), aux côtés de Paul Newman. Elle retrouva un an plus tard l’univers de Tennessee Williams dans Soudain l'été dernier (Joseph L Mankiewicz). Enfin, l’année suivante, elle obtint l’Oscar de la meilleure actrice pour La Vénus au vison (Daniel Mann). 

 

Cléopâtre (Joseph L Mankiewicz) représenta un tournant dans la carrière et la vie d’Elizabeth Taylor, puisque ce film fit d’elle l’actrice la mieux payée de son époque et marqua sa rencontre avec son futur mari, Richard Burton, avec lequel elle tourna sept films, dont Qui a peur de Virginia Woolf ? (Mike Nichols), qui lui valut un second Oscar.

 

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D’autres grands rôles suivirent, parmi lesquels La mégère apprivoisée, comédie de Shakespeare adaptée par Franco Zeffirelli, puis Reflets dans un œil d’or (John Huston), avec Marlon Brando, et deux films de Joseph Losey : Boom (une nouvelle fois d’après Tennessee Williams) et Cérémonie secrète (avec Robert Mitchum et Mia Farrow). 

 

A partir des années 1970, Elizabeth Taylor tourna surtout pour la télévision. Son dernier rôle au cinéma fut celui de Pearl Slaghoople, dans Les Pierrafeu (Brian Levant), pour lequel elle fut nommée -avec une certaine cruauté- aux Razzie awards. 

 

Au-delà de sa vie privée tumultueuse (elle se maria à huit reprises, dont deux fois à Richard Burton), on retiendra encore son action en faveur de la lutte contre le SIDA, engagée peu après la mort de son ami Rock Hudson, en 1985. 

 

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Décès de John Barry (30 janvier 2011)

Publié le par CHRISTOPHE LEFEVRE

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Si son nom est peu connu du grand public, ses mélodies sont dans toutes les mémoires : John Barry, compositeur britannique de musique de films, est mort le 30 janvier 2011, à l'âge de 77 ans. On lui doit notamment les musiques d'une douzaine de James Bond, d'Out of Africa, de Danse avec les loups, ces deux derniers films lui ayant valu deux des cinq Oscars qui lui furent décernés au cours de sa carrière. Il composa également le générique de la série télévisée Amicalement vôtre. 

 

John Barry fut le premier mari de Jane Birkin, avec laquelle il eut une fille, Kate, aujourd'hui photographe. 

 

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Décès de Leslie Nielsen (28 novembre 2010 ) et de Mario Monicelli (29 novembre 2010 )

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LESLIE NIELSEN

 

L'acteur canadien Leslie Nielsen est mort le 28 novembre 2010 des suites de problèmes pulmonaires. 

 

Né le 11 février 1926, Leslie Nielsen fit ses débuts à la télévision en 1950. Ses premiers pas au cinéma eurent lieu au milieu des années 1950. Il obtint notamment l’un des rôles principaux de Planète interdite (1956), un classique de la science-fiction.

Dans les années 1960 et 1970, il connut une activité ininterrompue à la télévision, apparaissant dans de nombreux téléfilms et dans la plupart des séries américaines de l'époque. Au cinéma, on peut retenir de cette époque son apparition en commandant de L'aventure du Poséidon (1972). En 1980, sa carrière prit une nouvelle direction avec Y a-t-il un pilote dans l'avion ?, qui révéla au public son talent pour la comédie parodique.
 

 

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Autre disparition, celle du maître de la comédie italienne, Mario Monicelli, qui s'est suicidé le 29 novembre 2010 en se jetant par une fenêtre de l'hôpital San Giovanni de Rome, où il était soigné. Il avait 95 ans. 

 

Mes chers amis, où l'on découvrait l'acteur Philippe Noiret en journaliste florentin partant faire les quatre-cents coups avec ses copains quinquagénaires, dont Ugo Tognazzi, est l’un des sommets du cinéma italien et l'un des meilleurs films de Monicelli, qui a fait tourner les plus grands. En 1958, il réunit ainsi Vittorio Gassman, Marcello Mastroianni et Claudia Cardinale dans Le pigeon (1958). La Grande guerre (1959), toujours avec Gassman, lui valut un Lion d'or à Venise et une nomination aux Oscars. Monicelli, qui a aussi travaillé pour le théâtre et la télévision, a réalisé en tout une soixantaine de films  

 

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